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Une analyse de Rémi Charest

Légiférer les bonnes mœurs ?

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Le phénomène des no show, ces mal élevés qui réservent dans un restaurant et disparaissent dans la brume, est devenu une calamité pour bien des restaurateurs québécois. Si un tiers de votre resto était vide parce que les clients n’ont pas la décence d’appeler pour annuler leur réservation, que diriez-vous?

Le phénomène des no show, ces mal élevés qui réservent dans un restaurant et disparaissent dans la brume, est devenu une calamité pour bien des restaurateurs québécois. Si un tiers de votre resto était vide parce que les clients n’ont pas la décence d’appeler pour annuler leur réservation, que diriez-vous?

Vous auriez peut-être envie de prendre des numéros de carte de crédit et d’annoncer que les abonnés absents devront payer une somme forfaitaire s’ils ne se montrent pas le bout du nez au moment prévu. Certains le font déjà (400 Coups, Grinder, La Tanière, à Québec) et comme par miracle, leur nombre de no show a chuté à presque zéro.

Prêts à payer

Dommage de penser que le savoir-vivre ne semble parfois pouvoir se trouver qu’à coup de menaces, chez certains. Selon un petit sondage informel réalisé sur mon blogue (https://blogues.journaldequebec.com/remycharest/), la plupart des gens semblent être prêts à vivre avec les conséquen­ces des mauvaises actions de quelques-uns. Seuls 5 % des répondants rejettent entièrement l’idée d’un dépôt en cas de défaut.

Le défaut de l’affaire? Selon l’Office de protection du consommateur, faire payer une pénalité de la sorte serait illégal. Et dénoncer publiquement les fautifs sur les réseaux sociaux susciterait fort probablement des poursuites.

Il existe probablement d’autres façons de gérer le problème, mais n’est-il pas temps, d’une façon ou d’une autre, de responsabiliser les gens face à leurs engagements, qu’il s’agisse d’un rendez-vous chez le médecin ou d’un souper gastronomique?

-Rémi Charest

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