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Construction | Bureau de la concurrence

Le Bureau de la concurrence perquisitionne à Montréal

Les bureaux de Catcan
Photo agence qmi, Sylvain denis Les bureaux de Catcan, à Saint-Léonard, ont fait l’objet d’une perquisition menée hier par le Bureau de la concurrence du Canada.

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Des cartels de la construction auraient manœuvré à Montréal pour fixer les prix de contrats publics et truquer les processus d’appels d’offres, soupçonne le Bureau de la concurrence.

Des cartels de la construction auraient manœuvré à Montréal pour fixer les prix de contrats publics et truquer les processus d’appels d’offres, soupçonne le Bureau de la concurrence.

Des perquisitions ont été menées sur la base de ces allégations hier matin par le Bureau de la concurrence du Canada (BCC) dans plusieurs entreprises de construction de la grande région de Montréal.

Parcs et place publics, trottoirs, rues, conduites d’aqueduc et d’égouts sont les secteurs auxquels s’intéresse le BCC.

«On amasse des éléments de preuve visant à confirmer des allégations de fixation de prix et de trucage de contrats», a expliqué la porte-parole, Gabrielle Tassé.

Elle a aussi évoqué de «présumées ententes anti-concurrentielles» entre des entreprises de construction.

AIDE DE LA POLICE

Les agents du Bureau de la concurrence étaient assistés dans leur démarche de policiers de l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), de la police de Montréal et de la police de Laval.

L’enquête est toutefois conduite de manière indépendante par le BCC, nous a indiqué la police de Laval.

Les Entreprises Catcan et Canbec Construction sont deux des entreprises qui ont été visées par le BCC, selon des informations obtenues par notre Bureau d’enquête.

À midi, un employé de Canbec a confirmé que les policiers étaient toujours sur place pour aider à la collecte de documents.

QUATRE CARTELS?

L’existence de cartels dans le domaine de la construction fait l’objet de nombreuses rumeurs depuis les dernières années.

En 2012, devant la commission Charbonneau, plusieurs témoins, dont l’ex-entrepreneur Lino Zambito, ont décrit l’existence de non pas un, mais bien quatre cartels de collusion à Montréal: celui des trottoirs, celui des égouts, celui de l’asphalte et celui des parcs.

ACCUSATIONS POSSIBLES

La porte-parole du BCC a dit que les enquêtes de son organisme pouvaient mener à des amendes, mais aussi au dépôt d’accusations de nature pénale.

«Une fois que le dossier est complété, on le soumet au Directeur des poursuites pénales, qui peut choisir de déposer des accusations.»

 
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