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Fatigué ?

Mechanical Man
photo Fotolia Il faut s’inquiéter lorsque les conséquences négatives de la dépression saisonnière, désormais considérée comme une maladie à part entière, font en sorte que ça ne fonctionne vraiment plus

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Vous l’êtes depuis un bon moment déjà, vous êtes triste et vous mangez plus qu’à l’habitude jusqu’à prendre un peu de poids? Vous avez le sentiment qu’il vous manque quelque chose et vous n’arrivez pas à faire la lumière sur ce qu’il vous manque? Il s’agit peut-être justement de lumière…

Vous l’êtes depuis un bon moment déjà, vous êtes triste et vous mangez plus qu’à l’habitude jusqu’à prendre un peu de poids? Vous avez le sentiment qu’il vous manque quelque chose et vous n’arrivez pas à faire la lumière sur ce qu’il vous manque? Il s’agit peut-être justement de lumière…

On se sent tous un peu déprimés lorsque l’hiver est long et particulièrement rigoureux comme maintenant. Cependant, pour des milliers de Québécois, principalement des adultes, l’hiver est une circonstance aggravante et la très grande majorité de ceux-ci sont des femmes.

LA MÉLATONINE

Pendant la nuit, ou lorsqu’il fait sombre, notre épiphyse, une petite glande pinéale localisée dans notre cervelet, sécrète cette hormone qui favorise le sommeil et sa production est stoppée ou ralentie à l’aube, lorsque la lumière est de retour. Toutefois, chez certaines personnes, pour que cette production de mélatonine soit ralentie ou arrêtée, la lumière se doit d’être vive et éclatante. Ce qui n’est pas arrivé depuis un long moment.

La luminosité se calcule en unités qu’on nomme «lux». L’été, la lumière diffusée par le soleil atteint 50 000 lux et, cet hiver, le niveau de luminosité peine à se maintenir au-dessus des 1000 lux. La lumière est captée au niveau de l’œil, par la rétine, et pour ceux qui n’en reçoivent pas suffisamment, le manque de lumière a pour conséquence de dérégler ce qu’on appelle le rythme circadien, notre horloge interne qui régit la plupart des fonctions de notre organisme. Un déséquilibre comparable à celui qu’éprouvent les voyageurs qui subissent les effets du décalage horaire.

CONSÉQUENCES

Ceux dont la production de mélatonine s’emballe ou qui ont seulement besoin d’une bonne dose de lumière généralement d’année en année, chaque hiver, éprouveront un sentiment de fatigue, un manque d’énergie, de la difficulté à se tirer du lit et des changements d’humeur inexpliqués. Un trouble affectif saisonnier (TAS) qui peut également être accompagné d’une envie excessive de nourriture réconfortante, riche en sucre et en hydrates de carbone, entraînant souvent une prise de poids saisonnière. En fait, l’importance des difficultés reliées à la dépression saisonnière varie d’une personne à l’autre.

Pour certains, ce dérèglement peut affecter directement leur vie sociale et affective jusqu’à générer des soucis importants au travail et à la maison. Difficultés à se concentrer, baisse de libido, repli sur soi, perte d’intérêt pour les activités habituelles et besoin exagéré de sommeil comptent parmi ces soucis.

Il faut s’inquiéter lorsque les conséquences négatives de la dépression saisonnière, désormais considérée comme une maladie à part entière, font en sorte que ça ne fonctionne vraiment plus. Si vous êtes découragé, que tout vous semble insurmontable et, pire, que vous nourrissez des idées sombres, n’hésitez surtout pas à consulter votre médecin. Certaines personnes atteintes de TAS peuvent être angoissées jusqu’au point d’être désespérées, se sentir inutiles et peuvent même devenir suicidaires.

 

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