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La politique-fiction

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Pauline Marois a choisi de convier les Québécois à un autre rendez-vous électoral. Nous aurons donc l’occasion d’écouter, discuter et débattre des visions de chacun des partis politiques dans l’objectif que le Québec se porte mieux.

Pauline Marois a choisi de convier les Québécois à un autre rendez-vous électoral. Nous aurons donc l’occasion d’écouter, discuter et débattre des visions de chacun des partis politiques dans l’objectif que le Québec se porte mieux.

Pourtant, nous avons tenu le même exercice à l’automne 2012, avec le résultat minoritaire que l’on connaît.

Nous devrions être heureux d’avoir l’occasion de faire les débats nécessaires pour que les solutions audacieuses qui font consensus soient rapidement mises en application par le prochain gouvernement. Hélas, il n’en est rien ou presque.

D’abord, parce que les priorités à privilégier ne seront pas les enjeux réels de cette campagne. Ensuite, parce que le Parti québécois a écrit son scénario de campagne électorale à l’avance: une élection où le thème de l’identité aura l’avantage de distraire la population de son bilan famélique, au moment où les mauvaises nouvelles s’accumulent, que les problèmes explosent et que le tissu social se désagrège sans que rien se règle concrètement.

Et, si les astres sont bien alignés, il pourra même se payer le luxe de nous faire miroiter l’arrivée d’un pays pour bientôt. Tout cela avec parcimonie et retenue, car il ne faut pas faire peur ni s’emballer trop vite. Tout est planifié, faut-il se le rappeler?

Car c’est de cela qu’il s’agit. À moins que les partis d’opposition réussissent à imposer les priorités réelles des Québécois dans la campagne, il sera question de la charte des valeurs québécoises et du rêve d’un pays à construire. Tout pour nous diviser et souhaiter obtenir une majorité à cette occasion.

Le Parti québécois a donc fait le pari suivant: pendant que la maison croule sous le poids de la négligence passée, ils se proposent de nous distraire en faisant de la politique-fiction.

Pendant ce temps

Le Québec ne fait pas abstraction des autres sociétés. Il évolue. Les problématiques du vieillissement de la population, de la santé publique, de la violence et de l’itinérance, par exemple, explosent littéralement. Pourtant, nos services publics peinent à remplir leurs rôles, et les coûts pour les maintenir ne sont pas contrôlés.

Notre économie a de la difficulté à se transformer et à se moderniser alors que notre productivité ralentit rapidement.

Faire des choix

L’occupation du territoire n’est plus une priorité au moment même où nos régions se vident de leur capital humain et que l’on néglige de mettre en place une exploitation véritable de nos ressources naturelles.

On énonce du bout des lèvres qu’il faut accentuer la création de la richesse. Encore faut-il qu’elle soit abondante et durable, mais surtout suffisante pour être partagée. Pourtant, on multiplie les freins à l’entrepreneuriat et aux créateurs d’emplois. La réglementation est trop lourde et les taxes et les impôts étouffent ceux qui, trop peu nombreux, doivent assumer le fardeau fiscal de tous nos choix collectifs.

Ce ne sont là que quelques-unes des priorités dont nous devrions débattre en campagne électorale. Parce que l’heure de faire des choix difficiles est venue, selon moi. Ou après la diffusion de l’œuvre de fiction du Parti québécois. C’est au choix.

 
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