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Comptoirs en libre-service: «gaspillage» d'un million $, dit l'opposition

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Photo Archives / AGENCE QMI Marc-André Gadoury

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MONTRÉAL – L'implantation de puces électroniques dans les livres des bibliothèques montréalaises en vue de la généralisation de comptoirs en libre-service aurait dû se faire à l'interne plutôt que par une entreprise privée, déplore l'opposition officielle à la Ville de Montréal, qui y voit un véritable gaspillage de fonds publics. 

Un contrat de 1 million $ a été accordé lundi par le conseil municipal à la compagnie 3M Canada pour affecter une vingtaine de personnes à la conversion des quatre millions de documents des bibliothèques des 19 arrondissements de la ville.

«C'est du pur gaspillage, a dit Marc-André Gadoury de Projet Montréal. C'est le type de dossier où on aurait pu le faire avec nos propres employés pour moins cher.»

M. Gadoury a cité en exemple la nouvelle bibliothèque Marc-Favreau, dans Rosemont-La Petite-Patrie, où dit-il, les puces ont été installées par le personnel de l'établissement. 

Implantation rapide

Si la Ville a préféré attribuer un contrat à une firme plutôt que de faire effectuer le travail par ses employés, c'est pour s'assurer que l'implantation se fasse dans les meilleurs délais, dit-elle.

«La raison pour laquelle on a opté pour un contrat à l'externe, c'est pour avoir la force de frappe. C'était pour réaliser l'implantation dans des échéanciers agressifs», a fait savoir Harout Chitilian, responsable de la réforme administrative, de la Ville intelligente et des technologies de l'information.

L'opération de conversion commencera dès le mois prochain et devrait s'échelonner jusqu'en mars 2015.

Autres tâches 

Dans les documents de la Ville, on indique qu'il est prévu de convertir trois bibliothèques à la fois dans un même arrondissement. 

Une fois les ouvrages convertis dans une bibliothèque, on procédera à l'installation des équipements, puis au réaménagement des bibliothèques en prévision de l'installation des comptoirs en libre-service.

À terme, la Ville estime que 90 % des opérations de prêt et de retour se feront par les usagers, ce qui permettra de libérer les bibliothécaires et de les affecter à d'autres tâches.

«Il va y avoir des retombées générées par la libération de nos employés et ces effectifs seront réorientés vers d'autres usages, notamment l'animation des espaces», a mentionné M. Chitilian.

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