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Justice | Prédateur sexuel

Une traque sans relâche qui dure depuis sept ans

Les détectives Nadine Vincent et Annie Morissette.
Photo le Journal de Montréal, Marc Pigeon Les détectives Nadine Vincent et Annie Morissette.

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L’arrestation du prédateur Georgescu a couronné une traque sans répit de sept années au cours de laquelle des détectives tenaces ont joué d’audace et d’imagination pour coffrer le suspect.

Depuis 2007, les victimes du maniaque de Brossard s’accumulaient. Toutes des femmes, âgées de 13 à 29 ans. Des victimes qui craignaient toujours de croiser à nouveau leur agresseur, ou pire, qu’il vienne chez elles. Plusieurs ont modifié leurs habitudes de vie, refusant d’emprunter les transports en commun, avec les impacts qu’on peut imaginer sur leur vie quotidienne.

Au fil des ans, les détectives de l’équipe des crimes à caractère sexuels (ECCS) de la police de l’agglomération de Longueuil, dirigée par la lieutenante-détective Dominique Dufour, ont mis en œuvre diverses stratégies pour permettre à ces victimes de pouvoir continuer à vivre une vie tranquille.

«Tous les soirs, quand tu t’endors, tu te demandes si quelque chose t’a échappé», illustre la détective Nadine Vincent.

On a demandé aux patrouilleurs d’ouvrir l’œil pour repérer des voitures correspondant à la sienne. Plus de 100 suspects ont été ciblés et on a requis l’ADN de tous, pour analyse. Négatif.

Sans se décourager, on est passé par un brainstorming impliquant tous les détectives du poste, pour sortir des idées d’enquête novatrices.

« C’est bien lui ? »

Puis, en novembre dernier, l’information qu’elles attendaient tant est entrée au poste, pointant vers Georgescu. L’enquête est passée à la vitesse Grand V et on lui a enfin passé les menottes vendredi dernier. Puis, on a informé les 11 victimes de l’arrestation du suspect.

«Êtes-vous vraiment sûres que c’est bien lui?», demandaient, incrédules, certaines d’entre elles.

«Notre paye, c’est d’appeler les victimes pour le leur annoncer», lance la détective Annick Roberge.

«C’est très satisfaisant de leur dire: “Arrête de t’inquiéter, tu peux maintenant marcher sur la rue sans problème”», ajoute sa collègue Éliane Drouin.

L’arrestation, survenue le jour de la Saint-Valentin, un vendredi de surcroît, avait quelque chose de particulier.

Parions que bien qu’elle ait passé plusieurs semaines à se préparer en vue de l’interrogatoire du suspect, la détective Annie Morissette avait sans doute rêvé d’une Saint-Valentin différente de celle passée en sa compagnie.

La police demande maintenant au public de communiquer avec elle s’il dispose d’informations au sujet du suspect: 450 463-7211.

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