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Les dépenses atteignent plus de 37 milliards $

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Photo Archives/ AGENCE QMI Le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

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Alors que le ministère de la Santé prévoit que ses dépenses s'élèveront à 37,4 milliards $ pour l'année en cours, certains estiment que l'augmentation des dépenses freinera l'économie du Québec à long terme.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a rendu publics ses «comptes de la santé», un document qui dresse le portrait de l'évolution des dépenses et des sources de financement du réseau de la santé depuis 2011.

Sans surprise, on constate que les dépenses en santé augmentent d'année en année. Alors qu'elles représentaient 34,1 milliards $ en 2011, le gouvernement s'attend à ce qu'elles atteignent 37,4 milliards $ à la fin de l'année en cours, soit une augmentation de près de 10 % en trois ans.

Durant cette même période, les dépenses des établissements de santé n'ont cessé d'augmenter, passant de 16,6 milliards $ en 2011, à 17,1 milliards $ pour l'année en cours.

On apprend également que le gouvernement fédéral assume un peu plus de 20 % des dépenses en santé du Québec, puisqu'Ottawa transfère cette année la somme de 7,6 milliards $.

Au total, le réseau de la santé représente 10,2 % du produit intérieur brut du Québec.

«Hypothéquer l'avenir»

Plus tôt cette semaine, le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, s'est montré particulièrement inquiet par rapport à l'augmentation des dépenses du réseau dans la santé.

«Les dépenses représentent 42,9 % des revenus totaux du Québec. Si rien n'est fait, on va passer à 61 milliards $ en 2030. C'est presque 70 % des revenus totaux. Autrement dit, le gouvernement du Québec va devenir un ministère de la Santé», avait-il illustré lors d'un point de presse.

D'après M. Dorval, la croissance des dépenses à long terme aurait pour effet d'hypothéquer la croissance économique du Québec.

Le Québec dans la moyenne

Toutefois, André-Pierre Contandriopoulos, professeur en administration de la santé à l'Université de Montréal, est d'un avis différent.

«Le Québec et le Canada sont dans la moyenne des pays développés en terme de dépenses en santé. Si on n'augmente pas les dépenses, il faudra mettre des gens dehors ou encore diminuer les salaires», explique le spécialiste.

Par ailleurs, ce dernier estime que le vieillissement de la population ne devrait représenter que 1% de la hausse des dépenses, qui devraient normalement augmenter de l'ordre de 4 ou 5% par année, selon lui.

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