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Émissions sur l’ouverture au monde

Voir le monde autrement

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Besoin d’exotisme en ce mois de février frisquet? Il y a mille et une façons de découvrir un pays. Les Jeux olympiques nous poussent à nous ouvrir aux autres grâce à des performances sportives surhumaines et au spectacle que ces athlètes nous procurent. Il y aussi tous les monuments, les grands espaces et la cuisine qui nous font voyager. Cette saison, il est aussi possible de nous cultiver grâce à des projets de tourisme durable, équitable et solidaire, à l’éducation ou par notre rapport au corps. Bref, une nouvelle façon de voir le monde autrement.

Besoin d’exotisme en ce mois de février frisquet? Il y a mille et une façons de découvrir un pays. Les Jeux olympiques nous poussent à nous ouvrir aux autres grâce à des performances sportives surhumaines et au spectacle que ces athlètes nous procurent. Il y aussi tous les monuments, les grands espaces et la cuisine qui nous font voyager. Cette saison, il est aussi possible de nous cultiver grâce à des projets de tourisme durable, équitable et solidaire, à l’éducation ou par notre rapport au corps. Bref, une nouvelle façon de voir le monde autrement.


PARTIR AUTREMENTEN FAMILLE

Bruno Blanchet et Yves Pelletier ont tour à tour animé cette émission qui nous fait découvrir des coins de pays d’une façon peu commune. Cette saison, ce sont des artistes chouchous du public qui nous transportent, en compagnie de leur famille, vers des destinations d’une façon plus accessible tout en restant hors norme.

Pour Partir autrement en famille, Guylaine Tremblay et ses filles ont pris part à un projet agrotouristique en Grèce, Denis Bouchard et son fils ont participé à une course de bœufs en Guadeloupe et Patrick Labbé et ses cinq enfants ont séjourné dans une auberge de jeunesse verte au Portugal.

«Les artistes que l’on accompagne font preuve d’une grande ouverture, d’une curiosité. Il n’y a pas d’animateur à proprement dit à l’émission, ce sont eux qui vont d’instinct vers les gens, explique Yvonne Defour, une des réalisatrices. Ils sont très préparés, posent de bonnes questions. Toutes les activités que nous leur proposons sont ouvertes au public. Elles permettent des rencontres extraordinaires et un accès direct à une culture. Nous entrons réellement dans l’intimité des gens qui nous accueillent comme dans celle des familles d’artistes que l’on suit.»

Vincent Graton et ses enfants ont visité deux initiatives touristiques au Costa Rica, un collectif qui prend soin des sources d’eau à Palmichal et une entreprise menée par des femmes illettrées sur l’île de Chira pour rendre viable la région qui ne vit que de pêche. «Une panne de bateau nous a même permis de découvrir une maison flottante où l’on pratique l’élevage d’huîtres! C’est ça aussi Partir autrement. Et, je remarque que dans chaque pays que l’on visite, tous les intervenants ont le désir de faire découvrir leur culture loin des clichés habituels. Ils luttent contre les stéréotypes.»

«Avec Mélanie Maynard, sa fille et la fille de son conjoint, nous sommes allées à Marrakech et avons exploré son marché, ses tisserands, ses boulangers. Nous sommes parties en trek à la rencontre de nomades, avons suivi un cours de cuisine dans une famille berbère. Nous avons aussi visité un nouveau gîte destiné aux personnes handicapées. Souvent, les gens que l’on rencontre ne sont partis de rien, ils se sont construits, ont créé des initiatives qui mettent de l’avant leurs valeurs. Personne n’aime se faire rappeler qu’ils sont pauvres. Les gens sont très fiers de ce qu’ils ont à partager. Savoir qu’un artiste vient chez eux signifie qu’ils seront vus. Et tous les artistes que nous avons accompagnés ont vécu en quelque sorte des minis coups de foudre», conclut-elle.

Mardi 19 h, TV5


DES ÉCOLES PAS COMME LES AUTRES

Une idée absolument fantastique que de découvrir une société par les enseignements que l’on y fait. Tantôt ancrées dans la tradition, tantôt innovatrices et porteuses de sens, ces écoles prodiguent des cours qui peuvent nous confronter dans nos valeurs ou carrément nous inspirer, mais très certainement piquer notre curiosité.

C’est l’animatrice Julie Laferrière qui s’est laissée imprégner de tous ces enseignements. «L’instruction est la planche de salut qui va sauver le monde. L’éducation se démocratise et peut parfois assurer la survie de certaines communautés. Je pense à ses femmes illettrées du Rajasthan qui ont quitté leur village pour apprendre à assembler des panneaux solaires dans une école fondée par un ingénieur. De retour chez elles, elles assurent la lumière le soir afin que les enfants, qui travaillent souvent le jour, puissent étudier même la nuit tombée.»

«Il faut parfois complètement laisser tomber notre propre grille de valeur. Comme pour ces petites cadettes de Moscou qui apprennent à manier la kalachnikov tout en ayant une éducation complète dans un pensionnat qui s’occupe bien d’elles. La tauromachie en est un autre exemple. Sans en faire l’apologie, il reste qu’elle fait partie d’une culture et contribue à assurer une certaine fierté. C’est ancré dans une tradition comme le sumo, l’Opéra de Pékin ou Bollywood qui contribue à atteindre un rêve.»

«Il y a aussi des initiatives formidables comme l’école en bateau qui forme des citoyens exceptionnels, développant un véritable sens de la communauté. Je pense aussi à l’école verte à Bali où tous les enseignements se font en lien avec la nature. Apprendre la poésie avec la beauté du monde, n’est-ce pas magnifique?»

«S’il y avait un sous-titre à la série, ce serait sans doute: «Aller à la rencontre de ses rêves». Les gens ont une quête qui vient en quelque sorte légitimer leur rôle dans la société ou carrément combler un désir. On a beaucoup à apprendre des autres. Cette série permet aussi, alors qu’on nous montre toujours ce qui va mal dans le monde, de voir qu’il y a un autre côté et que l’humanité peut être assez belle.»

Mercredi 19 h, TV5


CORPS ET MONDE

Après avoir animé Le sexe autour du monde, Philippe Desrosiers s’attarde maintenant à ce que le corps révèle de nous. «Nous sommes un peu moins dans l’intimité, beaucoup plus dans le sociétal. Le corps est parfois vénéré, il peut subir des chirurgies extrêmes, être modifié, ou d’autres fois, on ne peut y toucher.»

Est-ce un temple? Est-ce un objet que l’on façonne à sa manière? L’utilise-t-on pour marquer des passages de la vie? Philippe a investi huit pays dont certaines pratiques confirment une tradition qui dépasse les clichés alors que d’autres demeurent underground.

«Mais on sent l’effet de la mondialisation, explique-t-il. Il y a moins de trucs spécifiquement culturels, perméables à une culture. Le tatouage tribal d’avant est devenu chose commune dans les tribus urbaines comme la nôtre, par exemple. Étonnamment, il a été beaucoup question de spiritualité, de religion. C’est intéressant ce parallèle par rapport à ce que l’on vit ici avec la charte. Je constate, à la suite de toutes mes rencontres, qu’on a besoin de s’inventer des rituels, une appartenance. Et ça passe beaucoup par le corps.»

De ses voyages, il me cite les jeunes japonaises qui portent des lentilles afin d’avoir les grands yeux des personnages de mangas et qui affectionnent les fausses dents qui leur assurent une asymétrie très prisée en beauté. Il parle aussi de cette femme à barbe anglaise qui s’assume complètement, un langage qui rompt avec l’adversité de certains face à la pilosité. Il a été saisi d’une expérience semi-mystique d’une jeune femme désirant se faire suspendre par la peau pour marquer ses 18 ans, du marquage au fer rouge en Californie qui n’est pas sans rappeler certains rites de scarifications en Afrique. Il parle aussi de ce culturiste de presque 80 ans qui s’est façonné un corps qu’il pavane sur une plage californienne. Plein de petits exemples qui forment la communauté humaine que nous sommes.

Jeudi 21 h, TV5

 

 

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