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Hôpital Charles-Le Moyne

Les infirmières dénoncent des coupures de 15 millions $

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Photo Jean Laramée / Agence QMI Selon le syndicat, ces coupures annoncées à l’automne ont entraîné une dégradation des services aux patients du CSSS.

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LONGUEUIL – Plus d’une centaine de professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du syndicat du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne, ont manifesté mardi devant l’hôpital Charles-Le Moyne pour dénoncer des coupures de 15 millions $.

Selon le syndicat affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), ces coupures annoncées à l’automne ont entraîné une dégradation des services aux patients du CSSS, laquelle se poursuivra si rien n’est fait. Selon la partie syndicale, le nombre de professionnelles a diminué et les infirmières ne peuvent être remplacées lorsqu’elles sont malades.

«Sans nier qu’il faille gérer de manière responsable les budgets, nous croyons à la FIQ que l’on peut et que l’on devrait soigner humainement les patients plutôt que techniquement, comme on le fait quand les ouvriers usinent des voitures sur une chaîne de montage», a indiqué la présidente de la FIQ, Régine Laurent, qui a assisté à la manifestation.

Des infirmières surmenées

Pour le syndicat les compressions sont équivalentes à 68 000 heures de travail par année. Le syndicat se questionne sur cette décision, notamment quand les professionnelles en soins infirmiers ont effectué 114 000 heures supplémentaires annuellement au cours des trois dernières années.

Selon la présidente du syndicat du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne, Sylvie Le Gal, le constat est alarmant. Les professionnelles en soins infirmiers ont affirmé qu’il y avait un effet, non seulement sur eux, mais surtout sur les patients. «Quand vous enlevez quelqu’un sur le terrain. C’est clair que les soins, ils sont en retard», a déploré Mme Le Gal.

Cette dernière indique aussi que les compressions entraînent des conséquences négatives sur la santé des professionnelles. Certaines d’elles s’épuisent en écourtant leurs pauses et leurs repas pour éviter de mettre en danger les patients. Il y aussi de la détresse chez les salariées. Par exemple, en soins palliatifs, les infirmières doivent décider qui elles doivent soulager en premier. En oncologie, elles n’ont plus le temps pour la relation d’aide avec le patient.

«Ça les met en désarroi, pour elles c’est terrible de devoir faire des choix», a souligné Mme Le Gal. Pour survivre à ces conditions, des professionnelles vont choisir de travailler à temps partiel plutôt qu’à temps complet. «Ça cause d’autres problèmes», a ajouté Mme Le Gal.

Le syndicat attend de voir comment la situation va se dérouler avant de procéder à d’autres coupures.
 

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