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Canton d’Orford

Amputée, Florence, 6 ans, impressionne

Amputée, Florence, 6 ans, impressionne
Photo COURTOISIE Florence Carrier, six ans, invite les gens à participer au Service des plaques porte-clés.

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Habitant le Canton d’Orford, la petite Florence Carrier, amputée à la jambe droite depuis l’âge de neuf mois, dévale les pentes du mont Orford, court au Triathlon de Magog et, bien sûr, va à l’école. Mignonne et brave, elle est devenue une porte-parole de l’Association des amputés de guerre.

Une jambe-prothèse pour le ski, une autre pour la piscine et les béquilles pour le repos. C’est comme un soulier à changer avec la croissance, sans compter les ajustements et les visites chez le prothésiste pour enfants (il n’y en a pas en Estrie). Voilà un aperçu de l’aide que reçoit Florence du Programme pour enfants amputés Les Vainqueurs.

Son père, Simon Carrier, apprécie les deuxième et troisième prothèses car « Le programme gouvernemental fournit seulement la prothèse de tous les jours », dit-il, se souvenant comme hier du jour où l’amputation de son bébé a eu lieu. Florence est née avec une malformation faisant en sorte que le péroné (os derrière le tibia) de sa jambe droite était absent. Son pied était également plus petit.

Les parents ont convenu avec les médecins que l’amputation faciliterait son développement et éviterait une série d’opérations. « Elle a appris à marcher à treize mois avec sa prothèse! », s’émerveille le fier papa.

Active et attachante, Florence a le goût de participer à toutes les activités de son école primaire Princess Elizabeth à Magog et elle n’évite pas les escaliers. Ses parents sportifs, dont sa mère, Lisa Gauthier, enseignante en éducation physique, l’encouragent beaucoup. Avec leurs deux autres enfants de quatre et deux ans, les sports font partie de la famille.

Florence en est à son troisième hiver à prendre des cours de ski au mont Orford. Elle y apporte sa jambe spécialement conçue pour ce sport : « Sa jambe est fabriquée selon la position prise en faisant du ski », explique son père, reconnaissant de l’aide reçue de l’Association des amputés de guerre.

Porte-clés essentiels

Depuis le 24 février et pour près d’un mois, les plaques porte-clés de l’Association des amputés de guerre sont acheminées par la poste dans les résidences. Les dons ainsi recueillis par ce service permettent notamment de financer du soutien à Florence et sa famille. « Chaque jambe représente quelques milliers de dollars », mentionne Kevin Lamy, coordonnateur de la promotion à la Division des communications de l’organisme qui ne reçoit aucune subvention gouvernementale.

Même leurs séminaires annuels gratuits pour les familles sont des plus appréciés. Ces week-ends permettent d’échanger avec d’autres qui vivent une amputation. « On s’échange des trucs », lance le père ajoutant que sa fille y retrouve aussi des amis.

 

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