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Imagine Dragons

Imagine Dragons au Centre Bell: totale séduction

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Le groupe Imagine Dragons avait charmé le public québécois lors de son passage au festival Osheaga, l’été dernier. Lundi soir, la nouvelle sensation de l’heure a poursuivi sa grande séduction, cette fois sur les planches du Centre Bell.

C’était la première fois que Dan Reynolds et ses musiciens (Ben McKee, Wayne Sermon et Dan Platzman) se produisaient dans l’amphithéâtre montréalais, mais ce ne sera sans contredit pas la dernière.

Le groupe indie rock formé en 2008, à Las Vegas, dans le Nevada, a livré un concert à l’image de sa musique joyeuse et pimpante. Si l’appréciation du public est proportionnelle au niveau sonore qui régnait lundi soir, on peut dire que les jeunes admirateurs du quatuor ont passé une excellente soirée!

Un jeune public conquis

Dès la première pièce, Fallen, les spectateurs étaient debout et acclamaient bruyamment leurs nouveaux chouchous. L’entraînante Tiptoe a suivi. Déjà, le public entonnait en chœur le refrain. N’en fallait pas plus pour que les quatre dragons enflamment le Centre Bell.

«Je n’ai jamais vu une foule aussi incroyable que vous, a lancé Reynolds, avant d’être enterré par un déluge de cris et d’applaudissements. Je ne sais pas quoi dire, je suis vraiment sans mots. Merci beaucoup, Montréal!»

Moment magique pour Hear me, alors qu’une chorale improvisée de quelques milliers de personnes a pris le relais du chanteur.

Dan Reynolds et sa bande ont ainsi enfilé avec aplomb les pièces de leur premier (et unique) album, Night Visions, paru en 2012. De chanson en chanson, l’enthousiasme n’a fait que grimper.

Les spectateurs connaissaient sur le bout de leurs doigts les moindres pièces de leur répertoire.

Au-dessus de la scène trônait un imposant écran circulaire sur lequel défilaient tantôt des paysages, tantôt des images du groupe. À cela s’ajoutait une ribambelle d’effets lumineux destinés à en mettre plein la vue à un public déjà conquis

Puissants solos

Les trois musiciens ont tous eu droit à leurs quelques minutes de gloire, livrant chacun de convaincants solos. Reste que c’est la puissante envolée de guitare de Wayne Sermon qui a volé la vedette musicalement, donnant le coup d’envoi de la pièce Amsterdam.

C’est un Reynolds ému et sincère qui a dédicacé la très belle 30 Lives à un admirateur tragiquement décédé à l’âge de 17 ans. «Cette mort a remis en perspective les doutes et angoisses quotidiennes que je pouvais avoir», a-t-il dit.

Les tubes On Top of the World et Radioactive sont arrivés en fin de parcours, alors que la foule était debout et en redemandait, brandissant des bras à l’unisson.

Des dragons généreux

Devant les festivaliers d’Osheaga l’été dernier, Dan Reynolds s’était montré très bavard, ne tarissant pas d’éloges à l’endroit du public de cette grand-messe musicale. Lundi soir, il était tout aussi loquace et généreux envers les milliers de spectateurs réunis au Centre Bell, des jeunes pour la plupart. Il a même demandé à ce qu’on illumine la salle entre deux chansons, question de bien voir ses admirateurs.

On est sorti de ce concert séduit par la générosité de ces étoiles montantes du rock, la tête et les oreilles bien imprégnées par leurs pièces accrocheuses (et par les cris de leurs admiratrices en délire).

En première partie, les néo-zélandais The Naked And Famous ont frappé fort. Leurs mélodies indie rock, livrées par la douce voix de la chanteuse Alisa Xayalith, ont fait taper des mains et des pieds.

Pour Girls Like You, des centaines d’écrans lumineux papillonnaient dans les gradins. Le groupe a terminé son bref tour de piste avec son succès Young Blood, un joyeux délire de synthétiseurs.

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