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Le calme avant la tempête

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Il me reste deux courses en Italie avant les Jeux olympiques et il faudra éviter de s’inspirer de ces résultats pour se faire une idée sur ce qui m’attend à Sotchi.

Il me reste deux courses en Italie avant les Jeux olympiques et il faudra éviter de s’inspirer de ces résultats pour se faire une idée sur ce qui m’attend à Sotchi.

Je suis arrivé hier à Toblach après plus d’une semaine d’entraînement à Seiser Alm, où nous avons skié à des altitudes variant de 1900 à 2000 mètres. Depuis le début de la semaine, j’ai pris le repos requis dans les circonstances après avoir bouleversé mon corps par ce type d’entraînement.

C’est pour ça qu’il ne faut pas s’attendre à des résultats extraordinaires en fin de semaine. À l’exception de la période précédant les championnats du monde de 2011, alors que j’avais terminé deuxième à un sprint à Drammen, toutes les autres expériences suivant un camp en altitude n’avaient pas conduit à de très bons résultats.

Je suis ressorti de ce camp final de préparation sans ressentir de fatigue extrême. C’est de bon augure. On a fait plusieurs longs entraînements et je me suis bien senti chaque jour. Cette réaction encourageante peut s’expliquer par les nombreux séjours en altitude qu’on a faits durant les dernières semaines.

Nous sommes allés à Davos, Livigno et Lenzerheide et nous n’avons pas trop espacé ces séjours entre eux, ce qui a diminué les effets de choc pour le corps. Plusieurs autres pays ont adopté la même formule que nous, sachant que ce sera la première fois que les courses aux Jeux olympiques se tiendront à une si haute altitude, soit à environ 1550 m.

J’AI HÂTE

Après Toblach, nous partons pour Sotchi lundi. J’ai hâte. J’ai toujours aimé les entraînements et me préparer pour les grands événements, mais ce que j’aime le plus, ce sont les courses.

La saison a tout de même passé vite. La planification nous a empêchés de vivre la monotonie. On est allés à des endroits où il faisait bon skier, comme à Davos en début de saison, puis à Livigno en Italie. Aux endroits qu’on aime moins, comme la Pologne et la Finlande, on avait convenu d’y passer le moins de temps possible.

UN QUESTIONNEMENT

Nous n’avons pas encore pris de décision définitive sur les épreuves auxquelles je vais participer aux Jeux. Je vais assurément en faire cinq, mais il est possible que je doive faire un choix entre le skiathlon de 30 kilomètres, qui sera la première course chez les hommes le dimanche 9, ou le 15 kilomètres en style classique du vendredi 14.

C’est possible de récupérer physiquement après le 30 kilomètres, mais il n’y aura qu’une journée d’écart avec le sprint individuel, le surlendemain. C’est difficile de prévoir et je pourrais me présenter au sprint à seulement 98 ou 99 pour cent de mes capacités. J’estime avoir une belle chance de médaille à ce 30 kilomètres, mais j’en ai aussi une au sprint, comme le témoigne ma médaille de bronze aux mondiaux de l’an dernier.

Je vais y aller avec mon «feeling» le moment venu...

- Propos recueillis par Alain Bergeron

NDLR: Cette chronique marque la fin de cette série avec nos sept collaborateurs

 
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