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Appels d’urgence

Le 911 adapté pour les sourds et muets

texto 911
photo Courtoisie M. Therrien, Directrice

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Les personnes qui ne peuvent pas parler ou entendre pourront bientôt appeler le 911 à Montréal en cas d’urgence.

Les personnes qui ne peuvent pas parler ou entendre pourront bientôt appeler le 911 à Montréal en cas d’urgence.

«Aucune personne avec un trouble de l’audition n’avait les moyens de rejoindre le 911 jusqu’à maintenant, commente Monique Therrien, directrice du Centre québécois pour la déficience auditive. Pour nous, c’est essentiel, c’est un grand pas qui est fait pour la sécurité de ces personnes.»

Voici la façon de procéder: une personne appellera la centrale d’appels sans avoir à parler. Elle sera déjà inscrite sur une liste qui indique qu’elle ne peut pas entendre ou parler. Le préposé identifiera son numéro de dossier et commencera à lui texter des messages en anglais ou en français.

Pour savoir si la situation est urgente, le préposé va poser des questions simples par messages textes.

«Si quelque chose arrivait à mes enfants ou à d’autres personnes, je pourrais être utile au même titre que les autres dans les situations d’urgence», indique Alain Turpin atteint de trouble de l’audition et père de trois enfants. L’homme de 43 ans a participé au projet pilote lancé en 2012 à Montréal pour tester ce nouveau service.

«J’ai fait des simulations de situations d’urgence comme des incendies, des vols ou des accidents avec mon cellulaire et je devais commenter le travail de la préposée aux appels», poursuit M. Turpin.

Après deux ans de tests, les compagnies de téléphones cellulaires sont prêtes à offrir gratuitement ce service aux utilisateurs ayant des troubles de l’audition. Pour ces derniers, il suffit d’avoir un téléphone mobile compatible avec ce service et de s’inscrire auprès de son fournisseur.

Des appels plus longs

Mais les centrales d’appels d’urgence à Montréal ne sont pas totalement prêtes. «Il faut adapter nos systèmes pour que les préposés reconnaissent les appels par messages textes», assure Pierre Foucault, chef de section formation policière du SPVM.

«On sait aussi que les appels d’urgence par messages textes vont être plus longs», explique-t-il.

Il estime qu’un appel d’urgence par texto peut durer jusqu’à 20 minutes, contre une moyenne de deux minutes pour un appel vocal.

À long terme, ce service gratuit sera accessible partout au Canada.

 

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