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Kidnapping : Six ans au cachot pour l'enlèvement d'un bambin de 3 ans

Battick
Photo Courtoisie Chiheb Battikh, kidnappeur

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Plutôt que d’obtenir 500 000 $ de rançon lors de l’enlèvement d’un bambin, un homme de 52 ans a gagné un aller simple au cachot pour les six prochaines années.

Plutôt que d’obtenir 500 000 $ de rançon lors de l’enlèvement d’un bambin, un homme de 52 ans a gagné un aller simple au cachot pour les six prochaines années.

Chiheb Battikh, un père de cinq enfants d’origine tunisienne, était criblé de dettes en décembre 2012. C’est que des proches et des membres de sa communauté lui avaient confié un total de 250 000 $. Mais ses placements ne s’étaient pas montrés rentable, au contraire.

Et au lieu d’avouer ses erreurs, Battikh avait décidé de se renflouer différemment.

Il s’était mis en tête de kidnapper l’enfant d’une richissime famille d’Outremont et de demander une rançon. Après quelques journées de filature, Battikh était passé à l’action le 19 décembre 2012.

Armé d’un «taser» acheté à Plattsburg pour quelques dizaines de dollars, il s’en était pris au père de l’enfant, qui traversait le parc avec son bambin.

«Il lui a donné trois décharges», a résumé Me Sylvie Lemieux de la Couronne ce vendredi, alors que l’accusé plaidait coupable à diverses infractions dont d’enlèvement, de voies de fait armés, et de possession d’arme prohibée.

Mais l’arme avait mal fonctionné et Battikh s’était alors mis à frapper sa victime, avant de prendre le bambin de trois ans et de partir en courrant.

Argent facile

Le père avait toutefois réussi à se relever et à immobiliser le kidnappeur, avec l’aide de citoyens alertes.

«Il cherchait un moyen de faire de l’argent rapidement, il n’y avait rien de personnel», a assuré l’avocate de la défense, Me Kim Hogan, hier, alors que la Couronne expliquait que la famille vivait encore avec un sentiment d’insécurité.

D’ailleurs, si le crime était planifié au point que l’accusé avait même volé une plaque d’immatriculation, rien n’indique qu’il avait un plan pour la suite des choses.

«Il avait un peu la pensée magique», a plaidé Me Hogan.

Car lors de son interrogatoire, Battikh avait confié qu’il espérait obtenir 500 000 $ dans les 24 heures, puis de se rendre à Toronto juste après pour le travail.

Après avoir entendu les parties, la juge Louise Villemure a enterriné la suggestion de six ans de pénitencier proposée par les parties.

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