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Commission Charbonneau

Le caucus de Charest était divisé à l’époque

Jean Charest
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SAINT-CHRISTINE-D’AUVERGNE – Jean Charest a résisté pendant plusieurs mois aux pressions internes de plusieurs députés libéraux, avant de déclencher une commission d’enquête sur la construction.

SAINT-CHRISTINE-D’AUVERGNE – Jean Charest a résisté pendant plusieurs mois aux pressions internes de plusieurs députés libéraux, avant de déclencher une commission d’enquête sur la construction.
 
C’est l’ex-député libéral Michel Matte, actuel candidat dans Portneuf, qui en a fait l’aveu aux journalistes qui suivent la caravane libérale dimanche, lors d’une mêlée de presse improvisée dans une cabane à sucre à Sainte-Christine-d’Auvergne.
 
Le caucus libéral était divisé sur cet enjeu. M. Matte faisait partie du premier «noyau» de députés qui réclamait, au plus vite, la mise sur pied d’une commission d’enquête, réclamée à cor et à cri pendant plus de deux ans par les partis d’opposition.
 
«Personnellement, je voulais que la commission Charbonneau soit le plus rapidement en opération. Je souhaitais que la commission Charbonneau députe le plus tôt possible», a-t-il expliqué, brisant ainsi la règle du secret du caucus. «On m’appelle le chevreuil donc j’aime ça quand ça avance rapidement.»
 
Derrière les portes closes, plusieurs députés contestaient donc ouvertement la décision du premier ministre de l’époque. M. Matte refuse de préciser un nombre puisque la situation a évolué au fil du temps.
 
«On était un petit noyau puis ça a grossi et ça a grossi. Ça a fait boule de neige. Quand on l’a présenté, c’est sûr qu’on faisait une majorité. Si on l’a adopté, c’est parce qu’au caucus, on était tous favorable à ça.»
 
«On aurait pu la faire plus tôt. Mais elle est là puis je suis heureux qu’elle soit là parce qu’elle va faire du ménage puis on va se tourner vers le futur. Ce qui est important, c’est que la commission siège, elle va faire un rapport et on va s’en inspirer pour faire en sorte de corriger la situation.»
 
Il aura fallu 11 votes, à l'Assemblée nationale, pour que le premier ministre Charest finisse par céder à la pression de l'opposition et du public. L'actuel chef libéral Philippe Couillard a reconnu, ce matin, lors d'un point de presse à Québec, que la commission Charbonneau «aurait pu débuter plus tôt», réitérant ce qu’il avait déjà dit lors de la course à la chefferie du parti.

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