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Coalition Carré rose

Une riposte aux violences dans le Village gai

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Photo Emmanuel Delacour / Agence QMI Désormais, une quinzaine de policiers viennent s’ajouter aux agents de la paix qui patrouillent déjà.

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Prenant les grands moyens, des citoyens déterminés se sont regroupés pour tenter de faire cesser les violences qui ont récemment eu lieu dans le Village gai de Montréal.

Le Collectif Carré rose a eu gain de cause: la surveillance policière a été accrue dans le secteur.

«On en avait grandement besoin», a souligné Louis-Alain Robitaille, fondateur du Collectif Carré rose, dont les membres ont tous épinglé ledit carré rose à leur veste en signe de soutien.

Désormais, une quinzaine de policiers viennent s’ajouter aux agents de la paix qui patrouillent déjà le quartier la fin de semaine, entre minuit et quatre heures du matin, où l'on a noté une recrudescence des conflits à la sortie des bars.

«Il y a aussi une voiture de police supplémentaire présente dans le Village», a affirmé M. Robitaille.

Après l’agression du DJ Alain Jackinsky à la sortie du bar SKY l’automne dernier, M. Robitaille a décidé de «faire bouger les intervenants» du milieu. Propriétaires de bars et de restaurants, travailleurs sociaux, Société de développement commercial, tous ont été contactés, mais l’absence d’un vrai changement a fait désespérer M. Robitaille.

«On a donc créé une page Facebook et en moins de 24 heures, on a reçu plus de 1500 “J’aime” sur notre compte. Ça nous a prouvé que les gens étaient vraiment préoccupés par ces actes de violence», dit le fondateur du collectif.

Aujourd’hui, près de 3600 personnes ont aimé la page du groupe. Cet intérêt a rapidement permis aux représentants des carrés roses d'entamer un dialogue avec les services policiers.

Encore du chemin à faire

Bien que les renforts des forces de l’ordre rassurent M. Robitaille, celui-ci croit qu’il est nécessaire d’en faire plus.

«La plupart des gens ne dénoncent pas les agressions faites à leur endroit. On veut tout d’abord encourager les victimes à porter plainte auprès de la police, mais aussi les témoins à rapporter tout acte de violence», a insisté le porte-parole.

Ce dernier tente de convaincre plus de commerçants d’installer des caméras de sécurité à l’extérieur de leur immeuble. «S’il y avait une dizaine de caméras de plus dans les secteurs difficiles, ça pourrait faire toute une différence», croit M. Robitaille.

Afin de conscientiser plus de personnes à la violence faite à l’endroit de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre, la Coalition Carré rose organise une manifestation qui aura lieu le 14 février devant le Cabaret Mado.

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