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Restaurant: Les Grillades du Fort de Chambly pris une deuxième fois en quatre ans pour malpropreté

Restaurant: Les Grillades du Fort de Chambly pris une deuxième fois en quatre ans pour malpropreté

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 Si la vue paradisiaque du bassin de Chambly donne un cachet particulier au restaurant, on n’aurait pas pu en dire autant de la vue de sa cuisine. 

Sur son site web, le restaurant Les Grillades du Fort de Chambly promet «un savoureux menu composé d’ingrédients frais de haute qualité». 

 

 C’est peut-être vrai aujourd’hui, mais on pouvait douter de la fraîcheur des produits lors du passage de l’inspectrice du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation le 27 juillet 2011. Et aussi le 6 août 2009, parce que le restaurant du 1717 avenue Bourgogne n’en est pas à ses premiers démêlés avec la police de la salubrité alimentaire. 

 

 «L’inspectrice a exagéré. C’est du niaisage tout ça. Mon restaurant est toujours bien tenu», dit le propriétaire du restaurant, José Farinha. 

 

 Lors de sa visite, l’inspectrice a pourtant ordonné d’éliminer plusieurs aliments périmés jugés impropres à la consommation humaine, dont des viandes crues «avec mauvaise odeur et aspect grisâtre», écrit-elle dans son rapport. 

 

 Imbibé de gras 

 

 Le simple coup d’œil dans la chambre froide donne une idée de l’ensemble de l’œuvre. L’inspectrice remarque des aliments séchés et des «coulures noircies» sur les tablettes d’une pièce où on trouve plusieurs contenants d’aliments non recouverts. 

 

 D’ailleurs, il vaut peut-être mieux ne pas les recouvrir, du moins pas avec la pellicule plastique disponible dans le restaurant, car la boîte de pellicule «est imbibée de graisse et couverte de particules de nourriture séchée», écrit l’inspectrice dans son rapport d’infraction. 

 

 Et si les frites avaient ce petit quelque chose d’indescriptible qui leur donnait un goût unique, c’était peut-être dû aux résidus d’aliments et à la saleté noircie collée sur le coupe-frites installé au sous-sol. 

 

 Four noir 

 

 Mais c’est dans la cuisine que l’inspectrice en avait le plus long à dire. 

 

 Les photos prises des boutons du four, que le Journal publie sur son site web, donnent une bonne idée de l’état des mains des cuisiniers. Les boutons sont collants et remplis de coulures noircies. 

 

 Et le dessus du four semble avoir été victime d’une explosion tellement il est incrusté de saleté vieillie noirâtre. 

 

 Alors, on ne s’étonnera pas de voir l’état avancé de malpropreté du mur de céramique jauni de souillures de gras. Un petit échantillon en bon état confirme que sa couleur originale était blanche. 

 

 Il faut aussi voir les éclaboussures collées sur des plaques de cuisson propres et prêtes à servir selon l’inspectrice. 

 

 Cette visite faisait suite à une autre en 2009, où le restaurateur avait été condamné pour la même malpropreté, et aussi pour ne pas avoir fait les réparations nécessaires. On y voit entre autres des murs éventrés. 

 

 Le restaurant a été condamné à une amende de 750 $ le 12 décembre 2013. 

 Il faut attendre plusieurs mois après l’infraction pour qu’un juge entende la cause et rende sa sentence. Les détails de ces jugements ont ensuite été obtenus après avoir fait une demande d’accès à l’information. undefined