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Humour

Poursuite de Mariloup Wolfe: Gab Roy songe à prendre une pause

L’humoriste a perdu tous ses annonceurs depuis décembre

Tout le monde en parle
photo Courtoisie Lors de son passage à Tout le monde en parle en décembre dernier, le rédacteur en chef du Voir, Simon Jodoin, avait défendu sa décision de collaborer avec Gab Roy.

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Face à une poursuite de 300 000 $ et à la perte de tous ses annonceurs sur son site web, Gab Roy avoue ne plus avoir envie d’écrire.

Face à une poursuite de 300 000 $ et à la perte de tous ses annonceurs sur son site web, Gab Roy avoue ne plus avoir envie d’écrire.

Ce n’est pas la première fois que Gab Roy se frotte à la justice et rien ne l’avait arrêté jusqu’à présent. Pourtant, la poursuite de 300 000 $ déposée par Mariloup Wolfe pour atteinte à l’image, à la vie privée et à la dignité semble l’avoir refroidi. En entrevue avec le Journal hier, il a avoué ressentir la pression. «Je n’ai plus le goût d’écrire sur mon propre site. J’ai les yeux du monde rivés sur moi. Les annonceurs ont crissement peur. Le moindre faux pas… Je suis inspecté à la loupe maintenant», dit-il.

Condamné d’avance

Sur son site web, le dernier billet a été publié en date du 4 décembre 2013. Depuis la publication de la fameuse lettre adressée à Mariloup Wolfe, qui lui a valu une poursuite, le blogueur a perdu tous ses annonceurs. «Honnêtement, ça a été un gros coup dans mes finances», mentionne-t-il.

Et peu importe l’issue du procès qui l’oppose à la comédienne, Gab Roy affirme être condamné d’avance. «Je suis condamné sur toutes les tribunes. Une poursuite du genre, ce n’est pas quelque chose que je peux me permettre, dit-il, surtout après la perte de mes annonceurs. Que je gagne ou que je perde, le résultat sur mes finances pourrait être le même.» L’humoriste n’exclut pas l’idée de «repartir à neuf» un jour. Mais, pour l’instant, il se donne le temps de réfléchir. Malgré tout, il ne remet pas en question son style d’humour. «C’est un choix que j’ai fait, indique-t-il. J’aurais peut-être pu prendre une direction plus mainstream, mais j’ai décidé de faire quelque chose qui me ressemble, qui est plus risqué et moins grand public.»

Trouble.Voir: c’est fini

Encore hier, Gab Roy annonçait sur Facebook avoir «perdu sa job». Sa job, c’était sa collaboration avec Trouble.Voir.ca, un site web qui regroupe plusieurs stars du web.

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné dans cette collaboration? «La ligne éditoriale, explique Gab Roy. Ce que j’avais envie de faire n’est pas nécessairement ce qu’ils avaient envie de voir.» Mais il insiste sur le fait que cette décision s’est prise à deux. «Ça devenait pesant pour moi. On peut pas mal dire que c’est d’un commun accord. Ce n’est pas quelque chose qui était très payant non plus», dit-il. En novembre dernier, dans un billet publié sur le voir.ca, le rédacteur en chef du magazine, Simon Jodoin, défendait sa décision de travailler avec Gab Roy. «Je devrais me repentir d’avoir accepté la candidature d’un sombre personnage du web, Gab Roy, qui multiplie les propos immondes au gré de son humour scabreux. Je résumerai cet argument par la formule réhabilitation impossible», écrivait-il. Selon Gab Roy, son départ n’aurait rien à voir avec la poursuite de Mariloup Wolfe. «Ça s’est décidé avant», affirme-t-il.

S’il n’a plus envie d’écrire pour l’instant, l’humoriste continue tout de même de donner des spectacles. «Il y a encore des gens qui veulent me voir et j’ai encore un spectacle à offrir», lance-t-il.

Depuis que le Journal a annoncé, dimanche, que Mariloup Wolfe avait déposé une poursuite à son égard, une vidéo de l’un de ses spectacles a refait surface sur le web. Roy y fait la description d’une agression sexuelle commise sur une fillette. «Si on écoute la vidéo, on entend une salle de gens qui rient et qui embarquent dans ce mood-là, fait-il valoir. Mais non, ce n’est pas fait pour tout le monde.»

 

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