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Finances puliques | Médecins

Québec songe à réduire le salaire des médecins

réjean hébert
SIMON CLARK/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux

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Le gouvernement Marois songe à réduire les conditions salariales «généreuses» des médecins pour équilibrer les finances publiques.

«Il y a toujours moyen de s’asseoir et de voir comment les médecins peuvent faire une contribution pour pouvoir continuer de financer convenablement le système de santé», a lancé Réjean Hébert, mardi midi, avant d’entrer au caucus de son parti.

Le ministre de la Santé trouve que l’ancien gouvernement libéral «a été très généreux» envers les médecins et qu’il y a lieu de s’interroger sur le futur.

«Ce qui m’intéresse, c’est plus le futur que ce qui s’est fait dans le passé», a-t-il expliqué aux journalistes.

7 milliards en 2016

Les 20 000 médecins inscrits au régime public ont reçu près de 5,7 milliards $ en 2012.

La facture va attendre près de 7 milliards en 2016.

«La capacité de payer des citoyens est limitée et il faut examiner cet enjeu à la lumière de la capacité de payer des Québécois», a expliqué le Dr Hébert, qui est lui-même médecin.

Le ministre va voir à la suite du dépôt du budget Marceau mercredi «s’il y a lieu» de négocier avec les médecins. L’an dernier, le ministre avait rencontré les médecins pour étaler les augmentations salariales. «Ça n’a pas été fructueux», a-t-il admis.

Augmentations annuelles

Il croit que la question que l’on doit se poser est: «Quelle est la capacité de payer des Québécois et combien on peut mettre dans les conditions salariales des médecins?»

Les ententes avec les médecins comprennent des augmentations annuelles de près de 9 %, soit 500 millions de dollars.

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