/sports/others
Navigation
plein air

Randonnée hivernale... au printemps

Oxygène
Photo courtoisie Au mois de mars, l’ambiance est spéciale et le contraste entre le ciel bleu et la neige blanche est vraiment beau, témoigne le randonneur Alexandre Lauzon

Coup d'oeil sur cet article

La randonnée hivernale? A priori, un drôle de sujet en ce premier jour de printemps, mais dans les faits, pas tant!

La randonnée hivernale? A priori, un drôle de sujet en ce premier jour de printemps, mais dans les faits, pas tant!

À ce temps-ci de l’année, sur les sentiers, on profite de la neige accumulée, des températures souvent plus clémentes et de la plus longue luminosité.

Des conseils pour s’y initier

Alexandre Lauzon est le mordu de randonnée derrière l’incontournable site Web «Alex Hike». Il fait partie des 111ers, un groupe de randonneurs passionnés qui ont grimpé au sommet des 115 plus hautes montagnes de plus de 4000 pieds du nord-est des États-Unis. Il grimpe douze mois par année, en tout temps.

«L’automne est sans contredit ma saison préférée pour la randonnée, mais vient en seconde position le mois de mars. L’ambiance est spéciale et le contraste entre le ciel bleu et la neige blanche est vraiment beau», témoigne Alexandre Lauzon.

Sans pour autant être inaccessible, la randonnée hivernale demande un peu plus d’organisation que la randonnée pendant des mois plus tempérés. Le printemps hâtif est toutefois une période idéale pour s’y initier, les longues journées retardant les réels dangers qui accompagnent la tombée du jour en forêt.

Conseils clés

Il faut d’abord bien s’équiper. Sa devise pour le sac à dos est: «En cas de doute, tu l’apportes.» À cette période de l’année, les conditions sont particulièrement changeantes. Le multicouche est donc de mise.

«Tu peux devoir ouvrir le sentier [faire les premières pistes], et avoir très chaud, puis continuer sur un sentier mieux tapé ou parcourir une section dégagée et, avec le facteur éolien, avoir soudainement froid», donne en exemple Alexandre Lauzon.

Les raquettes sont aussi un incontournable. «Le week-end dernier, en voiture, on ne voyait pas du tout de neige… et finalement, on a fait de la randonnée avec de la neige jusqu’aux genoux avec nos raquettes», relate le randonneur.

Il faut aussi s’hydrater «quand même».

En été, on transpire et on a chaud, alors s’hydrater va de soi. En hiver, on ressent moins les effets de la déshydratation. Pourtant, quand on fait de la randonnée hivernale, on se dépense physiquement, parfois même plus que pendant l’été, et notre corps a besoin d’eau pour bien fonctionner. «Pour éviter que notre eau gèle pendant la randonnée, on la glisse dans un étui isolé et on la met le goulot vers le bas. Certains randonneurs préfèrent aussi chauffer leur eau avant de partir», conseille Alexandre.

Rester sur le sentier

Le centre des sentiers demeure généralement enneigé plus longtemps, à cause de la neige qui tarde à fondre, compactée par le poids des randonneurs qui l’ont foulée.

Il faut résister à la tentation de marcher sur le côté du monorail de neige. «La neige protège les sentiers qui peuvent se détériorer autrement», explique Alexandre.

Mise en garde

Notez aussi qu’aux mois d’avril ou mai, certains sentiers sont carrément fermés pour éviter qu’ils ne se dégradent à cause des usagers pendant les mois fragiles de la fonte des neiges.

Si on tient à faire du hors-piste sur des hauts sommets, «les risques d’avalanche sont plus grands».

Il faut aussi bien s’orienter.

Rester sur le sentier ne veut pas dire suivre la piste sans se questionner.

«La personne qui a ouvert le sentier devant nous s’est peut-être trompée ou a peut-être choisi un autre trajet. Il faut faire attention et bien suivre le trajet qu’on avait prévu», met en garde Alexandre. Notez que les sentiers au Québec sont généralement particulièrement bien balisés si on les compare aux sentiers plus sauvages de nos voisins du sud.

Il faut enfin être prêt à tout. En s’équipant, oui, mais aussi être prêt physiquement et psychologiquement à l’effort qui nous attend. Et pour se faire une tête et bien s’organiser, il faut se renseigner sur les conditions du sentier avant de s’y aventurer.

Le sentier qu’on a parcouru plusieurs fois au cours de l’été en une petite heure peut prendre le double ou même le triple du temps selon les conditions hivernales.

Alexandre Lauzon ajoute que les surprises apparaissent plus souvent au-delà de 2500 pieds.

 
Commentaires