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Pauline Marois s'inquiète d'une victoire libérale

Pauline Marois s'inquiète d'une victoire libérale
ANNIE T ROUSSEL/ JOURNAL DE QUEB

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Pour la première fois depuis le début de la campagne, Pauline Marois évoque une victoire libérale, inquiétée par «les vielles façons de faire» du PLQ.

«Ce qui m’inquièterait par ailleurs, c’est qu’on puisse revenir aux vieilles façons de faire qu’avaient les libéraux avec M. Couillard, qui est empêtré depuis le début de la campagne dans ses contradictions, ses reculs et ses changements», a lancé Mme Marois en marge d’un point de presse sur l’éducation à Montréal mardi matin.

Alors que le plus récent sondage place les libéraux devant le Parti québécois, Pauline Marois a ramené le fantôme de l'ancien premier ministre Jean Charest dans la campagne, tel un bonhomme sept heures de la politique québécoise.

«Est-ce que qu’on veut revenir à ce qu’on a connu sous M. Charest? Même vision, même équipe, mêmes perspectives, mêmes problèmes politiques», a martelé Mme Marois, qui a prononcé le nom de M. Charest presque aussi souvent que celui de Philippe Couillard.

Elle a d’ailleurs rappelé l’opposition du gouvernement Charest à la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. «S’il y a eu la commission Charbonneau, c’est sous l’impulsion de l’opposition du Parti québécois et bien sûr, la CAQ y était pour quelque chose. Mais vous savez très bien que le gouvernement ne voulait pas céder», a lancé la chef du Parti québécois.

Clause «Philippe Couillard»

À deux jours du débat des chefs, Pauline Marois sort les griffes. Elle s’attaque directement au bilan éthique du chef du parti libéral.

«On constate qu’il y a des affaires dans lesquelles il a été impliqué qui posent des problèmes en terme d’éthique», a dénoncé Mme Marois. Elle fait d’ailleurs référence à l’article «Philippe Couillard» dans le code d’éthique.

M. Couillard a dû se défendre lorsqu’il s’est associé à un fonds d’investissement privé en santé, moins de deux mois après avoir quitté son poste de ministre de la Santé en 2008.

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