/homepage
Navigation
L’ABC des bonnes manières

Plans de cigogne

Plans de cigogne
illustration benoit tardif, colagene.com

Coup d'oeil sur cet article

Maman s’absentait quelques jours et revenait à la maison avec un nourrisson dans les bras. C’était tout simple: la cigogne avait livré son délicat fardeau. Aujourd’hui, les ventres bien rebondis s’exposent fièrement, car il n’y a pas eu d’époque au Québec où on ait autant souhaité que des volées de cigogne parcourent le ciel.

Maman s’absentait quelques jours et revenait à la maison avec un nourrisson dans les bras. C’était tout simple: la cigogne avait livré son délicat fardeau. Aujourd’hui, les ventres bien rebondis s’exposent fièrement, car il n’y a pas eu d’époque au Québec où on ait autant souhaité que des volées de cigogne parcourent le ciel.

Une affaire de famille. Les résultats sont positifs? Savourez cette nouvelle ensemble et attendez quelques semaines avant de l’ébruiter. Ensemble encore, créez un événement familial autour du bébé à naître: une fête dont la future maman et son bedon encore invisible sont les stars. Puisqu’on est dans l’émotion suscitée par les générations qui se suivent, le patronyme qui se perpétue et autres, ce n’est pas la place des amis.

Et mon employeur ? Futurs parents, renseignez-vous sur vos droits et sur les politiques de l’entreprise et attendez le troisième mois de votre grossesse pour en aviser votre employeur. Prévenez qui de droit en vous souvenant que ce plan de cigogne s’inscrit dans une relation professionnelle. Vous n’avez pas à sauter au plafond; lui non plus. S’il est mécontent, ne vous laissez pas impressionner. Il s’en remettra.

C’est quelque chose, non ? À moins qu’un autre miracle nous ait échappé, un jour ou l’autre, tout le monde est né! Toutes les mères sont passées par là! Épargnez-nous vos bouffées de chaleur, nausées, courbatures et fringales et, à moins d’être vraiment malade, n’attendez de faveurs de personne. Pire, vous affronterez peut-être même de l’indifférence ou de l’envie.

Enfin, délivrée. Accoucher est une expérience formidable. La délivrance est toujours pressante et incontrôlable, il n’existe pas de règles de politesse en matière d’accouchement. Il est permis de crier et de se lamenter. Cette fois et cette fois seulement.

Le décrire. À moins que l’accouchement ait eu lieu dans un taxi ou dans des circonstances qui l’aient rendu fameux, on n’en parle pas sinon, peut-être, à sa mère. On n’en décrit pas les péripéties aux amis et on ne montre à personne d’autre qu’à l’enfant devenu grand la vidéo de l’événement. Les photos du bébé naissant sont captivantes pendant une toute petite minute, ne l’oubliez pas.

- Avec la collaboration de Marie-Diane Faucher 

Sur le même sujet
Commentaires