/news/politics
Navigation
Lettre ouverte

La décision de Pierre Karl Péladeau de se lancer en politique «saluée» par les Duceppe, Parizeau, Landry, Larose, Doré

JDQ_Marois_ATR_03
Photo ANNIE T ROUSSEL / AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Les poids lourds de la politique québécoise Jacques Parizeau, Gilles Duceppe et Bernard Landry affirment dans une lettre ouverte que Pierre Karl Péladeau n’a pas à vendre sa part de Québecor Média pour faire de la politique active.

«Exiger de Pierre Karl Péladeau qu’il vende ses parts d’une entreprise fondée par son père nous semble excessif, d’autant plus qu’un tel scénario déboucherait sans doute sur la perte de contrôle, par le Québec, d’un fleuron de notre industrie culturelle et par le fait même, du siège social d’une entreprise à l’importance vitale», affirment les signataires, dont Lise Payette et l’ancien maire de Québec Jean-Paul L’Allier.

Rappelons que la Coalition avenir Québec et le Parti libéral du Québec exigent que M. Péladeau, actionnaire majoritaire de Québecor, qui possède Le Journal de Québec, Le Journal de Montréal et le groupe TVA, vende sa part de l’entreprise. Philippe Couillard a même ajouté mardi que ce dernier doit vendre ses actions «immédiatement», avant la fin de la campagne électorale.

Un massacre

«Ce serait un massacre pour lui et ses actionnaires, dont la Caisse de dépôt. C’est une erreur grave de jugement de la part de Philippe Couillard. Lorsqu’on vend sous pression, on ne peut pas négocier le prix», affirme l’ancien premier ministre péquiste Bernard Landry, contacté par Le Journal.

«Est-ce qu’il souhaite que Québecor, un des fleurons médiatiques du Québec, soit contrôlé à partir de Toronto ou de New York?», a ajouté M. Landry.

De l’avis des signataires, le fait de mettre sa part de l’entreprise dans une fiducie sans droit de regard est un geste suffisant. «Tous les journalistes surveilleront Pierre Karl Péladeau. Le commissaire à l’éthique va surveiller Pierre Karl Péladeau», affirme M. Landry.

«Pour le reste, la tradition va se poursuivre: lorsqu’une décision du conseil des ministres concernera les entreprises de M. Péladeau, il sortira», a-t-il conclu.

Commentaires