/entertainment/movies
Navigation
Les Terres Saintes

Les Terres Saintes adapté au cinéma

Le roman d’Amanda Sthers porté à l’écran par des Québécois

 Patrick Bruel
Photo d’archives

Coup d'oeil sur cet article

Le producteur André Rouleau (Starbuck, Funkytown, Polytechnique) a acquis, avec deux producteurs français, les droits du roman Les Terres Saintes, de l’écrivaine emblématique française Amanda Sthers. L’adaptation cinématographique, dont une partie pourrait être tournée à Montréal, sera réalisée par Jean-François Pouliot, à qui l’on doit La Grande Séduction.

Paru en 2010, Les Terres Saintes raconte l’histoire touchante d’un cardiologue parisien juif, Harry Rosenmerck, qui a tout quitté pour devenir éleveur de porcs en Israël. Les relations avec sa ­famille sont particulières. Son fils, un auteur homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais.

Sa fille, Anabelle, quitte New York après un chagrin d’amour, et son ex-femme découvre qu’elle a un cancer, ce qui les ramènera à revisiter leur relation.

En plus de Caramel Films, la coproduction Québec-France implique également les producteurs français Odile McDonald (d’origine québécoise) et Alain Pancrazi, derrière le «remake» français de Starbuck, Fonzy.

Amanda Sthers était de passage à Montréal il y a deux semaines, pour finaliser la partie de son travail avec Jean-François Pouliot, soit d’adapter son roman pour le porter au grand écran.

«C’est un très grand réalisateur, a-t-elle confié avec enthousiasme au sujet de Jean-François Pouliot. On a eu la même vision du film. Dans nos métiers, on se sent souvent seul, et c’est rare de sentir qu’on progresse, mais ç’a été le cas avec lui. C’était un réel bonheur.»

«Peut-être qu’il y aura une partie du film tournée à Montréal, espère-t-elle. Ça raconte l’histoire d’une famille séparée dans le monde entier, et l’essentiel se passe en Israël. Donc le reste de la ­famille est un peu partout ailleurs, ce qui fait que ça pourrait se passer à Montréal.»

Un rôle pour Patrick Bruel ?

Ex-femme de Patrick Bruel, avec qui elle a eu deux enfants, Amanda Sthers est avant tout une auteure prolifique très reconnue en France. À 35 ans, elle présente une feuille de route impressionnante.

Élue écrivaine la plus sexy du monde par Vanity Fair, elle a écrit Caméra Café (version européenne), la biographie de Johnny Hallyday, sept romans à succès ainsi que quelques pièces de théâtre, dont une parodie de 50 Shades of Grey. Sans compter les deux films à son actif en tant que cinéaste.

D’ailleurs, son ex-mari pourrait bien faire partie de la distribution. «Ce n’est pas moi qui décide, mais Patrick (Bruel) a rencontré Jean-François Pouliot, et il aimerait bien trouver un rôle pour lui dans le film», a évoqué celle qui entretient une très bonne relation avec le père de ses enfants.

Son amour pour le Québec

Il y a cinq ans, Amanda Sthers a eu un rendez-vous manqué avec le Québec, à la suite d’une volonté de tourner quelques scènes de son premier film Je vais te manquer, ici. Ginette Reno et Dorothée Berryman devaient en faire partie. «Ça ne s’est pas produit à cause du manque de budget, mais j’espère que, cette fois-ci, ce sera possible. »

«Le Québec m’attire, je m’y sens plutôt bien, a-t-elle ajouté. Au-delà de l’endroit, il y a les gens. En France, il y a beaucoup de cynisme, un manque d’enthousiasme, et c’est très dur. Ce n’est pas quelque chose qui vous a contaminés.»

Elle a également souligné le rayonnement du cinéma québécois dans le reste du monde. «Je suis très heureuse que Jean-Marc Vallée ait eu du succès aux Oscars. Il commence à y avoir des ­fictions très intéressantes au Québec.»


André Rouleau et Jean-François Pouliot travaillent présentement à la post-­production du film Dr. Cabbie, un feel-good movie à saveur bollywoodienne.

Commentaires