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Dans vos poches

Un REER pour toi, mon amour !

cochon argent
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Contribuer au REER du conjoint, est-ce encore pertinent? Avec l’arrivée du fractionnement de revenu de pensions admissibles, plusieurs croient que cette stratégie fiscale n’est plus aussi profitable qu’avant.

Contribuer au REER du conjoint, est-ce encore pertinent? Avec l’arrivée du fractionnement de revenu de pensions admissibles, plusieurs croient que cette stratégie fiscale n’est plus aussi profitable qu’avant.

Au contraire, le REER au conjoint demeure le fractionnement de revenu par excellence, en l’absence d’un régime de pensions d’un employeur, pour optimiser votre situation fiscale à la retraite. De plus, il n’est soumis à aucune limite lors du retrait, et ce, sans égard à l’âge.

Contribuer au REER de votre conjoint selon vos droits

La Loi de l’impôt vous permet de verser des contributions REER au profit de votre conjoint seulement si vous possédez les droits admissibles requis pour le faire. C’est vous qui bénéficiez de la réduction fiscale l’année de votre contribution et c’est votre conjoint qui sera imposé au moment du retrait, à moins de ne pas respecter la «règle de 2 ans» (voir plus bas).

Écart entre les revenus à la retraite

Plus l’écart entre vos revenus sera important à votre retraite, plus il sera avantageux d’investir au nom de votre conjoint. Alors, si vous prévoyez que les revenus de votre conjoint seront moins élevés à la retraite, la contribution au REER du conjoint vous permettra de réduire votre facture fiscale.

Lorsque le conjoint est plus jeune

L’écart entre vos âges vous offre également un avantage fiscal lorsque vous atteignez 71 ans. En effet, il vous est permis de contribuer à votre REER jusqu’au 31 décembre de l’année de vos 71 ans. Si vous avez encore un solde de droits non utilisés, il est toujours possible de contribuer au REER de votre conjoint si ce dernier est moins âgé que vous.

Un cadeau à votre conjoint

Cette contribution constitue aussi un cadeau ou une belle preuve d’amour tant et aussi longtemps que dure votre bonheur. En cas de rupture de l’union, les sommes ne vous appartiennent plus. D’ailleurs, dès le moment de la contribution, vous en perdez le contrôle.

Pour les gens mariés ou unis civilement, les regrets seront moins douloureux, car ces sommes font automatiquement partie du partage du patrimoine familial. Le Code civil du Québec ne reconnaît pas les conjoints de fait. Donc, il n’y a aucun partage, à moins de l’avoir indiqué dans une convention de vie commune. Sans clause rédigée à cet effet, bye bye REER!

Attention aux règles

Au sens fiscal, si vous retirez des sommes d’un REER de conjoint, la somme sera imposable au nom du cotisant jusqu’à concurrence des sommes versées dans tout REER de conjoint dans l’année du retrait et dans les deux années précédentes. De là, l’importance de contribuer au REER de conjoint au mois de décembre. Vous épargnez déjà une année pour un retrait éventuel.

 
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