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LNH | Flames

Cammalleri dans l’incertitude

« J’ai entendu les spéculations et je comprends cette réalité » - Michael Cammalleri

Michael Cammalleri
archives Mike Cammalleri a répété hier qu’il ne voulait pas partir de Montréal quand le Canadien l’a échangé entre la deuxième et la troisième période d’un match à Boston, le 12 janvier 2012.

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Il n’existe toujours pas de trophée pour honorer les transactions les plus étranges de l’histoire de la LNH, mais Michael Cammalleri pourrait y donner son nom advenant sa création.

Le 12 janvier 2012, Cammalleri a appris son départ pour les Flames de Calgary entre la deuxième et la troisième période d’un match du Canadien au TD Garden de Boston.

«C’était assez étrange et inusité comme transaction et je m’en fais encore parler aujourd’hui, a reconnu l’ailier de 31 ans. Un bouffon comme Brian McGrattan me le rappelle pratiquement tous les jours. Chaque fois que je m’absente cinq minutes, il s’inquiète.»

McGrattan, un robuste ailier du quatrième trio, n’a aucun contrôle sur la destinée de Cammalleri. Brian Burke, le directeur général par intérim depuis le congédiement de Jay Feaster, dictera de son sort.

À sa dernière année de contrat avec les Flames, Cammalleri pourrait changer d’adresse d’ici à la date limite des transactions du 5 mars.

«J’ai entendu les spéculations et je comprends cette réalité, surtout en raison de ma situation contractuelle, a admis le numéro 13. J’ai de bons contacts avec Burke. Nous nous parlons encore afin de trouver un terrain d’entente, mais il n’y a toujours pas de résultat.»

À 31 ans, Cammalleri accepterait-il de se retrouver avec une équipe en reconstruction?

«On verra. Pour l’instant, je ne peux pas dire que je ne serais pas assez patient.»

UNE DISCUSSION AVEC GAUTHIER

Depuis le fameux échange, Cammalleri s’était absenté pour les deux premiers matchs entre les Flames et le CH. Il avait manqué les rendez-vous du 6 mars 2012 et du 9 octobre 2013, les deux fois à Calgary.

En matinée, Cammalleri a donc été encerclé par une dizaine de journalistes à sa sortie de l’entraînement sur la glace du Centre Bell.

«Je le dis encore, mais je ne voulais pas partir de Montréal. J’ai parlé avec Pierre Gauthier le jour après la transaction. Je ne partagerai pas notre conversation, mais j’ai compris qu’il m’a échangé dans l’espoir de relancer son équipe. Ce n’était pas en raison de mes déclarations dans les journaux.»

UN BON MENEUR

Après sa visite à Montréal, Cammalleri comptait 21 points (13 buts, 8 aides) en 39 matchs avec les Flames. Au chapitre des plus et moins, il connaît une saison difficile avec un dossier de -21, le pire de son équipe. Au début du mois de janvier, il a manqué neuf matchs en raison d’une commotion cérébrale.

Malgré des statistiques très modestes, Bob Hartley n’avait que de bons mots à son sujet.

«Michael Cammalleri est un athlète et un homme que je respecte beaucoup, a mentionné l’entraîneur en chef des Flames. Je lui confie beaucoup de responsabilités à l’extérieur de la patinoire. Il prend un soin jaloux de lui-même, il porte le «A» sur son gilet avec beaucoup de fierté.

«Je ne contrôle pas les décisions de l’organisation et de Brian Burke, mais Cammalleri est un joueur important pour notre équipe.»

À l’image de Cammalleri, Hartley se retrouve également sous un nuage menaçant. Surtout avec une équipe qui n’a toujours pas identifié son futur directeur général.

 

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