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Datamark Systems

«No comment», dit un imprimeur qui fait 400 mises à pied

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SÉBASTIEN ST-JEAN / AGENCE QMI

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L’imprimeur Datamark Systems va fermer ses installations un peu partout au Canada, ce qui va entraîner la perte de 650 emplois, selon des sources consultées. Et c’est le Québec qui verra l’impact le plus important: environ 400 employés sont mis à pied, notamment à l’usine de LaSalle et à Boucherville.

Appelée à expliquer sa décision, la direction de l’entreprise n’a pas souhaité nous parler. «No comment», nous a répété quatre fois un dirigeant, Daniel Lapointe, après que nous ayons parlé à quelques employés sous le choc.

Une source nous a toutefois confirmé la séquence des événements. On a tout d’abord convoqué les employés à une réunion la semaine passée, puis on leur a annoncé la mauvaise nouvelle.

«On nous a signifié que les temps étaient durs et qu’on n’était plus capable de soutenir la production», nous a confié un travailleur.

L’imprimeur, qui avait été fondé il y a 36 ans, effectuait surtout la production d’imprimés pour le secteur des affaires, notamment des pochettes de presse, des autocollants, etc.

L’entreprise avait déjà annoncé une rationalisation à leurs installations de Boucherville l’an passé. Il a été impossible de parler avec le syndicat, la section locale 145 d’Unifor.

«Vraiment, nous ne sommes pas impressionnés, nous a confié notre source. Depuis une semaine, on savait que les choses ne tournaient pas rond. On a demandé des explications à la direction et aussi au syndicat. Il n’y a eu aucune transparence, les employés n’ont pas eu réponse à leurs questions.»

Le siège social de l’entreprise est situé à Laval, en périphérie nord de Montréal.

Aucun avis envoyé au Ministère

Même si les entreprises doivent envoyer un avis de licenciement massif 16 semaines avant les mises à pied, l’entreprise n’avait toujours pas contacté le ministère de l’Emploi mercredi.

Déjà, des employés ont perdu leur boulot vendredi dernier. Les mises à pied vont s’étaler pendant deux ou trois semaines.

Les travailleurs ne recevront pas de prime de départ. On leur a payé deux jours de travail et leurs vacances.

Les temps sont durs pour les imprimeurs. Le marché est moins attrayant et les marges ont chuté depuis quelques années.

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