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La moutarde me monte au nez

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Pour naviguer depuis longtemps dans l'agriculture et l'alimentation, je suis conscient que le consommateur se perd facilement lorsque son choix est guidé par le marketing.  Le marketing alimentaire étant ce qu'il est, nos tablettes sont pleines de produits dont on arrive plus à retracer la provenance réelle. Est-ce une entreprise de chez nous? Une réelle recette traditionnelle? Les ingrédients sont locaux?

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Cette trouvaille m'a fait sourire ce matin. Une moutarde «French's », dont la seule mention, autant pour un francophone qu'un anglophone, fait penser que le produit viendrait de la France. Eh bien non cette compagnie porte le nom de Francis French un américain qui l'a mis sur pied au début 1900.

Avec la mention Dijon, elle évoque encore plus la France, mais ici on parle d'une appellation non contrôlée qui ne fait plus référence à rien hormis une moutarde forte. Sur le collant on peut y lire «faite avec des graines de moutarde 100% canadiennes» ce qui peut penser qu'elle serait fabriquée en sol canadien. Non elle est importée... probablement des États-Unis.

Est-ce utile de dire que la marque French's qui fait de la moutarde de Dijon avec des graines de moutarde canadienne est la propriété de Reckitt Benckiser est une entreprise britannique. De quoi en perdre son latin.

6 commentaire(s)

Roger dit :
23 mars 2014 à 13 h 10 min

C'est votre dernière phrase, mr Girouard qui m'a surtout interpeller : « De quoi en perdre son latin. » En effet, à tout point de vue, on peut dire que c'est une vraie " Tour de Babel ".

Larry dit :
23 mars 2014 à 13 h 21 min

Moi quand je vois un drapeau canadien sur un produit je n'achète pas. Surtout dans le domaine alimentaire car les canadian sont nul à part le plum puding en alimentation.

J-F. Couture dit :
23 mars 2014 à 13 h 48 min

Ça, ça s'appelle du «Marketing». Comme l'épelait le gars joué par Alexis Martin dans «Les Boys» «M-A-R-K-K-Ketting». Et comme me le répétait mon père quand, encore enfant, je me laissais prendre en demandant de me procurer le produit «marketé»: «Ça mon gars, c'est juste des affaires pour vendre». Et ça n'a pas changé sauf que les moyens de communication ont évolué. S'agit juste de se «switcher à off» quand on voit du marketing.

Paul Gagnon dit :
23 mars 2014 à 16 h 15 min

Le nombre de produits en provenance de pays étrangers dont on ignore totalement les mesures de contrôles sanitaire, est en constante augmentation. Dans les deux supermarchés que je fréquente, on ne trouve que des légumes en conserves qui proviennent par de Chine, Thaïlande, etc. Or on sait qu'en Chine, les chinois qui en ont les moyens, préfèrent acheter des produits étrangers, à la suite des nombreux scandales qu'ils ont connus... et nous on nous fait avaler des produits chinois!

L. Trepanier dit :
23 mars 2014 à 23 h 04 min

J'ai 53 ans et la première moutarde jaune qui s'est vendu au Québec était la French's. Pas besoin de s'enerver à en faire virer la mayonnaise...

JF dit :
24 mars 2014 à 11 h 21 min

Si je ne m'abuse pas mal toute les moutardes (même la maille) sont faites avec des graines de moutarde de la Saskatchewan.