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Connaître son peuple

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J’avoue mon heureux étonnement aux réactions à mon premier blogue. Je souhaitais des lecteurs allumés, je suis servie. Et ravie. Cependant, je m’étonne des conseils que l’on a la gentillesse de me donner. Ces mises en garde, entre autres contre des réactions brutales, grossières ou stupides. Comme si j’ignorais le phénomène.

Je suis prémunie contre des «snipers» qui tirent à vue pour le plaisir pervers de se sentir puissants. Rien ne m’a été épargné au cours de ma carrière en termes d’insultes et d’offenses à ma personne. C’est le prix à payer pour affirmer ses convictions et une certaine idée du Québec qui repose sur mon lien passionnel avec ce pays plus métaphorique que réel. D’ailleurs, ce sera le thème de ma chronique de samedi.

L’amour magnifie tout. Et c’est parce que j’aime les Québécois que je vis douloureusement parfois, j’en conviens, leurs errances et leur absence de mémoire. Leur indifférence à la qualité de la langue, parlée par exemple au prétexte que «c’est not’ langue et qu’être Québécois, c’est parler de même».

Pour ceux qui l’ignorent, je ne suis pas née à Outremont. Mon enfance s’est déroulée sur les trottoirs et dans les ruelles du nord de la ville où je me battais contre les garçons de ma rue. Mon univers, c’était atypique. Dans ma famille, les femmes buvaient et claquaient leur mari lorsqu’elles estimaient qu’ils racontaient des niaiseries. Des femmes fortes, mal engueulées qui me protégeaient de la dure réalité de ma vie de petite fille inquiète.

J’aime les gens qui m’accostent dans la rue. J’aime qu’on m’interpelle sur mes écrits, mais «j’insupporte» l’attaque à ma personne et la grossièreté qui me ramène à mon enfance douloureuse mais aussi exaltante.

Chers lecteurs, méfiez-vous de la perception. Sachez lire entre les lignes. Un journaliste s’informe ce matin de la rumeur me concernant. Je me présenterais dans Outremont aux élections qui s’annoncent. Un seul hic. Il ne sait pas pour quel parti! Eh bien, c’est ça ma réussite. Ne jamais me laisser enfermer dans la dichotomie. C’est ma conception du journalisme. Au-dessus de la mêlée. Pour élargir la vision afin de mieux comprendre.

33 commentaire(s)

Rene JL Lefebvre dit :
21 février 2014 à 15 h 01 min

Je suis heureux d'apprendre que vous allez contribuer au Journal de Montréal. J'ai souvent lu vos articles ailleurs et je me réjouis pour ce journal de votre arrivée. C'est un plus pour le Journal de Montréal dans ses pages. Vos opinions et vos analyses apporteront un point de vue différent souhaitable pour nous tous. Il est bon de voir que vos analyses auront une plus grande diffusion. Merci pour votre souci de la langue française bien écrite. RJL

Christiane Fournier dit :
21 février 2014 à 15 h 40 min

Enfin le Journal de Montréal nous permettra de vous lire par le truchement d'un blogue. Vos opinons me consolent. La médiocrité domine partout dans les médias. Votre rigueur intellectuelle propose un modèle différent de toutes les bêtises que je peux entendre. Habituée de lire d'autres quotidiens (La Presse et le Globe and Mail) je ferai un détour par le JdM à cause de vos billets.

Longue vie à votre blogue Madame!

Gagnon jean claude dit :
21 février 2014 à 16 h 41 min

Pour avoir lu tous vos livres je tiens en plus à vous dire que vous faites bien de nous dire nos vérités...tant sur la langue que sur notre Histoire et histoire aussi...J'ai regardé cette émission que la SRC présente le lundi soir (je ne veux pas nommer le titre afin de ne pas leur faire de publicité).On a jeté aux orties toutes nos signes ostentatoires et on a très bien fait...Dans mon cas je suis athée depuis l'âge de 13 ans et j'ai plusieurs décennies depuis ce temps .Je sais,cependant,reconnaître le travail titanesque fait par nos communautés religieuse.Il y a eu certes des erreurs graves commises par ces gens-là mais le positif l emporte largement sur le négatif.

Je vous verrais très bien vous présenter dans Outremont,comté loin d'être facile a moins d'être d un parti qui ne répond plus du tout aux besoins de notre Nation.Ce serait même excellent que vous alliez rejoindre Pierre Karl Péladeau et Martine Desjardins.Ça brasserait comme on dit dans la cabane.Je souhaite vivement que tout cela se concrétise tant pour vous que pour les deux autres mentionnés.

DevilinDisguise dit :
21 février 2014 à 17 h 57 min

Quelle belle surprise!

Je serai vraiment très heureuse de vous lire!

Je rêve de vous avoir sur Twitter, si vous y êtes; ce serait possible?

:)

André Beaulieu dit :
21 février 2014 à 18 h 02 min

"Au-dessus de la mêlée. Pour élargir la vision afin de mieux comprendre."

Madame, je suis une de vos très très vielle connaissance de Cartierville, Je suis en accord avec votre analyse du monde journalistique, cependant il faudrait ajouter à votre texte la phrase "pour que le citoyen passe à l'action" ou pour "prendre une décision" Si le peuple ou le citoyen ne fait que supputer nous tournerons en rond pour pour l'éternité. Merci de votre présence André Beaulieu

Yvon dit :
21 février 2014 à 18 h 15 min

«J'insupporte» l'attaque à ma personne et la grossièreté ! Que vous avez raison raison.

Yves dit :
21 février 2014 à 18 h 28 min

''Un journaliste s’informe ce matin de la rumeur me concernant. Je me présenterais dans Outremont aux élections qui s’annoncent.''

Lancez-vous pas en politique, c'est dans les médias qu'on a besoin de vous, avec votre franc parler en politique, on dirait de vous que vous êtes une 'loose canon'' .

Alain Michaud dit :
21 février 2014 à 19 h 22 min

Bravo, on en a bien besoin... Se maintenir au dessus de la mêlée.

francois dit :
21 février 2014 à 19 h 41 min

vous - êtes une battante,qui en a vu pas mal de choses

je vous fais confiance,votre blogue sera nous charmer,nous fâcher,nous faire réfléchir,

nous virer à l'envers,mais avec vous l'indifférence n'est pas votre tasse de thé,donc

continuez à nous étonner dans votre nouvel aventure

Nelson dit :
21 février 2014 à 20 h 13 min

La psy cognitive-comportamental nous dit :

Nous n'avons rien à voir avec ce qui sort de la bouche des autres, les paroles des autres, les attitudes des autres à notre égard, ou des attitudes des gens.

Rien ni personne a du pouvoir sur nous, sauf le pouvoir que nous les donnons.

Même s'il y a beaucoup des gens que m'insultent, rien ne change à ce que je suis, ce que j'ai accompli, et ce que je vaut comme personne. Ça ne me dérange absolument pas.

Surtout en sachant qu'il y a beaucoup des gens assez dérangés dérangeants qui participent dans les réseaux sociaux. Beaucoup vomissent leurs frustrations, douleurs, rage.

Luc dit :
21 février 2014 à 20 h 24 min

Et bien, vous ne vous faites pas attendre bien longtemps Mme Bombardier. Tout juste le départ d'un blogue et voilà des rumeurs d'élections à votre égard.....Mais si c'est bien le cas, avec quel parti ? Si mon flair ne me dupe pas, je trinquerai toujours à l'intelligence de vos propos et commentaires mais quant à mon vote là.....j'en suis moins certain mais j'accepterais sans désagrément de me tromper.....

dit :
21 février 2014 à 21 h 25 min

Bravo madame et continuée à écrire dans les médias on a besoin de vous et de vos réflexions éclairantes.

Hélène Beaulieu dit :
21 février 2014 à 21 h 37 min

Mme Bombardier, ne vous lancez surtout pas en politique.. Il vaut mieux que vous restiez au-dessus de la mêlée.

Je suis une de vos lectrices assidues.. " Vieillir avec grâce!" Vous savez le faire si bellement!

Que ce soit "Nos hommes", "Ouf", "Une enfance dans l'eau bénite", "Edna, "Irma et Gloria", "L'Anglais", j'ai toujours éprouvé un plaisir certain à vous lire..

Cela dit, je suis fière d'être québécoise, j'aime ma langue française. Par contre, ce que je trouve de plus en plus difficile à supporter c'est le climat malsain de division entre francophones qui perdure encore et toujours.

Mes convictions fédéralistes font de moi une traître à la Nation.. C'est tellement ridicule!

"Le patriotisme c'est aimer son pays, le nationalisme c'est détester celui des autres." (Charles De Gaulle)...

Je pense que les artistes, journalistes ou écrivains qui se tiennent au-dessus de la mêlée manifestent ainsi leur respect envers leurs publics ou leurs lecteurs.

Bravo! Mme Bombardier.. votre présence sur les blogues ne pourra qu'élever le niveau des débats

Claude Poulin dit :
22 février 2014 à 0 h 01 min

Bonne nouvelle! Sachez que, le moment venu (il viendra certainement), je serai à vos côtés, pour lutter contre les "snipers" que l'on sait. Courage.

Jacques Fortin dit :
22 février 2014 à 8 h 37 min

Madame je dois vous avouer mon admiration pour vos écrits, votre franc-parler. Je partage votre amour de ce peuple. Mais cet amour n'est pas aveugle et me cause tout comme à vous parfois des tourments. La qualité du français même de certains universitaires fait pitié à voir lorsqu'il est écrit et encore plus lorsqu'il est entendu. Notre humour est non seulement grivois, mais parsemé de jurons, de sacres qui à chaque coup déclenchent une pluie injustifiée de rires. Où est la finesse du propos? Étant moi-même d'un milieu modeste dont je suis fier, nos parents avaient un savoir-vivre, une tenue qui aujourd'hui en feraient rougir plus d'un. C'est à croire que la machine à remonter le temps, nous a conduits à peine plus loin que les frontières de l'homme de Cro-Magnon. A vouloir trop faire simple, on finit pas faire dure... Merci pour vos propos qui rehaussent nos débats. Jacques Fortin, prêtre modérateur.

Claude Poulin dit :
22 février 2014 à 9 h 31 min

Ne retenir que le dernier. Merci CP

Bistango dit :
22 février 2014 à 9 h 33 min

Le Journal de Montréal fait de en plus mouche... Bienvenue.

Joëlle dit :
22 février 2014 à 9 h 53 min

C'est avec des femmes comme vous que je me cultive. Avec des femmes comme vous, le Québec à des chances de se faire confiance justement.

Merci madame Bombardier.

Denis Mercier dit :
22 février 2014 à 10 h 12 min

«c’est not’ langue et qu’être Québécois, c’est parler de même».

Je me demande pourquoi des gens qui voudraient se faire un pays resteraient inféodés à d'autres pour ce qui est de la langue et de ce qui est acceptable ou non quant aux mots employés dans leur propre pays ? Et pourtant, c'est la politique séparatiste. (et je ne suis pas...)

Je veux donner tout de suite un exemple concret de mon sentiment face à cette question. J'ai un modeste forum sur le web et alors que j'ai voulu parler de l'anniversaire de quelqu'un, j'ai parler plutôt de sa fête. Il s'est trouvé une Française pour me mener en bateau en me parlant du saint du jour de la date que j'avais mentionné alors qu'un Québécois aurait tout de suite compris de quoi je parlais.

Et j'ai participé à pas mal de forums français on va dire et l'ethnocentrisme y est évident. Tout ce qui n'est pas français pour eux ce n'est pas bon. Ça m'énerve ! je trouve tout à fait normal qu'on ait notre façon de parler et notre accent à nous. Je crois qu'on devrait avoir même notre dictionnaire et notre propre académie pour s'occuper de notre langue. Il y a des mots et des textes de rappeurs français complètement incompréhensibles pour l'oreille d'un Québécois ou même d'un Français et je ne suis pas sûr du tout qu'on évolue dans le même sens du point de vue de la langue.

Bon, je sais que vous avez reçu un prix pour la défense de la langue française, que vous êtes reconnue pour ça etc. Je trouve ça très bien pour vous et on ne peut pas nier les trésors dans la littérature française non plus, mais moi je crois et je veux que la langue soit la chose la plus libre qui soit.

René Lévesque qui se servait admirablement de la sienne et que le niveau de langage n'a jamais empêché de parler aux ouvriers ou à qui que ce soit, a eu honte de vouloir contraindre d'autres gens quant à la manière dont ils pouvaient s'exprimer et ça vous le rappeler vous-mêmes dans une conférence sur youtube.

Jacques Chartrand dit :
22 février 2014 à 11 h 07 min

Madame Bombardier, je vous résumerais en deux mots : intelligence et courage. Le Québec manque de personne comme vous.

Yvon dit :
22 février 2014 à 11 h 25 min

Mme Bonbardier, pour élargir notre vision afin de mieux comprendre ce qui se passe dans les fondations au Québec, devrions nous demander à la juge Charbonneau d'enquêter sur l'élitisme de nos conseils d'administration? Des dons amassés par une fondation qui devaient initialement servir à acheter de l’équipement à l’Hôpital du Sacré-Cœur servent maintenant à opérer des patients au privé. ÉRIC YVAN LEMAY JdM

Noel Doucet dit :
22 février 2014 à 11 h 43 min

Après la lecture de votre chronique du 22 février, je ne peux que vous féliciter de votre franchise et de votre courage. Comme vous, j'adore le Québec mais très souvent je le trouve "tout croche": langue bâtarde, pauvreté endémique, "chicanes" mélodramatiques perpétuelles à propos de tout et de rien (laicité, souveraineté, ...), système de santé et d'éducation défaillants, etc..sans parler de collusion ou corruption. ".Québécois de souche" revenu au Québec depuis 15 ans après quelque 30 ans d'enseignement en Ontario, comme vous, je suis en mesure de constater les différences entre notre société et celle du ROC mais il est impossible d'en discuter car on souffre ici de narcissisme, de chauvinisme, de nombrilisme crasse qui bloque tout changement. Un exemple? J'ai beau répété que je paie 35% plus d'impôt parce que je vis au Québec au lieu de vivre en Ontario, on ne trouve pas ça scandaleux, on ne pense pas à changer les choses, non, on me dit de déménager si je ne suis pas content. Belle attitude d'un peuple ignare!

Nelson dit :
22 février 2014 à 12 h 25 min

Hélène Beaulieu dit :

'' Mes convictions fédéralistes font de moi une traître à la Nation.. C’est tellement ridicule! ''

Hélène, vous savez que la survie de la langue, culture, identité, l'existence même du peuple québécois, de la Nation, du fait français SONT MENACÉS.

Entourés de 370 millions d'anglophones, à côté de USA, avec une immigration massive, ET STRATEGIES CLAIRES de la majorité anglophone canadienne d'assimiler le Québec, POUR GARDER LE CANADA UNI, pour sauver le Canada.

La Question Nationale et la question de la Charte sont semblables, POUR OU CONTRE la survie du Québec français, pour ou contre les femmes, l'égalité des femmes, non à la discrimination des femmes.

Il faut se brancher pour la survie de sa langue maternelle et de sa condition féminine, dans le cas des femmes (et des hommes normaux) , non ?

Sans identité les québécois deviendront des légumes, et sans respect , les femmes n'existent pas.

Une question shasperienne en faite : ÉTRE OU NE PAS ÊTRE.

Pierre Chiasson dit :
22 février 2014 à 12 h 39 min

Bonjour Mme Bombardier, j'espère que nous allons avoir le plaisir de vous lire longtemps! Dans mon cas, je suis tombé sous votre charme la fois que vous êtes venue à Gatineau, au Salon du Livre de l'Outaouais. Ce n'est peut-être pas la seule fois, mais vous y étiez avec votre mère et toutes deux cherchiez votre chemin pour aller au Palais des Congrès. À la seconde où je vous ai reconnue, je me suis porté « volontaire » pour aller vous reconduire et ces quelques minutes en votre compagnie m'ont fait connaître une personne qui gagne certainement à être connue. Ça doit faire un bon 15 ans de cela. Vous vous êtes fait un « fan »pour la vie!

Nelson dit :
22 février 2014 à 14 h 52 min

Denise, j'ai écoutait l'entrevue de Homer Roy avec vous sur le sujet concernant que il y aurait trop de sacres, trop des gens qui sacrent au Québec.

Je constate que les sacres, le langage grossier, le langage vulgaire, dérange beaucoup plus les femmes que les hommes.

Il n'arrive presque jamais que des hommes se font de reproches entre eux concernant le langage ordurier, le sacrage, les vulgarités, au contraire, ça les fait rigoler pas mal, en général. Il a comme un langage de confrérie, de solidarité male, convivial, de bon camarade , et une sorte de défoulement aussi ( recommandé par certains psy, d'ailleurs) .

Les femmes se sentent insultés en général par TOUT LE LANGAGE VULGAIRE, même si c'est n'est pas adressé à elles personnellement.

Est-ce que les pères ne reprochent pas systématiquement les garçons que se laissaient aller dans le langage '' ne parle pas comme ça devant ta mère...ou sœurs ''.

Comme s'avait le langage de gars et le langage des filles, quelque part.

Dit autrement, les pères disent à leurs fils : ''fait pas de la peine à celle que t'as donné la vie et torché ton derrière ''.

Mère, mère il y a une seule, et on prend soin..........(femmes)....parce que te donnent la vie et assurent ta vie par après. Approchez vous- pas à des bebes lions ou bebes ours !!!!

Les latinos disent qu'ils aiment se marier avec des vierges pendant le jour, et des p...... en privé. Survie génétique et sexualité. Eros qui combat tanatos.

Pour compliquer les choses, le pire insulte est le sexe des femmes. Surtout celui de la mère, de ta mère. Bien sur, l'origine de la vie, DE MA VIE, on niasse pas avec ça.

Au Québec on est vulgaire avec des choses religieuses, mais ça demeure que juste nommer le sexe de la femme ( surtout avec un mot vulgaire), provoque des fortes explosions.

Psy, à la rescousse svp.....testostérone ?.......male soldat guerrier défenseur femelles et petits ? (Toutes les espèces).

Denis Mercier dit :
23 février 2014 à 7 h 54 min

"Je constate que les sacres, le langage grossier, le langage vulgaire, dérange beaucoup plus les femmes que les hommes."

D'accord avec ça. Ça dépend ou l'on place la vulgarité peut-être. Voici une définition du mot trouvé sur le web :

"La vulgarité est ce qui caractérise le langage et le comportement du bas peuple, aux yeux de ceux qui estiment ne pas en faire partie."

Contrairement à ce que prétend la théorie des genres dont on parle ces temps-ci, moi je crois qu'il y a des différences innées entre les hommes et les femmes. Les scientifiques nous disent que les hommes seraient bons pour prévoir la trajectoire d'un objet dans l'espace et les femmes seraient bonnes dans tout ce qui touche au langage. Ça fait partie des complexités de la nature .

Or "Prévoir la trajectoire d'un objet" c'est apparemment la qualité qu'il faut pour faire de la politique. J'en tire comme conclusion qu'on ne devrait pas obliger les femmes à faire de la politique si elles ne veulent pas, ce n'est pas dans leur nature. un peu comme on devrait pas forcer papa à porter une jupe.

Bon, on a une femme comme première ministre et moi entk j'ai toujours trouvé que cette vision avait quelque chose de vulgaire. Le mot "vulgaire" s'est comme imposé à mon esprit avant toute autre analyse comme si j'avais vu Harper en jupe. Une sorte de révélation quoi ! et je ne sais même pas si c'est le mot précis mais pour moi, elle est l'image de la vulgarité. Or même les humoristes que Madame Bombardier blâme pour la vulgarité de leur langage, c'est très rare moi que je les trouve vulgaires !?

Il faut croire que le langage n'est pas tout ce qui définit la vulgarité. Il y a une finesse et même une sagesse parfois dans l'esprit des humoristes qu'on peut saisir même au travers des sacres qui définit une aristocratie et il y a une sorte de distance avec la vertu dans ce que transporte le langage étudié de la première ministre qui définit le bas peuple.

Jean-Pierre Simard dit :
23 février 2014 à 9 h 27 min

Je viens de découvrir votre site madame Bombardier. Merci d'être une Québécoise et d'être capable de prendre la parole. D'être en mesure de vous exprimez dans un français international. Je n'ai pas cette facilité, mais j'essaie de m'améliorer davantage. J'aime vos commentaires et votre franc parlé. Votre manière de vous exprimez demeure toujours polie et va droit au but. Quand au langage du peuple québécois, Nous parlons constamment de conserver notre langue française et notre culture qui fait de nous un peuple distinct. J'apprécierais que mon peuple fasse l'effort d'améliorer de quelques pourcentage son niveau de culture et de connaissance du français. afin d'avoir une meilleure représentativité.

Bien à vous madame Bombardier. Jean-Pierre Simard, Chicoutimi

Jean-Pierre Simard dit :
23 février 2014 à 9 h 29 min

Je viens de découvrir votre site madame Bombardier. Merci d'être une Québécoise et d'être capable de prendre la parole. D'être en mesure de vous exprimez dans un français international. Je n'ai pas cette facilité, mais j'essaie de m'améliorer davantage. J'aime vos commentaires et votre franc parlé. Votre manière de vous exprimez demeure toujours polie et va droit au but. Quand au langage du peuple québécois, Nous parlons constamment de conserver notre langue française et notre culture qui fait de nous un peuple distinct. J'apprécierais que mon peuple fasse l'effort d'améliorer de quelques pourcentages son niveau de culture et de connaissance du français, afin d'avoir une meilleure représentativité.

Bien à vous madame Bombardier. Jean-Pierre Simard, Chicoutimi

Hélène Beaulieu dit :
23 février 2014 à 15 h 37 min

Mme Bombardier, je vous invite à lire la chronique de Mathieu Bock Côté, ce 23 février 2014 intitulé "La violence et ce que nous n'osons en dire".

Serait-ce à dire que si on ne votait pas du "bon bord", faudrait pas se surprendre que la Rue reprenne ses droits!!

Denis Mercier dit :
23 février 2014 à 18 h 38 min

À Hélène B,

Le plus beau pays du monde est le pays ou l'on s'aimerait les uns les autres. Le pays ou personne ne se sentirait supérieur à cause de sa race ça parle du Canada ou une personne peut avoir raison contre l'oppression d'une majorité et du multiculturalisme donc.

On ne contraindra jamais l'amour et la bonne volonté et on aura toujours des MBC parmi nous. Heureux les pauvres d'esprit disait le Christ...

Pourquoi n'est-on pas capable de réaliser ce pays idéal ? Est-ce que Denise Bombardier a des vraies solutions pour nous mener vers le pays idéal ?

Au départ, je crois que Denise Bombardier a pour objectif d'aimer et de satisfaire Denise Bombardier et a des solutions pour Denise Bombardier et c'est très bien comme ça, je veux dire: on a pas à charge Denise Bombardier tout de même. c'est une personne qui tire des revenus de ses activités et qui paye des impôts.

Ça a l'air un peu futile et réducteur comme ça de dire ça mais c'est important. C'est important surtout pour Denise. pour son estime d'elle-même. Je suis sûr qu'elle est d'accord avec ça parce que ce qu'on aime chez Denise Bombardier c'est qu'elle a raison comme une enfant égoïste. et pourquoi elle a raison ? - Parce qu'en toutes choses, elle prend le partie de parler pour elle-même et de donner son sentiment teinté par son ego.

On paye pour le ressenti unique de Denise Bombardier au fond et le ressenti unique de "chose" lui ne vaut rien. Madame B est un personnage que le public s'est inventé et que Denise nourrit pour qu'il la nourrisse.

Quel rapport avec la vérité vraie ? -aucun, "C'est comme ton ombre que tu regardes. pensant que c'est toé mais c'est pas toé, ton ombre te suit, suis la donc pas."

Denise Bombardier ne prendra jamais position au Québec sur des sujets ou elle pourrait perdre la moitié de son intérêt parce que ça affaiblirait Denise bombardier. Mais se poser en experte de la question québécoise en France, ça oui c'est moins...

hélène beaulieu dit :
24 février 2014 à 11 h 36 min

Nelson, cessez votre discours réducteur. Vous avez vos convictions, les autres ont les leurs..

La diversité humaine amène aussi la divergence d'opinions.. La Liberté de les exprimer, c'est une des raisons de mon attachement au Canada.

J'aime autant le Québec sinon plus que vous. Donc sa survie m'importe. J'ai la profonde conviction que la menace d'extinction du peuple québécois réside davantage dans le repli de l'indépendance que dans l'appartenance au grand ensemble canadien.

Le travers des nationalistes c'est qu'ils ne supportent pas que l'on pense autrement.. Eux! ils savent!

Je regrette mais quand une cause n'arrive pas, sans devoir recourir à des pièges, à convaincre une majorité de la pertinence de l'indépendance, le message est clair.

Mais selon les nationalistes c'est qu'on n'a pas compris.. Il faut donc éduquer... Tellement méprisant!

Lise Moga dit :
26 février 2014 à 17 h 33 min

Bienvenue Mme Bombardier. Je vous lis depuis un moment et très souvent, je me sens en symbiose avec vous. Votre fierté, pour une langue où les scories n'ont pas de prise, m'enthousiasme. J'ai été élevée par une mère, ex-enseignante, formée chez les Dames Ursulines et ce n'était pas de tout repos que de frayer, à travers la culture "pure laine" d'un milieu régional. En première année, dès les premières syllabes, j'ai déjà perdu le droit de monter "à la tête" pour avoir épelé mire: m ( èm ) i r e, au lieu de m ( eum ) i r e. Je m'en suis remise par la suite. Mes enfants ont connu la même difficulté: on leur reprochait le mot juste, la prononciation adéquate et l'abondance du vocabulaire; parler dialecte aurait été tellement, tellement plus facile. En réponse à certains qui s'identifient à leur projet de société, je réponds que pour moi, le pays idéal est celui qui ne place pas à l'avant plan, les frontières, les limitations de liberté et qui revalorise le feuillage tout en reconnaissant l'importance des racines. Je n'ai rien contre le creusage pour découvrir ses racines, mais j'ai plus de réserve pour les contenir, car j'ambitionne d'être plus qu'un bonsaï, à force d'être mise à l'étroit, ce qui forcément freine l'essor. Donc, j'ai déjà mis en évidence mes tendances, et j'espère que le respect réciproque permettra à chacun de s'exprimer avec tout ce qu'il est, sans avoir à s'excuser de sa différence. Merci pour cet espace de partage ensemble. Lise Moga

Luc dit :
28 février 2014 à 15 h 50 min

Comment s taire:

Je n'apprend qu'à l'instant ou presque, votre arrivée avec l'équipe du JdeMtl, et que votre présence aura l'avantage d'éclairée les débats..... au moment oû les élections sont sur le point d'être déclanchées.

Je ne crois pas au hasard, mais comme on dit, à la guerre comme à la guerre.

J'ai déjà commencé à faire plus attention de la façon dont j'écris!, sûrement qu'en vous lisant j'aurais l'occasion de m'enmieuter ;-)

Au plaisir de vous lire

HYS