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L’ange gardien

L’art de ne pas trop en révéler

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Les journalistes étaient bien embêtés après avoir vu L’ange gardien. Comment décrire à nos lecteurs ce drame volontairement déroutant, qui met en vedette Guy Nadon et Marilyn Castonguay, sans dévoiler des éléments cruciaux de l’intrigue?

Les journalistes étaient bien embêtés après avoir vu L’ange gardien. Comment décrire à nos lecteurs ce drame volontairement déroutant, qui met en vedette Guy Nadon et Marilyn Castonguay, sans dévoiler des éléments cruciaux de l’intrigue?

Le faire risquerait de gâcher le plaisir des cinéphiles qui iront voir ce film hivernal et sombre réalisé par Jean-Sébastien Lord.

En rencontre de presse, les journalistes ont donc passé la patate chaude au cinéaste. Jusqu’où peut-on aller sans brûler le(s) punch(s)?

«C’est un défi qu’on a nous aussi, a répondu Lord en rigolant. Je dis toujours que c’est l’histoire de Normand, un gardien de nuit, qui prend sous son aile Nathalie, une jeune femme qu’il a surprise en train de voler dans l’immeuble dans lequel il travaille. On suit l’évolution de leur relation à travers les nuits d’hiver.»

DES SECRETS BIEN GARDÉS

C’est à peu près tout ce que révèle le cinéaste quand il décrit son film. Pour éviter que les secrets s’éventent, il a même donné de fausses indications aux acteurs lors des auditions.

Pour sa part, Guy Nadon, qui joue Normand, affirme s’être fait embarquer à cent milles à l’heure quand il a lu le scénario de Lord.

«Comme un acteur qui en a vu d’autres, je pensais deviner dans quelle direction il allait. Mais j’étais toujours étonné. J’ai marché. Le plus drôle, c’est que j’avais lu le scénario un an avant qu’ils aillent chercher du financement pour tourner le film. Quand je l’ai relu, je me suis encore fait attraper à la fin.»

Malgré tout, on peut dévoiler que Nathalie (Castonguay) partage sa vie avec un ex-détenu au comportement violent (Patrick Hivon). Quant à Normand, c’est un ancien policier qui souffre de problèmes cardiaques qui l’empêchent notamment de regarder les matchs du Canadien de Montréal à la télé. Trop stressant, il se contente de la radio.

«C’est un bout du film qui est autobiographique. Mon grand-père était comme ça», indique Jean-Sébastien Lord.

TOURNAGE ÉPROUVANT

Le tournage n’a pas été de tout repos. Guy Nadon s’est blessé en glissant sur un trottoir lors du tournage d’une scène. Toute l’équipe a dû composer avec le froid glacial des nuits de janvier et février. Le mercure avoisinait souvent les -30 degrés Celsius.

De son côté, Patrick Hivon devait tourner une scène où son personnage commet un geste irréparable et sanglant. Mais ce ne fut pas l’aspect du film le plus difficile pour lui, raconte-t-il.

«C’était jouer le gars saoul sans tomber dans la caricature. J’ai donc passé un mois à regarder des Russes saouls à la vodka sur YouTube», raconte Hivon.


L’ange gardien prend l’affiche le 7 mars.

 

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