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Cadre financier libéral

5 milliards $ «inventés» selon le PQ

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SÉBASTIEN ST-JEAN / AGENCE QMI

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Le Parti québécois passe à l’attaque et dénonce le cadre financier libéral, qui est «trafiqué» avec des faux revenus de 5 milliards $ selon Nicolas Marceau.

«C’est le bon vieux parti libéral qui manipule les chiffres. Pour financer toutes ses promesses qui s’élèvent à 4,2 milliards, le PLQ s’invente des revenus par une croissance artificielle», a dénoncé le ministre des Finances Nicolas Marceau mardi lors d’un point de presse à la permanence du Parti québécois à Montréal.

Pour s'attaquer au cadre financier du PLQ, présenté mardi matin aux médias, M. Marceau était accompagné des deux recrues «économiques» du PQ, le magnat de la presse Pierre Karl Péladeau et Simon Prévost, qui était jusqu’à tout récemment président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ).

L’affirmation de M. Marceau est la suivante : dans son cadre financier, le PLQ prévoit une hausse du PIB de 2,1 % en 2014. Or, Carlos Leitao, maintenant candidat libéral, prévoyait une croissance de 1,8 % «il y a quelques semaines, alors qu’il était économiste pour la banque Laurentienne.»

«C’est 5,1 milliards de revenus inventés, soit l’écart entre le revenu du budget présenté en février et le cadre financier du PLQ», dénonce Nicolas Marceau.

Les médecins

Nicolas Marceau critique par ailleurs la décision de Philippe Couillard de ne pas renégocier avec les médecins pour étaler la généreuse hausse salariale de ces derniers. Cette hausse sera de plus de 500 millions $ l’an prochain.

«Le cadre financier du Parti libéral confirme la hausse que se sont négociés les médecins du Parti libéral pour l’an prochain est maintenue alors que nous, nous souhaitons l’étaler pour la réinvestir en santé», a affirmé M. Marceau.

L’asphalte et le béton

Le candidat péquiste dans Saint-Jérôme Pierre Karl Péladeau s’attaque aussi au cadre financier libéral qui prévoit hausser la dette de 15 milliards pour financer les infrastructures. «On fait face à la vieille recette libérale, celle de stimuler l’économie avec l’endettement et l’infrastructure. La fameuse asphalte et le béton. Et ça coûte très cher en corruption», a raillé M. Péladeau.

«Ce sont de nouvelles entreprises dont nous avons besoins. J’en ai créé des emplois, des vrais emplois», a lancé M. Péladeau, qui souligne qu’il s’est engagé en politique pour apporter avec lui cette expérience économique. Tout comme Mme Marois, M. Péladeau semble vouloir effacer cette image de souverainiste pressé qu'il s'est donné avec son point levé pour un Québec souverain à Saint-Jérôme dimanche dernier. M. Péladeau averti d’ailleurs que le Parti québécois a l’intention de parler abondamment d’économie d'ici la fin de la campagne.

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