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Délinquants sexuels

Une carte améliorée

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Pour une deuxième fois, Le Journal se livre à un exercice pour le moins controversé, en présentant aujourd’hui sur son site web une carte interactive améliorée montrant les lieux de résidence des délinquants sexuels, coupables et accusés.

L’an dernier, avec cette carte, nous avions lancé la discussion sur un débat de société épineux: les citoyens devraient-ils être informés de la présence de délinquants sexuels dans leur quartier? Les parents rencontrés sur le terrain ont majoritairement plaidé en faveur du droit de savoir.

Depuis, le gouvernement fédéral a fait un pas en avant en présentant le projet de loi C-26, proposant notamment une base de données publique où seront répertoriés les délinquants sexuels dont la libération pose un problème de sécurité.

Registre

Le Journal présente aux abonnés VIP de son site web une carte conçue par notre équipe à partir de données disponibles dans les palais de justice. Nous vous invitons à la consulter. Si l’exercice de 2012 se limitait à quatre districts judiciaires, la carte d’aujourd’hui recense les délinquants sexuels coupables et accusés de presque tout le Québec. 

Évidemment, notre carte n’est pas aussi précise que certains registres tenus par les autorités. Mais c’est là le plus loin où nous pouvons aller avec les données publiques. Sans être parfaite, la carte fournit certes une bonne idée de la situation.

Pour pallier certaines critiques reçues en 2012, nos lecteurs pourront cette fois consulter une carte améliorée et auront le choix de visualiser séparément les coupables et les accusés en attente de procès, ou bien de voir une carte où tous sont présents.

Sérieuse et d’intérêt public

Pour nous, il est clair que si la Couronne juge bon de porter des accusations contre des individus et qu’un juge impose des conditions restreignant leur liberté, la situation est certes suffisamment d’intérêt public pour qu’un journal puisse l’exposer à ses lecteurs. Évidemment, dans une société où la présomption d’innocence prévaut, les lecteurs sauront faire les nuances qui s’imposent.

Cet exercice hors du commun n’a certes pas pour objectif de semer la crainte, et encore moins d’inciter des gens à se faire justice eux-mêmes. Le Journal a d’ailleurs pris des précautions, notamment en ne fournissant pas les noms et adresses des individus et en restreignant les agrandissements.

Le débat se poursuit.

 

Habitez-vous près d'un délinquant sexuel?
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