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Le recrutement de PKP : un coup de maître !

Madame Marois est devenue, depuis un an, une véritable Femme d’État

Bloc Gauthier

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La campagne du Parti québécois a pris une tournure très spectaculaire avec la présentation du candidat vedette Pierre Karl Péladeau qui apporte à la campagne de Mme Marois, un souffle économique aussi nouveau que nécessaire.

La campagne du Parti québécois a pris une tournure très spectaculaire avec la présentation du candidat vedette Pierre Karl Péladeau qui apporte à la campagne de Mme Marois, un souffle économique aussi nouveau que nécessaire.

L’équipe économique du Parti québécois, quoique constituée de personnes compétentes, souffrait de la comparaison avec celle du Parti libéral qui est toute nouvelle et qui a été présentée à la population avec une mise en scène qui a produit son effet.

En présentant son candidat de prestige, Mme Marois a repris nettement l’initiative, et le désarroi des deux partis d’opposition se devine dans l’acharnement dont ils font preuve pour rendre l’homme d’affaires Péladeau, non acceptable comme candidat député. Imaginez, on en est rendu à proscrire les hommes d’affaires d’envergure, qualifiant ces candidatures d’inacceptables en raison de leur influence et de leurs intérêts, et cela, même s’ils respectent toutes les règles d’éthique votées par tous les partis à l’Assemblée nationale.

La venue de M. Péladeau, un homme d’affaires d’envergure, va très certainement intéresser bien des gens, et attirer au Parti québécois une clientèle non seulement de gens d’affaires, mais aussi de citoyens préoccupés de finances publiques et de développement économique. M.Péladeau s’est avéré un stratège très efficace du développement des affaires et il a prouvé sa capacité à créer de la richesse, ce dont le Québec a bien besoin admettons-le!

Au-delà de son pouvoir attractif évident pour les mordus d’économie, le nouveau candidat plaira certainement à la clientèle souverainiste, et sa présence devrait contribuer à ramener au bercail bien des égarés qui ne manqueront pas de voir là, une excellente occasion de faire avancer la cause, avec le seul véhicule politique qui peut passer du discours à la réalité.

MADAME MAROIS N’A RIEN À CRAINDRE

Dès l’annonce de la prestigieuse candidature, plusieurs journalistes ont immédiatement évoqué le danger pour la première ministre d’avoir dans son équipe, un collègue de semblable stature. La question se pose bien sûr, mais le danger n’est pas réel, pour l’instant.

Madame Marois est devenue, depuis un an, une véritable femme d’État; hésitante au début, elle est vite devenue une première ministre en contrôle et une chef de parti appréciée, bénéficiant d’une solide expérience politique et administrative. Rien ne peut laisser prévoir, à court et à moyen terme, qu’elle puisse être mise en difficulté par qui que ce soit. Pour ce qui est du long terme, tous les premiers ministres ont dû apprendre à vivre avec une certaine compétition plus ou moins discrète, et cela sera pour madame Marois, comme pour tous ses prédécesseurs, sans plus.

APPRENTISSAGE

Comme tous les gens d’affaires qui ont fait le saut en politique, M. Péladeau, malgré sa vaste expérience, devra s’astreindre à une bonne période d’apprentissage, puisque les habiletés développées dans le monde des affaires ne sont pas nécessairement les mêmes qu’en politique.

Le leadership ne s’exerce pas nécessairement de la même façon à la tête d’une entreprise ou à la tête d’un ministère, les déclarations d’un P.D.G. ne sont pas analysées avec autant de soin que celles d’un ministre, et la patience et le sens du compromis ont une valeur particulière dans les relations d’un politicien avec son parti, ce qui est moins évident à la tête d’une entreprise.

En fait, M. Péladeau en a pour un bon moment à réaliser les apprentissages qui lui sont nécessaires pour réussir une belle carrière politique, et je suis persuadé qu’il est le premier à le comprendre. Comme tous les grands patrons, il a certainement appris à être un bon soldat avant de devenir le commandant en chef, et c’est pour cela qu’il devrait être pour madame Marois, un collaborateur respectueux et efficace.

Michel Gauthier, chroniqueur invité

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