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Un Québécois pionnier de la comédie Hollywoodienne

Né dans les Cantons-de-l’Est, Mack Sennett a été une figure marquante du cinéma

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Nul n’est prophète en son pays. L’expression prend tout son sens dans le cas de Mack Sennett. Le Québécois est un des pères fondateurs d’Hollywood, il a découvert Charlie Chaplin et il a inventé la comédie burlesque. Pourtant, dans sa ville natale de Danville en Estrie, on ne retrouve pratiquement aucune trace du «Roi de la Comédie».

Nul n’est prophète en son pays. L’expression prend tout son sens dans le cas de Mack Sennett. Le Québécois est un des pères fondateurs d’Hollywood, il a découvert Charlie Chaplin et il a inventé la comédie burlesque. Pourtant, dans sa ville natale de Danville en Estrie, on ne retrouve pratiquement aucune trace du «Roi de la Comédie».

«C’est un des plus grands personnages du cinéma hollywoodien, mais si vous allez au restaurant du coin, personne ne le connaît», se désole Michel Plourde, maire de Danville.

Sennett a son étoile sur Hollywood Boulevard, un studio de Los Angeles porte son nom et l’on retrouve des milliers de documents à son sujet au centre d’archives de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences.

À Danville, où il est né en 1880, le seul monument en son honneur se trouve dans un parc minuscule. ll s’agit d’une chaise de réalisateur avec un porte-voix.

«C’est sûr que ça prendrait un monument plus imposant», admet le maire de la municipalité de 4000 habitants, où est aussi né l’ancien premier ministre du Québec Daniel Johnson.

«Il y a eu un festival Mack Sennett pendant deux ans, on souhaiterait le faire revivre», dit Daniel Pitre, historien de Danville, qui s’est donné comme mission de faire connaître le personnage.

«On aimerait aussi avoir une salle de cinéma à son nom et une exposition, on est en recherche de financement», ajoute-t-il.

Maître de la moquerie

Sennett a façonné la culture populaire américaine. «Il est sans contredit l’une des plus importantes figures du Hollywood des années 1910 et 1920», dit Lon Davis, historien du cinéma américain.

Ses blagues de pelures de bananes et de tartes à la crème ont en quelque sorte ouvert la voie aux Jim Carrey et Zach ­Galifianakis d’aujourd’hui.

Sennett a créé les «Keystone Cops», ces fameux policiers incompétents de qui tout le monde rigole.

«Se moquer des policiers, c’est très québécois de faire ça», dit Pierre Pageau, ancien professeur de cinéma de Montréal.

Il a aussi créé les «Bathing Beauties». Mettre des filles en maillot de bain dans une œuvre pour mousser la promotion est un concept qui a fait bien des petits.

Son héritage cinématographique est partout aujourd’hui. «Le film Home Alone, c’est du 100 % Sennett. Des films comme Beverly Hills Cops (ou des séries comme Brooklyn Nine-Nine du réseau Fox), c’est un peu la suite de Keystones Cops», conclut Pierre Pageau.

 

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