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SALABERRY-DE-VALLEYFIELD

Les citoyens en ont assez de la poussière noire

Photo pancartes de rues du Bassin; poudre noire
(Photo: Mario Pitre) Ces pancartes de noms de rues du secteur du «Bassin» sont noircies par de la poudre noire dont la provenance est toujours inconnue officiellement.

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La problématique des résidus noirs dans le secteur du Bassin à Salaberry-de-Valleyfield perdure depuis près d’une quinzaine d’années et les résidants concernés sont exaspérés puisque la situation ne s’est jamais amoindrie avec le temps.

À chaque année, une sorte de poussière noire recouvre les maisons, les meubles extérieurs, les véhicules et autres.

Le conseiller municipal du quartier Robert-Cauchon, Jacques Smith, s’interroge sur la provenance de ces résidus noirs et des effets possibles sur la santé. Dans le cadre de la dernière campagne électorale tenue l’automne dernier, le conseiller sortant qui a été réélu a été interpellé à maintes reprises par les citoyens au sujet de ce dossier controversé.

Il a mentionné que de la poudre noire avait également été remarquée ces dernières années sur la rue Hébert dans le quartier Champlain et sur la rue Viau dans le district Jules-Léger.

Lors de la dernière assemblée du conseil municipal, un citoyen s’est dit inquiet de ce problème de pollution, notamment pour les effets possibles sur la santé de ses proches.

Source du problème?

Le maire Denis Lapointe a indiqué que la source du problème n’a jamais été identifiée formellement. Certaines personnes avancent que la distillerie Diageo (anciennement Schenley) de la rue Salaberry serait à l’origine de cette poudre qui noircie les biens de centaines de citoyens. Par contre, il semble qu’aucune étude scientifique ne prouve cette affirmation.

Cependant, une étude réalisée au début des années 2000 par le ministère de l’Environnement laissait présager que la cause était reliée à la présence de pucerons formant des champignons sur les arbres et les monuments du cimetière localisé près des résidences touchées. Cela se transformait en fumagine ou poussière noire. Au même moment, des représentants de la Santé publique informait la population qu’il n’y avait pas de danger pour la santé des gens.

Toutefois, les années ont passé et les résidants du secteur du Bassin ne croient plus à l’hypothèse des pucerons et de la fumagine.

«Le dossier évolue lentement mais sûrement. Il reste encore du travail de recherche à faire. Nous pourrions avoir recours à une chaire de recherche universitaire en biologie pour faire progresser le dossier. Il n’est pas impossible qu’on puisse s’asseoir avec des représentants de Diageo pour voir comment on peut travailler avec eux», a déclaré le maire Denis Lapointe.

Dossier prioritaire

Jacques Smith rappelle qu’en 2005, le conseil municipal avait octroyé une somme de 40 000 $ pour procéder au nettoyage des arbres et des monuments du cimetière, sans oublier des propriétés du secteur. Une pétition avait même été signée à cette époque par la majorité des résidants du Bassin et remise au conseil de ville.

Neuf ans plus tard, force est de constater qu’en dépit de cette corvée de nettoyage, la problématique est toujours omniprésente.

Or, le conseiller du district Robert-Cauchon en a fait son dossier prioritaire. Il veut vider la question une fois pour toute durant ce présent mandat. «Quelle en est la cause et existe-t-il une solution? Le cas échéant, que pouvons-nous faire?», questionne Jacques Smith.

 

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