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Les souverainistes et la gauche : une union fatale ? Questions à Martin Lemay

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Député du Parti Québécois dans Sainte-Marie-Saint-Jacques de 2006 à 2012, Martin Lemay s’est engagé, depuis son départ de la politique, dans une «vie d’écriture». Auteur en 2013 d’une Lettre à un jeune gauchiste, il consacre son deuxième ouvrage, L’union fatale, qui vient tout juste de paraître, également chez Accent grave, à une critique très sévère des liens entre la «gauche progressiste» et le mouvement indépendantiste. Je lui ai posé quelques questions sur les grandes thèses contenues dans son ouvrage.  

***

Mathieu Bock-Côté : Vous publiez ces jours-ci L’Union fatale. Vous y critiquez le détournement du mouvement indépendantiste par la gauche. Si on vous lit bien, le mouvement national, au Québec, se serait fait instrumentaliser. Vous en appelez aussi à une refondation du projet souverainiste dans un esprit de coalition. L’indépendance ne doit appartenir ni à un camp, ni à un autre. Mais je me demande une chose : de quelle gauche parlez-vous ? Je suis le premier à dire que le mouvement souverainiste doit s’ouvrir «sur sa droite». Il ne doit pas pour autant oublier ses appuis «à gauche». En fait, il doit être guidé par le principe de coalition, du rassemblement national. Distinguez-vous entre la gauche social-démocrate de gouvernement et la gauche radicale? Comment, selon-vous, rassembler la gauche et la droite autour du projet national? Et croyez-vous la chose possible?

Martin Lemay : D’entrée de jeu, je me permettrai une nuance. Je ne reproche pas à la gauche progressiste d’avoir instrumentalisé le mouvement indépendantiste. Je reproche plutôt au second de s’être laisser manipuler par la première, comme un amoureux est prêt à tout pour plaire à sa belle, quitte à avoir l’air d’un idiot. Ce choix politique est d’autant plus étonnant qu’il n’a pas donné les résultats escomptés, les défaites se suivant comme autant de malheurs. Mais ce ne sont pas tant les défaites que je déplore que le manque de volonté d’en tirer les leçons.

Ceci étant dit, à mon avis, le mouvement indépendantiste doit recréer une nouvelle coalition politique en se recentrant, et ce recentrage devra impérativement inclure les sociaux-démocrates. Dans un monde idéal, je souhaiterais toutefois que ceux-ci modernisent leurs idées. Après tout, nous ne sommes plus en 1980, encore moins en 1960, mais bien en 2014. Le Québec, comme le monde, a profondément changé depuis 50 ans. Il serait grand temps qu’ils en prennent acte et qu’ils en tirent les conséquences. Comment ne pas avoir remarqué que les leaders sociaux-démocrates se sont rapprochés de la gauche radicale en prônant, par exemple, l’égalité radicale ? Ils ont oublié que ce sont les individus qui sont ultimement maîtres de leur destin et non pas l’État providence, si bien intentionné soit-il. Les sociaux-démocrates québécois auraient intérêts à s’inspirer des peuples scandinaves et allemands qui ont pu réformer leur modèle en mobilisant les acteurs sociaux, économiques et politiques. C’est justement là que les sociaux démocrates et les indépendantistes peuvent se rejoindre : en partageant une même volonté de modernisation.

Pour ce qui est de la gauche radicale, ses adeptes ont le choix de s’investir dans Québec solidaire, ce qui permet justement au mouvement indépendantiste de se recentrer. À ce propos, je ne suis pas sans trouver étrange qu’il fasse tant d’efforts pour garder en son sein quelques gauchistes radicaux tout en abandonnant sans état d’âme les électeurs plus centristes ou plus à droite. Il reste que, à l’occasion d’un futur référendum, rien n’empêchera le Comité du Oui d’inviter QS à s’investir dans son organisation « parapluie », comme ce fut d’ailleurs le cas lors du référendum de 1995 avec l’ADQ. 

MBC : Vous êtes sévère envers la social-démocratie, à laquelle vous reprochez de déresponsabiliser ceux qui vivent sous son règne. Elle fabriquerait des individus dépendant de l’État et peu soucieux de l’avenir. Surtout, pour vous, la social-démocratie appartiendrait à une autre époque, autrement dit, et vous nous invitez à cesser de nous vouer au tout à l’État. Mais vous n’êtes évidemment pas un libertarien ou un partisan du minimalisme étatique, comme si l’effacement du politique était la condition d’une société d’individus libres. Quelle philosophie sociale ou politique devrait selon vous commander notre rapport à l’État? Dans quelle perspective les souverainistes eux-mêmes devraient-ils envisager l’État québécois? 

ML : Je veux être très clair : politiquement et idéologiquement, je suis aussi éloigné de la droite libertaire que je peux l’être de la gauche radicale. Le problème fondamental que j’ai avec les sociaux-démocrates est que ceux-ci n’ont de cesse de se référer à l’État à la moindre contrariété. C’est ce qui explique, entre autres, notre immense dette publique, une bureaucratisation excessive et, il faut le dire, une déresponsabilisation des individus et des communautés. En un mot, l’État providence a été détourné de son sens. Je m’explique. Pour moi, le concept de l’État providence renvoie à une obligation de moyens pour instaurer la justice sociale et l’égalité des chances, comme par exemple un accès à l’éducation ou à des soins de santé à des coûts raisonnables. Vous l’aurez sans doute remarqué, je ne parle pas de gratuité ici. Je parle de coûts raisonnables. Ce rêve de gratuité en toutes circonstances est d’ailleurs un autre défaut des sociaux-démocrates. J’ai des petites nouvelles pour eux : il n’y a rien de gratuit en ce bas monde, d’autant plus que les coûts des services publics augmentent d’année en année. Or, il se trouve que, le temps passant, cette obligation de moyens s’est transformée en une obligation de résultats. En d’autres termes, en 2014, au Québec, c’est l’État qui est responsable du décrochage scolaire et non les parents ; c’est l’État qui est responsable de la qualité des soins de santé et non les médecins et les administrateurs ; c’est l’État qui est responsable de gérer les urgences, la circulation automobile, d’offrir des petits déjeuners aux enfants, de réglementer dans les moindres détails la constructions des immeubles, de veiller à ce que les consommateurs ne s’endettent pas, des garderies, des résidences des aînés, etc. Je pourrais continuer pendant plusieurs pages cette litanie d’un État de plus en plus responsable et d’individus qui le sont de moins en moins. J’ajoute ceci quitte à me faire lancer des roches : dans le Québec d’aujourd’hui, la pauvreté a le dos large. Mes grands-parents ont colonisé l’Abitibi et la vie y était évidemment très dure. Malgré tout, leurs enfants, mes oncles et mes tantes, n’ont jamais manqué de nourriture et ils devaient, du moins pendant leur jeunesse, aller à l’école. Ce genre d’histoire de familles pauvres qui savent se débrouiller avec peu de moyens est monnaie courante au Québec. Par conséquent, si la pauvreté peut constituer un frein réel au développement individuel et collectif, elle n’explique pas tout.

En ce qui concerne l’État, j’y vois deux types de rôles. D’abord, il a évidemment le devoir d’implanter les décisions gouvernementales, que ce soit en éducation, en immigration, en relations internationales ou en développement économique. Par contre, je suis aussi d’avis que l’État et le gouvernement devraient plus souvent faire appel au privé (à but lucratif ou non), et ce, pour des raisons d’efficacité, ainsi que dans un but d’économies. Ces notions ne reposent pas tant sur une idéologie que sur la conviction que nous n’avons tout simplement plus les moyens. Est-ce que l’accès à des soins de santé de qualité doit nécessairement s’appuyer sur une bureaucratie digne de l’ancienne URSS ? Je ne le crois pas. Qu’on le veuille ou pas, que l’on soit de droite ou de gauche, la prudence budgétaire est appelée à devenir un des sujets les plus importants de notre époque. En réalité, ces enjeux budgétaires masquent notre façon bien singulière (égoïsme ? aveuglement ?) d’envisager l’héritage que nous laisserons aux futures générations. De ce seul point de vue, ce n’est pas jojo... Et là, la vérité m’explose en plein visage : pour certains, l’union entre le mouvement indépendantiste et la gauche progressiste aurait pour avantage de rassembler les soi-disant progressistes. J’y vois plutôt une astuce pour sauvegarder un monde ancien, le monde issu de la Révolution tranquille. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons pour lesquelles cette union tend à proposer des solutions désuètes à des problèmes inédits. Nous, les plus vieux, nous nous apprêtons donc à laisser aux jeunes générations une société vieillie, endettée, paralysée. Si rien ne change, leur principal défi sera d’expier l'indolence de leurs aînés et le projet d’indépendance du Québec leur apparaîtra comme un rêve archaïque de vieillards dépassés.

Le deuxième rôle de l’État est effectivement de s’assurer que tous les citoyens aient une chance de s’accomplir dans la vie. Mais une fois qu’il a construit les écoles, qu’il a établi les grandes orientations pédagogiques, qu’il a formé les professeurs, qu’il a octroyé les budgets, bref, une fois qu’il a satisfait à son obligation de moyens, que peut-il faire de plus ? C’est là qu’entre en jeu les responsabilités familiales et individuelles. 

MBC : Votre livre s’inscrit dans une critique plus vaste de nos représentations de l’histoire québécoise. Au Québec, nous avons l’impression qu’avant 1960, c’était la grande noirceur, à laquelle auraient succédé les lumières de la Révolution tranquille. Cela nous amène à rejeter en bloc une partie fondamentale de notre passé, comme si pour nous émanciper, nous devions nous déraciner. Quelles sont, selon vous, les conséquences politiques de cette mémoire qui n’en finit plus de diaboliser le passé canadien-français? Croyez-vous que la réduction du passé pré-1960 à une grande noirceur a contribué, jusqu’à présent, à l’échec de l’indépendance?

ML : Voici ma réponse à votre troisième question : je suis convaincu que si l’identité et l’histoire canadiennes-françaises n’avaient pas été rejetées de façon aussi brutale et méprisante, le Québec serait aujourd’hui un État indépendant. Évidemment, cette assertion est basée sur une intuition et non sur la science. Il demeure que l’on n’ébranle pas ainsi une identité historique, déjà passablement fragile, sans conséquence. Je n’ai rien contre les remises en question et les évolutions normales de l’identité des peuples. Par contre, j’en ai contre les remises en question et les évolutions qui ont pour fondement la récusation de l’œuvre d’ancêtres dont la seule erreur aura été de lutter pour la « survivance » d’un petit peuple oublié de tous parce qu’enfoui sous quelques arpents de neige. D’ailleurs, avant toute chose, je crois que tous les nationalistes sincères doivent répondre à cette question du très regretté sociologue Fernand Dumont : « comment une capacité de création adviendrait-elle à un peuple s’il est convaincu d’avance que ce qu’il a auparavant accompli est sans valeur ?[1] ». 

Il semble que cette question aussi douloureuse que lucide n’ait pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite. En effet, il y a encore aujourd’hui une certaine élite – bien placée dans les universités, les maisons d’édition et les médias – qui s’est spécialisée dans les remises en questions identitaires hargneuses. Bien que je reconnaisse la liberté d’expression et la liberté académique comme étant des éléments essentiels à notre démocratie, il demeure que je suis tout de même étonné de constater que cette petite élite tonitruante s’appuie sur des fonds publics pour faire leur travail de sape. À ce stade-ci, je ne peux que citer ces paroles sages de l’écrivain et philosophe Pascal Bruckner : « La passion critique qui avait pour fonction de délivrer l’individu des préjugés est devenue le préjugé le mieux partagé. Mais au-delà d’un certain seuil de vigilance, la raison se transforme en scepticisme destructeur.[2] »

MBC : La mise de l’avant de la question identitaire donne néanmoins de l’espérance à plusieurs. On y voit les nationalistes québécois reprendre l’offensive, faire le procès du multiculturalisme, redécouvrir la critique du régime canadien. Est-ce que cela vous redonne un peu d’espoir politique? À la fin de votre ouvrage, vous dites que l’indépendance relèvera moins du sprint que de la course de fond. Mais le temps nous est par ailleurs compté. Dans quelles circonstances imaginez-vous aujourd’hui une indépendance réussie pour le Québec? 

ML : La Charte des valeurs est évidemment un pas dans la bonne direction, en ce sens qu’elle permet de contester la dictature du multiculturalisme et de la rectitude politique, ces deux poisons de l’esprit si présents en Occident. Elle permet aussi au mouvement indépendantiste de reprendre l’initiative, de renouer avec un électorat qui l’avait abandonné, de se donner un nouveau rapport de force politique et d’éloigner de ses rangs la sinistre gauche multiculturelle. Je ne suis cependant pas sans m’interroger sur l’évolution du nationalisme québécois depuis quelques années. Avant d’être une idéologie politique, le nationalisme est un sentiment, un mouvement du cœur. C’est pourquoi on le retrouve dans toutes les sphères de l’activité humaine. C’est d’ailleurs ce qui le rend potentiellement si dangereux. Malgré tout, je persiste, car le nationalisme canadien-français et québécois a de tout temps été modéré quoi qu’en disent ses nombreux contempteurs. Je disais que je m’interrogeais sur cette tendance du nationalisme québécois contemporain à ne se déployer que dans un cadre étatique et législatif. Ce faisant, on le limite, encore ici, aux seules interventions étatiques, alors que la fierté, le dépassement, la compétition et l’initiative sont des valeurs qui ne peuvent s’inscrire ni dans des lois ni dans un programme gouvernemental. Quand il s’agit du sport, tous s’abandonnent à ces belles et grandes valeurs humaines. Mais quand il s’agit d’éducation, d’économie, de culture, ou de la défense du français, les références à ces valeurs disparaissent comme neige au soleil. J’ajoute ceci. Si la loi 101 a été un formidable outil de protection et d’affirmation nationale, elle a aussi donné à la population un sentiment de sécurité qui s’est avéré trompeur. La condition minoritaire québécoise n’a pas changé et ne changera jamais, comme l’a si bien compris le grand historien François-Xavier Garneau qui a écrit que « le destin [des Canadiens français] est de lutter sans cesse ». Bref, bien que parfois nécessaire, je ne crois cependant pas que ce nationalisme étatique et législatif nous approche de l’indépendance du Québec.

Pour moi, l’indépendance est l’ultime responsabilité. Comment y parvenir en ayant rayé de notre vocabulaire individuel et collectif cette belle et grande valeur humaine ? comment convaincre les Québécois des bienfaits de l’indépendance quand les discours des indépendantistes consistent essentiellement à trouver des boucs-émissaires – les Anglais, les riches, le fédéral, les conservateurs, les immigrants, les Américains, le pétrole des Albertains (qui paie, soit dit en passant, nos CPE à $7) – pour tous nos problèmes ? comment réussir l’indépendance tout en laissant croire aux individus qu’ils ne sont responsables de rien et que leurs problèmes sont dus à la pauvreté, au « système », au régime canadien ou au multiculturalisme ? Entre les discours et les engagements des indépendantistes, et la réalisation effective de l’indépendance, il y a une singulière antinomie. La gauche radicale, jamais à court d’idée et de boucs émissaires, en ajoute une couche avec ses récits politiques victimaires à outrance. D’ailleurs, je m’étonne de constater que plusieurs adeptes de cette gauche soient des indépendantistes. Pourquoi veulent-ils proposer l’indépendance politique à un peuple aussi abject ? Grâce soit rendue à la députée Maria Mourani. Elle a été jusqu’au bout de son raisonnement : les Québécois ont besoin du fédéral et de la charte des droits pour se civiliser. Justin Trudeau saura certainement la remercier comme il se doit. Comme je le disais plus tôt, le dépôt de la Charte des valeurs aura au moins servi à faire tomber les masques. 

Je me permets d’ajouter une question de mon cru. Comment se comporteront les nationalistes et les indépendantistes lors des élections fédérales prévues pour 2015 ? Je prédis que leur vote se dispersera dans toutes les directions, comme à la belle époque de Pierre Elliott Trudeau. Cette situation exprime bien la régression politique du Québec dans le Canada ; un Québec qui, quoi qu’on en pense, en fait encore partie. N’est-il pas apparu à personne que le Canada évoluait rapidement sans l’apport des Québécois ? S’ils tiennent à poursuivre cette stratégie d’isolement, ils devront en assumer les conséquences : le Canada continuera à se développer sans eux et je ne vois pas pourquoi, pour des raisons politiques et démographiques, il devrait tenir compte des intérêts d’un électorat qui boude dans son coin.

La question demeure : pour qui vais-je voter ? Pour un BQ moribond ? pour un NPD ou un PLC centralisateurs ? pour des conservateurs qui ont complètement intégré le multiculturalisme canadian ? Ne serait-il pas temps de proposer un nouveau Beau risque qui consisterait à voter pour le parti politique fédéral le moins centralisateur ? Je n’ai pas de réponse définitive à ces questions, sinon que je m’apprête peut-être à voter pour le Parti conservateur qui, bien qu’imparfait, est le parti de la prudence financière et d’un plus grand respect des pouvoirs constitutionnels des provinces. Leurs tentatives d’empiétements ne sont que des vétilles à comparer avec ce que les autres partis politiques fédéraux nous réservent.

J’espère que ces quelques réponses pourront nous permettre de poursuivre ces débats essentiels non seulement pour l’avenir du Québec, mais aussi pour la lutte pour son indépendance.



[1] Fernand Dumont, Raisons communes, Boréal, 1997, p.107.

[2] Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence, Grasset, 2006, p. 117-118.

45 commentaire(s)

L dit :
15 février 2014 à 14 h 21 min

Intéressant. Dommage qu'il n'ait pas livré le fond de sa pensée à ses électeurs de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Jacques Lafond dit :
15 février 2014 à 14 h 22 min

Martin Lemay? Je n'ai jamais vraiment entendu parler de ce type. C'est très dommage, parce qu'il gagne à être connu, et il parle avec une très grande vérité.

En gros:

Le gauchisme, le populisme tiers-mondialiste du Québec se sont accaparé le nationalisme et le patriotisme québécois. C'est une très grave erreur, et il faut absolument se sortir de ça de toute urgence.

Encore pire; les adeptes du gauchisme et du populisme tiers-mondialiste ne sont même pas de vrais nationalistes québécois.

L'état québécois a grassement subventionné les Léo-Paul Lauzon du Québec pour enseigner la victimisation et le défaitisme à nos jeunes, depuis 40 ans. Nous avons donc aujourd'hui une génération de tapeux de chaudrons stériles; tandis que les anglais et les immigrés anglophones de chez nous s'enrichissent individuellement.

Si la vaste majorité des individus riches et très riches au Québec étaient francophones au lieu d'être anglophones, le Québec serait un pays indépendant depuis longtemps et tout le monde au Québec parlerait français sans problèmes ...

Voila son message, et je suis parfaitement d'accord.

Sonia b dit :
15 février 2014 à 14 h 33 min

@ M Bock-Côté, Merci! :)

Jean-François Thibault dit :
15 février 2014 à 15 h 44 min

Intéressant. Je vais surement acheter ce livre.

Merci, Monsieur Bock-Côté, pour cette entrevue.

Louis Francoeur dit :
15 février 2014 à 16 h 02 min

Il a enfin compris ce que les adversaires du péquisme disent depuis longtemps, que le PQ détruit notre nation.

Que faisait-il donc au PQ ces dernières années? Il répète mot pour mot les critiques que font les Libéraux et la CAQ du péquisme.

Je serais curieux de l'entendre sur les dernières initiatives économiques du PQ. Non seulement le PQ ne reconnaît aucune responsavilité au citoyen dans sa réponse aux vicissitudes de la vie, mais il ne reconnaît même plus aux entrepreneurs la responsabilité de prendre des risques, responsabilité inhérente à l'économie de marché.

André Denoncourt dit :
15 février 2014 à 16 h 14 min

Bravo, tout espoir n'est pas perdu grâce à des réflexions comme celle-ci.

Cyril Dionne dit :
15 février 2014 à 16 h 17 min

Excellente entrevue.

Denis Lauzon dit :
15 février 2014 à 16 h 38 min

Approche questions-réponses très réaliste. En effet, l'avenir du Québec dépend de l'assainissement des finances publiques. Ceci se fera en réduisant la part du secteur public dans l'économie et en réduisant le fardeau fiscal général des citoyens (impôts et taxes des gouvernements fédéral et provincial, municipal et scolaires). C'est un fait que le modèle québécois repose sur un État-providence empiffré par une taxation étouffante, par un endettement hors-limite et par la péréquation généreuse des autres canadiens. En continuant ainsi, c'est assurément la ruine économique pour les générations futures. J'irais même plus loin: c'est le mouvement indépendantiste même qui compromet l'avenir du Québec en détournant des énergies incroyables à rejeter le fédéralisme actuel, à s'exclure de la gouvernance fédéraliste pragmatique pour emprunter la gouvernance souverainiste illusoire. Les nouvelles trouvailles pour faire vibrer la fibre nationaliste soit le méchant «multiculturalisme» et le glorieux «identitaire» sont de la même mouture très éloignée des préoccupations des nouvelles générations de moins de 50 ans. L'indépendance du Québec donnerait un coup fatal à l'avenir du Québec et cela la grande majorité des québécois le sait très bien. EH Oui ! c'est le 21ème siècle.

Jean Y. Pl. dit :
15 février 2014 à 16 h 44 min

lors du référendum de -80, j'étais un membre très actif et président de l'exécutif du P.Q. d'un comté du Québec. En juin 1979, tant la CSN que la CEQ, ont refusé de se prononcer pour le oui lors du referendum. Pour la CSN, elle a indiqué clairement " qu'en dehors d'une société socialiste, toute forme d'indépendance politique du Québec profitera à d'autres qu'au "peuple". ( le Devoir 4 et 11 juin 1979.)

À cette époque où le marxisme léninisme était populaire, la CSN croyait qu'en votant Oui, les québécois s'étant donné un objectif de souveraineté, concentreraient leur énergie à faire ce pays qu'ils souhaitaient et par conséquent il deviendrait impossible pour ces gens de la gauche de prendre un jour le pouvoir. Par la suite, comprenant que les chances étaient quasi nulles pour eux de former un jour un gouvernement de gauche, ils se sont intégrés au Parti Québécois. Nous les retrouvons presque tous actifs dans ce Parti, et souvent à des postes importants. Presque tous les anciens présidents ou vice-présidents ou secrétaire-trésorier de la CSN, les Gérald Larose, Marc Laviolette, Claudette Carbonneau, Monique Simard, Pierre Paquet etc. ainsi que de nombreux autres militants, ont été nommés par madame Marois à différents postes au sein du Gouvernement ou à la présidence de plusieurs commissions, ce qui leur permet d'avoir une grande influence sur certaines prises de décisions du gouvernement. On n'a qu'à consulter les biographies de nombreux députés et ministres pour constater à quel point de nombreux québécois auraient peut-être hésité avant de voter pour le PQ. Madame Marois voulait tellement le poste qu'elle occupe, qu'elle était prête à faire de nombreuses concessions telle celle de ramener au Parti Québécois le SPQ-libre de Marc Laviolette que monsieur Landry avait foutu à la porte. Je ne veux pas que le Québec soit gouverné par les Gérald Larose et autres de même idéologie, et je ne voterai jamais plus pour ce parti, ni oui à un autre...

mansour dit :
15 février 2014 à 16 h 53 min

intelligent ce type, intelligent et lucide

mansour dit :
15 février 2014 à 16 h 57 min

quand je traite les péquistes de secte syndicalisre gauchiste enverdeur, je me fais rabroué, et la, un ex député péquiste dit exactement la même chose ha ha ha.

André Guérard dit :
15 février 2014 à 16 h 57 min

I l y a longtemps que j'ai compris que pour l'avenir du Québec et de la nation québécoise, il est impératif de voter conservateur aux élections Fédérales et cela, tant et aussi longtemps que nous serons canadien.

Olivier dit :
15 février 2014 à 18 h 04 min

La section de la droite intelligente du Québec a beaucoup de bancs vides, à part celui de M Lemay.

Gilles Bousquet dit :
15 février 2014 à 18 h 05 min

Les séparatistes devraient voter pour quel parti aux prochaines élections provinciales ?

Pierre Bouchard dit :
15 février 2014 à 18 h 19 min

M.Lemay, ancien député d'un compté plutôt pauvre de l'Est de Montréal qui nous livre finalement ses impressions sur une partie appréciable de son électorat. Allons donc! M.Lemay livre tous les clichés propre à la droite libertaire ou néolibérale. Il a l'intention d'appuyer les conservateurs en 2015 plutôt que le Bloc qui peut renaître ou d'exister simplement afin de représenter les électeurs souverainistes au fédéral. La question qu'évite cet ex député péquiste consiste de savoir si ce n'est pas plutôt l'ultra individualisme libéral qui véritablement défait l'esprit national à la place d'une social démocratie qui ne serait que stérile. Si la gauche n'a pu su dans la social démocratie maintenir l'esprit de solidarité et d'initiative commune des premières luttes syndicales dans l'histoire, si la social démocratie dans plusieurs pays n'a pas su s'occuper de l'école de créer un enseignement rassembleur associé à une juste autorité des professeurs de s'occuper de l'intimidation dans les cours d'écoles et surtout de susciter une réflexion chez les parents dans leurs capacités de transmission envers leurs enfants. La social démocratie a tout de même au Québec comme en Europe su éviter la plus grande distorsion sociale observée aux É.U avec sa toile de fond raciste!

L'individualisme de l'homme instrumental lié aux objets de consommation procure la première cause de dénationalisation, il suffit de lire ici les commentaires libertaires libéraux de plusieurs commentateurs aux articles pour le comprendre. Les libertaires du marché se veulent des apatrides ou quasi tel. Ce que serait l'influence morbide d'un dit socialisme quant au désir de dépendance est une vue à sens unique.

Si la gauche effectivement en 2014 redevient internationaliste elle est accompagnée davantage par la droite néolibérale.

Robert Patry dit :
15 février 2014 à 19 h 03 min

Jacques Lafond a dit :

"Le gauchisme, le populisme tiers-mondialiste du Québec se sont accaparé le nationalisme et le patriotisme québécois. C’est une très grave erreur, et il faut absolument se sortir de ça de toute urgence."

Bravo vous résumez mes pensées. En deux phrases vous avez réussi à expliquez le probleme fondamentaldu Québec.

BRAVO!

Richard dit :
15 février 2014 à 19 h 03 min

Le gauchisme, le syndicalisme et la religon péquisto-léninienne, sont des plaies sociales importantes. Rien à faire, quand un cancer a mis sa main sur un organe vital, le patient est cuit. Le Québec souffre d'une généralo-tumérienne sans possibilité de rappel.

Pierre Bouchard dit :
15 février 2014 à 19 h 05 min

Pourquoi le Québec n'est pas un pays?

- Parce que l'économie et sa croissance sont devenues les lieux communs d'une nouvelle religiosité tout au moins. R.Bourassa s'est fait élire plusieurs fois en prédisant l'apocalypse économique si le Québec devenait indépendant. Même stratégie actuelle de la part des Britanniques contre le référendum de souveraineté des Écossais. -Parce que les mass médias associés à la consommation de masse créent le matraquage idéologique pour le statu quo. -Parce que l'individualisme a réussi à pénétrer l'intériorité des cerveaux à travers une sorte de symbiose entre l'hyper technologie et l'esprit des individus réduisant le besoin de l'individu aux autres et au sentiment collectif.

La gauche est beaucoup plus que le nationalisme diminuée en tant que voie populaire par l'hyper libéralisme depuis que le rouleau compresseur du marché mondial anéantit les taux d'imposition sous prétexte que l'innovation en est la condition. Possiblement si ce n'est que la corruption financière et multiforme est un des corollaires du marché illimité! Le système social malgré son vice bureaucratique redistribue la richesse empêche le gâchis humain à l'américaine, la protection sociale accompagne la classe moyenne également la rend en partie possible depuis non la révolution tranquille ici mais depuis directement l'après guerre mondiale (1945) dans la majorité des pays d'Occident. Plusieurs ne voient plus la réalité par le biais de l'histoire. M.Lemay aussi réduit l'histoire au spectre essentiellement du présent de 2014 dont seul le reaganisme lui apparaît réduisant Roosevelt probablement et son new deal à une politique du Moyen Âge! Comme cette droite autre conservatrice catholique a dominé le Québec très longtemps avec comme résultat un retard politique et social majeur en 1960 ça cela reste une réalité incontournable que les droites ne peuvent effacer aussi.

Nelson dit :
15 février 2014 à 19 h 10 min

Un individu tragique, souverainiste et conservateur.

Si les mots ''progressistes'', ''gauche'', ''social-démocrate'', ''socialiste'', sont menaçantes, ou des insultes, ou des démons, ou dangereuses pour les clases dominantes et leurs serviteurs, changeons -les par le mot HUMANISTE.

Si les riches et les pauvres parlent la même langue, et ont la même culture et identité, LA SOUVERAINÉTÉ EST UN AFFAIRE NATIONAL , un affaire transversal au delà des riches et les pauvres et des gauchistes et droitistes, et de la politique partisane.

De là à démonisér les pauvres, les marginaux, les femmes, les minorités, l'environnement, les pacifistes, les travailleurs, les PME, les pacifistes, les payeurs de taxes, le 99% des gens ordinaires, ÇA C'EST UN AUTRE AFFAIRE.

Parce que les conservateurs au fédéral sont des ennemies jurés de ce 99%. Ils sont les marionnettes du 1% qui possèdent et décident tout.

Coupures dans l'assurance chômage, coupures régimes des retraites, transferts santé aux provinces, programmes essentiel et leur personnel, appropriation des cotisations du régime de l'assurance chômage, guerre en Afghanistan contre l'opinion de 75% des québécois, contrats 40 milliards en avions de guerre non nécessaires, non contrôle du pétrole sale albertain, etc, etc.

Ne déplaise certains innocents et ou irresponsables, droite et conservateurs sont contre les intérêts du 99% des canadiens et québécois ordinaires. Il suffit regarder video domaine Sagard pour le savoir.

Ceci-dit il faut payer dette et déficits, et stimuler l'économie et la création des emplois.

Nous n'avons pas le choix que mettre en question l'universalité gratuite des services à ceux qui peuvent contribuer (sante coute 35 milliards et éducation 15 milliards, = 70% de tous les revenus de l'État).

Nous devons aussi éviter délocalisations, corruptions, collusions, évasions, paradis.

Nous avons besoin de bien élire nos politiciens.

Alain Sirois dit :
15 février 2014 à 19 h 42 min

Opinion intéressante. Le mouvement indépendantiste a divorcé de sa droite progressiste en cherchant trop à plaire à une gauche populaire sympathique aux yeux de certains, mais incapable de détenir les leviers économiques et intellectuels sans lesquels il est futile de rêver d'autonomie. Trop de complaisance et de nivellement par le bas détruit une culture encore plus efficacement que la pire politique d'assimilation. À quelle ombre de culture allons-nous continuer de nous accrocher, si nous sommes ignorants et analphabètes et si nous ne possédons pas les outils nous permettant d'être compétitifs en-dehors de la dépendance canadienne?

Robert Patry dit :
15 février 2014 à 19 h 42 min

La petite élite nationalo-séparatiste continu à vous manipuler comme vous avez été manipulé par l’église pendant des siècles. Lorsque les Français nous ont abandonnés en quittant les berges de la Ville de Québec avec leur queue entre leurs jambes, ils ont laissé derrière eux des habitants affligés d’un complexe d’infériorité. L’église et aujourd’hui les séparatistes ont trahi les canadiens français devenus aujourd’hui québécois, en manipulant ce complexe pour les isoler et mieux les contrôler. On nous a fait croire depuis toujours que le Québécois était faible, inférieur au peuple Anglais qui nous avait conquis et que le gouvernement devait s’occuper de lui en lui donnant un statut spécial parce qu’il était distinct à cause de cette infériorité. Les Québécois ont et continuent de gober cette foutaise comme le Kool-Aid de Jim Jones. Ce complexe national d’infériorité nous a été légué par nos ancêtre et continu à affliger le Québec jusqu’à ce jour. J’ai compris le non-sens de cette tactique politique lorsqu’un jour des complexés revendiquaient à haute voix un statut spécial pour les Québécois et le premier ministre à l’époque Pierre Trudeau leur a répondu que d’accepter un statut spécial ne ferait que prouver que le Québécois était moins égal aux autres citoyens du pays et que le gouvernement devait le soutenir afin qu’il soit égal. Trudeau avait dit qu’en étant francophone il n’était pas inférieur aux anglophones et n’accepterait jamais d’être perçu de cette façon. Cette journée là je suis devenu fédéraliste et j’ai réalisé comment les nationalo-séparatistes manipulaient les Québécois comme le faisait jadis l’église, pour mieux les contrôler.

Hélène Beaulieu dit :
15 février 2014 à 20 h 10 min

Plusieurs points soulevés dans l'analyse de Martin Lemay me rejoignent..

D'abord un gros bravo pour ceci: "Nous les plus vieux nous nous apprêtons donc à laisser aux jeunes générations une société vieillie, endettée, paralysée".

"Si rien ne change, leur principal défi sera d'expier l'indolence de leurs aînés et le projet d'indépendance du Québec leur apparaîtra comme un rêve archaïque de vieillards dépassés."

Entièrement, d'accord pour moins d'État et plus de privé et entièrement d'accord pour l'appréciation qu'il fait des Conservateurs à Ottawa.

Là où je débarque c'est quand il parle de la Charte des valeurs.. qu'il s'inspire des paroles sages de Pascal Bruckner..

L'islamophobie de Bruckner tout comme celle de Finkielkraut prend naissance dans leur vécu tourmenté. Ce sentiment est légitime pour eux!

Mais je ne comprends vraiment pas cette communion de sentiments de nos intellectuels québécois, qui ont évolué en Amérique du Nord et non en Europe. Des cicatrices psychologiques laissées par les dérives nationalistes européennes du début du 20ème siècle, voyons donc!

Vincent Géloso a écrit une chronique cette semaine dans laquelle il nous livre les détails d'une étude détaillée sur la démographie musulmane dont la bulle se dégonfle partout sur la Planète.

Cette analyse rejoint celle qui apparaît dans le livre "Puissances d'hier et de demain, l'État du monde 2014.

La Charte des valeurs se fonde sous de fausses prémisses et trompe les Québécois. La menace islamique mérite des nuances pour le Québec.

Richard Martineau accuse aujourd'hui la Presse de mener une croisade anti-Charte. Il devrait se garder une p'tite gêne..

Les débats dérangent encore au Québec mais ils sont devenus incontournables. Le livre de Jocelyn Létourneau, intitulé "Je me souviens" a échappé à la censure des nationalistes.

Les Québécois ont enfin la possibilité d'évaluer les deux écoles de pensée.. Un sondage très éclairant sur les...

Hélène Beaulieu dit :
15 février 2014 à 20 h 10 min

Oups! un sondage très éclairant sur les jeunes Québécois et l'Histoire...

Pierre Bouchard dit :
15 février 2014 à 20 h 24 min

En appuyant le propos de Nelson. Il faut dire ici qu'on ne voit pas l'ombre d'une coalition de l'indépendance dans la démarche de M.Lemay puisque la gauche radicale comme la social démocrate sont voué toutes deux aux gémonies. Comment monsieur Lemay a t-il pu être député péquiste considérant que le PQ est un parti plutôt centre gauche selon sa tradition même si celui de Mme Marois se rapproche maintenant du centre droit? Et encore centre droit n'est pas néolibéral genre conservateur ou caquiste! Une autre démarche doit être proposée que celle libertaire libéral dont celle de l'historien Gilles Laporte: Le -patriotisme, un rempart contre la corruption et la collusion- article dans un des sites d'actualité québécois.

Voici cet extrait significatif d'un rassemblement: (...) Assumer la dimension morale de la pensée nationale n’implique évidemment pas de renouer avec son expression religieuse ou même en soi culturelle. En choisissant de remettre de l’avant des vertus comme l’honnêteté, la probité, le dévouement et le don de soi, on ne fait rien d’autre que de reconnaître les plus nobles attributs de la nature humaine a fortiori du contrat social et de l’appartenance nationale. Il est donc temps de se défaire de nos scrupules et de revendiquer ces vertus en apparence surannées, mais sans lesquelles le sentiment national est incomplet, inassumé, semblable à un souverainisme stérile. Souverainisme stérile ? Osons le mot pour décrire cette affection moderne consistant à renier son identité au nom d’une ouverture rassurante à l’Autre tout en revendiquant la souveraineté du Québec pour des raisons purement techniques ou utilitaires. L’idée de souveraineté est intangible sans le nationalisme et la nation n’est légitime qu’à travers les valeurs qui la maintiennent forte et unie. (.....)

Voie de la souveraineté démocratique dépassant gauche, droite.

sco100 dit :
15 février 2014 à 20 h 44 min

Je crois ne jamais avoir vu d'aussi longues questions lors d'une entrevue. C'est assez insolite.

Pierre Bouchard dit :
15 février 2014 à 21 h 03 min

Parler de vertus donc de responsabilité comme le fait G.Laporte comme j'en fais référence dans mon commentaire précédent comme élan collectif indépendantiste et remède à la corruption c'est déjà plus subtil que d'opposer une minorité de souverainistes responsables autonomes et de droite contre un soi disant peuple à la mentalité d'assistés ivres de dépendance sociale et politique parce que la révolution tranquille aurait dégénéré dans l'assistanat de masse en réalité sinon en fantasmes d'attrait pour un État tuteur. On peut bien être libertaire libéral dans ses opinions encore que ceux qui n'en sont pas devront le dire haut et fort d'autant que toute idéologie qui met trop l'accent sur une -perversion- possible est d'autant suspecte.

Et en l'occurrence tout discours qui prétend se déterminer comme souverainiste libertaire est un contre sens parce que l'État démocratique repose sur l'indépendance de son peuple qui passe par un État. De Gaulle en France n'a cessé d'agir selon ce dessein d'un État et pays souverain tout en appliquant aussi en France la voie du keynésianisme en 1945 qui ne laisse pas le marché tout contrôler.

Le néolibéralisme ne croit pas à la responsabilité, il croit à l'intérêt individuel qui ferait hypothèse: l'intérêt général. Chez le souverainiste libertaire, l'autonomie, la responsabilité se confondent avec un individualisme brut. Voici une théorie politique en plein brouillard.

Nelson dit :
15 février 2014 à 21 h 29 min

EST-T-IL NORMAL QU'UN SOUVERAINISTE DEMANDE VOTER PAR LA DROITE HARPERIENNE FÉDÉRALISTE REJETÉ MASIVEMENT PAR LA ''VAGUE ORANGE'' ?

La souveraineté est une question de langue maternelle intra-utérine, d'identité biologique et culturel, pour sauver la langue-culture-identité du Peuple Québécois, pour la survie du fait français en Amérique, ET TOUT ÇA N'AI RIEN À VOIR AVEC COMBIEN D'ARGENT LES GENS ONT DANS LES POCHES, ou être de droite ou de gauche.

Beaucoup des gens semblent avaler sans réfléchir les campagnes de terreur de la droite et ont peur de mourir de faim s'il n'y a pas des coupures dans l'aide sociale, infirmières. médecins, professeurs, préposés aux malades, policiers, pompiers, hôpitaux, etc, etc.

Finissons avec l'État providence GRATUIT pour les riches et les bien nantis, et nous aurons assez d'argent pour payer dette, déficits, stimuler économie et création d'emplois.

Jippy dit :
15 février 2014 à 21 h 58 min

« les responsabilités familiales et individuelles.» C'est la clé de compréhension de notre mal-être social. À l'origine de la dé-responsabilisation individuelle tout azimut: la Gauche syndicale et les professeurs athées (Polyvalentes, CEGEP et Universités). Le bal est parti en 1964 avec la mollesse d'un Lesage, Johnson, Bertrand et Bourassa. René a tenté de renverser la vapeur en 1979 avec la fameuse grève à la STCUM mais encore là... le fameux deal (J-R Boivin, chef de cabinet et ti-Louis Laberge FTQ) après le saccage de la Baie-James fut le couronnement, l'apothéose de l'irresponsabilité! Quant à la famille, le cassage est survenu en 1968 (rejet du catholicisme, avortement libre et gratuit, divorce sans conséquence financière jusqu'en fin des années 1980). Il faudrait parler du ravage des Bourgault, d'Allemagne, Miron et Vigneault et autres disciples jusqu'en 2014...

Gripette dit :
15 février 2014 à 23 h 25 min

Nous avons un député du Bloc québécois. C'est André Bellavance. Très apprécié il sera réélu quelque sot le destin du parti.

La défaite des dernières élections est l'aboutissement d'un long processus de conditionnement de l'opinion qui a commencé à s'exprimer il y a à peu près une dizaine d'année. Il s'agissait de dire redire et re-redire à l'infini que le Bloc est impertinente.

finalement ça a marché. Tout le monde le moindrement allumé savait pertinemment que Jack Layton était entré dans la phase préliminaire de l'agonie. son cancer des os suivant son cancer de la prostate s'était manifesté juste avant le déclenchement des élections. Beaucoup ont fermé les yeux. Et comme les québécois sont sensibles à la souffrance, ils se sont rués sur Jack,le gars avec qui on prendrait une bière. Et ça a donné l'hécatombe.

Mais ça ne veut pas dire que le Bloc n'est pas pertinent. Autrement pourquoi les vert? Quand est-ce qu'ils vont prendre le pouvoir les vert d'après vous?

Et même le NPD. Jack est parti, et Mulcair c'est un gars qui s'est battu de toutes ses forces contre la Loi 101. C'est un fédéraliste centralisateur Mulcair. Aux prochaines, Jack étant devenu un ange la très grande majorité des poteaux vont s'écrouler. Il reste quoi? Trudeau? Soyons sérieux voulez-vous, Trudeau...

Alors il reste le Bloc comme valeur sûre. Parce s'il est une chose que l'on sait, c'est que le Bloc il est là essentiellement pour nous. Les autre sont là pour eux. C'est ça la différence. Et c'est pourquoi je vais encore voter pour André Bellavance si ça se présente.

Sonia b dit :
15 février 2014 à 23 h 26 min

@ Pierre Bouchard En effet la seule façon de donner de soi c'est d'habiter un soi qui nous a été offert en valeur par l'acceptation des autres par la sécurité qu'ils nous ont offert par l'émancipation, par la reconnaissance personnelle...qui offre à l'autre le même droit parcequ'il est acquis donc transférable ... On fait une société forte autrement que par la domination...

Gripette dit :
15 février 2014 à 23 h 39 min

@Hélène Beaulieu

Vous écrivez «La Charte des valeurs se fonde sous de fausses prémisses et trompe les Québécois. La menace islamique mérite des nuances pour le Québec.»

Désolé mais votre assertion est aussi fausse que la fausseté que vous prétendez dénoncer. Où est votre démonstration madame Beaulieu ? Ce que vous dites n'est pas crédible.

Quant à La Presse, il faut être et sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte qu'il n'y a dans tout le journal que deux journalistes d'opinion qui sont en faveur. Marie Claude Lortie et Pierre Foglia. Les deux avec bémol de temps à autres.

Tout le reste à l'unanimité de l'Équipe éditoriale aux journalistes chroniqueurs sont contre. Toutes les lettres d'opinion dont j'ai pu prendre connaissance depuis le début du débat sont contre.

C'est exactement ça le portrait de la Presse de Gesca madame Beaulieu. Vous dites non? Prouvez-le. Prochain coup je vais vous sortir la lettre qui a été envoyée à Rima Elkouri et qui détaille justement ce biais avec démonstration et preuves à l'appui.

Sonia b dit :
15 février 2014 à 23 h 41 min

@ Nelson Je parle français .... Quand je vais à Montréal et que le vendeur dans la boutique ou que la ou le serveur, serveuse au restaurant ne peux me répondre en français ... Je quitte la boutique ou le restaurant. En groupe en plus cela porte à conséquence ... Pas de revenu...pas de commerce... Je ne suis pas toujours gentille et conciliante ... La loi 101 ne sert à rien si je ne la respecte pas!

Sonia b dit :
15 février 2014 à 23 h 51 min

@ Nelson Je ne veux pas et ne souhaite pas de coupures dans le service direct à la clientèle ... Infirmière pompier etc... Par contre les régies régionales , les commissions scolaires qui transfèrent leurs charges sur les directeurs qui ne peuvent plus occuper leurs fonctions premières embourbés dans la paperasse administrative est... C'est à revoir ... Réviser un budget c'est simplement se débarrasser du superflus sans se priver de récompenses légitimes. De plus la santé et l'éducation n'est pas une dépense c'est un investissement. J'ai donné personnellement à une maman qui avait un enfant handicapé.. J'ai prêté de l'argent à un voisin prestataire de l'aide sociale et le même soir ils commandaient du restaurant avec l'argent que je ne dépensait pas en restaurant pour assurer une stabilité à ma famille ... Voyez- vous la différence ?

Sonia b dit :
16 février 2014 à 0 h 14 min

@ Gripette Non je ne veux pas Trudeau ... Je ne connais pas André Bellavance... Je vais aller voir... Merci pour l'information

Réjean Guay dit :
16 février 2014 à 0 h 38 min

@MBC Ni de gauche , ni de droite , l'indépendance vient du coeur... @Hélène Beaulieu Êtes-vous devenue la publiciste de Jocelyn Létourneau ? Son dernier livre aurait échappé à la " censure nationaliste " ? Ben oui , La Presse en a fait un compte rendu ... une chance que ce journal a contourné cette " censure nationaliste " ! Madame , les programmes d'histoire depuis 1970 et les enseignants en histoire n'ont pas attendu ce spécialiste d'une histoire du Québec et du Canada sans conflits et multiculturaliste pour enseigner les différentes interprétations historiques . Cet individu est atteint d'un antinationalisme complètement irrationnel et primaire ; êtes-vous atteinte du même mal ?

Stève Michelin dit :
16 février 2014 à 1 h 42 min

Vous savez quoi; tout ça me fais penser à un curseur se promenant de droite a gauche à la recherche d une harmonie des contraires ou une oscillation d une tonalité qui n arrive pas a se conclure parce quelle reste sur un même plan, soi binaire.Vos terme de coalition reste de type dualiste ou algébrique et non de type géométrique donc dirigé vers le haut. Parce qu il sont mis à plat maintenus inertes , ou réduits à être des instruments de classifications donc non organiques .Les termes de recentrage sociale démocrate modernisant ses idées sont plutôt des fuites en avant.Toute création ou singularité demande une assimilation une délectation de l esprit qui lui ne crée rien mais prolonge les lien vitaux ou commun ou moeurs ou habitude de vie en communauté et seul quelques uns drainé par ses liens étroits devindront des inspirations .Nietzsche ; on a voulu monté le cou au peuple.Ou encore; chez le peuple l appétit vient en mangeant, jusqu a s en gaver l estomac.L individu maitre de sont destin ou le miroir aux alouettes, comme si nous créions l air que nous l on respire. Demandons nous plutôt si nous avons une capacité de résilience/ ; comme cette ville d Espagne au bord de mer ayant reçus maintes fois des assauts et ayant reconstruit à chaque fois par dessus les décombres une ville luxuriante/; ou capital vital ou vertu qui serait l équilibre entre deux excès opposés. Après le refus c est la démesure.Surtout que ce monsieur nous parle des grandes valeurs humaine fondant au soleil quand il s agit de haute culture etc Vraiment on aime quand ça brille ou le jamais vu les prouesse soi de vitesse , de record les découverte aux quatre coins de l univers mais nous restons les deux pieds dans la vase.L Humaniste Athée tourne à vide, George Steiner, ou l homme qui se nourrit de ses propres entrailles.

jackwood dit :
16 février 2014 à 5 h 40 min

Certain que les Québecois doivent voter conservateur aux prochaines élections fédérals. Les conservateurs sont les seuls qui ne veulent pas de hausse de TPS, nie d`impôt fédéral et ça pour les entreprises et les citoyens. Les conservateurs ne veulent pas non plus mettre en place des programmes sociaux nationaux. De plus les conservateurs ne sont pas à la solde des syndicats nie des écologistes. Et j`espère qu`on aura un parti au Québec qui imitera les conservateurs à Ottawa.

Robert Morin dit :
16 février 2014 à 7 h 31 min

Excellent comme analyse. La dépendance à un prix dont seule la liberté peut nous affranchir. Cette liberté dont parle M. Martin commence dans le cœur, dans notre identité de peuple en évolution. Nous sommes un grand peuple et nous pouvons être fiers de ce que nous sommes tout en continuant à se remettre en question dans nos choix. Je sens une maturité dans le nationalisme de M. Martin. Merci.

Sonia b dit :
16 février 2014 à 8 h 35 min

Remarque ce n'est pas en votant bloc que l'on va avoir une écoute raisonnable si les conservateurs demeurent majoritaires dans les intentions de vote...

alain maronani dit :
16 février 2014 à 8 h 53 min

Ah la censure au JDM pour MBC quand on fait le lien entre la fétichisme de l'état et l'apparition du neo-fachisme....

2 fois ce ne peut être un hasard...

LPB dit :
16 février 2014 à 9 h 56 min

@Gripette...mme Marois a bien dit...voter du bon bord ..non...alors

Mireille Deschênes dit :
16 février 2014 à 9 h 58 min

Génial c'est ce qui manque au Québec des gens pour nommer les choses mais le plus gros handicap est la diffusion d'un discours qui ferait échos dans la population pour contrer la désinformation et la propagande anti-indépendantiste. Le nationalisme a été confisqué par cette idée que l'économie doit marcher sur des roulettes pour enfin nous libérer d'un carcan qui empêche les Québécois de se réaliser pleinement. Oui l'indépendance est liée a une société en santé économique mais c'est d'abord et avant tout une fierté d'être ce que nous sommes un peuple différent de tout les autres peuples, pas pires, peut-être pas mieux (?) mais un vrai peuple.

Gripette dit :
16 février 2014 à 13 h 45 min

@ LPB

Je ne sais pas vraiment ce que vous voulez dire. Mais disons que de toutes façons je pense qu'il faut voter selon ses convictions. Maintenant, pour former ses convictions il faut analyser la situation. Et quand on est en train d'élire un gouvernement, il me semble que l'on doit appuyer un parti ou un candidat qui nous semble orienté vers la défense de nos intérêts collectifs puisque les législateurs prennent des décisions qui ont des effets sur l'ensemble des gens.

C'est ce que je pense. Et donc pour moi le bon bord c'est l'intérêt du Québec.

C.D. dit :
16 février 2014 à 15 h 15 min

Le prochain chef du bloc québécois devrait être Mathieu Bock Coté. Ça nous prend quelqu'un d'articuler et qui a du charisme. Il est le candidat idéal. Ce serait une excellente expérience pour lui et un digne représentant de ce que nous sommes. De plus le nom du parti devrait être changé pour le" parti du peuple québécois." Harper a bien reconnu l'existence du Peuple Québécois. Il est temps qu'il soit représenté sur la scène fédérale par un parti. Il devrait être possible pour lui de faire des alliances avec les autres partis fédéralistes . De cette façon, on pourrait avoir un certain contrôle sur l'agenda politique ce qu'on a pas présentement.C'est ce qui se fait normalement dans les autres pays démocratiques. L'alternative c'est de voter pourTrudeau ou Mulcair ce qui serait un genre de suicide politique. Le NPD n'a rien fait pour défendre le Québec. Je ne pense pas que Trudeau soit un défenseur du Québec, loin de la. Donnons une réelle alternative aux Québécois lors des prochaines élections fédérales mais avec un Chef qui a réellement du charisme et qui défend les choix du Québec à Ottawa.Je ne pense pas qu'on puisse avoir un référendum sur l'avenir du Québec dans un proche avenir.

F.Therrien dit :
17 février 2014 à 8 h 39 min

Totalement en désaccord avec la critique de notre social-démocratie faite par Martin Lemay. Mes ancêtres se sont installés en plein bois en Abitibi, en 1933, et malgré tous leurs efforts et leur sens très développé des responsabilités, leurs vies n'avaient rien à voir avec les grands rêves de M.Lemay.

Le Bloc ??? Le plus beau cadeau que les souverainistes aient jamais fait au système fédératif. La soupape par excellence !