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Élections 2014

Le DGE n’entend pas intervenir

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Photo Stevens LeBlanc / Agence QMI

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Pendant que les chefs des trois principaux partis politiques lui demandent de clarifier la situation au sujet des étudiants ontariens désirant voter au Québec le 7 avril, le DGE répond qu’il n’en fera rien.

Pauline Marois craint que le vote soit «travesti». «Ça me préoccupe parce qu’il s’agit de l’intégrité du vote. J’ai interpelé le directeur général des élections, j’attends de lui qu’il puisse nous rassurer. Ça serait très inquiétant qu’on puisse travestir le vote», a déclaré dimanche la première ministre sortante.

Depuis quelques jours, des centaines des citoyens ontariens étudiant dans des universités anglophones québécoises tentent de s’inscrire sur les listes électorales avec l’intention semble-t-il d’empêcher l’élection du Parti québécois, suivant les témoignages rapportés dans Le Journal de Montréal.

Ce phénomène a été relevé dans les circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Saint-Henri-Sainte-Anne, Westmount-Saint-Louis, Sherbrooke et Saint-François.

DGE

Le DGE Jacques Drouin a fait savoir hier qu’il laisserait les commissions de révision électorales faire leur travail. «Le DGE n’a pas l’intention de passer par dessus les commissions de révision (…) Elles ont la responsabilité d’inscrire ou de ne pas inscrire une personne sur la liste électorale. La seule façon de modifier une décision de la Commission c’est par des faits nouveaux», a dit M. Drouin sur RDI.

Jacques Drouin a précisé qu’il n’avait pas constaté d’augmentation des inscriptions dans les circonscriptions mentionnées.

La question est de déterminer si les demandeurs ont droit de vote. Pauline Marois ne semble pas partager l’exigence de la loi voulant que pour être inscrit sur la liste, un demandeur doit prouver qu’il réside au Québec depuis six mois. «Il y a des règles qui disent qu’on doit avoir l’intention de demeurer au Québec pour une longue période ou de façon permanente. Ont-ils une carte d’assurance-maladie du Québec, est-ce qu’ils paient des impôts ici», a demandé Mme Marois.

«Je ne suis pas capable d’imaginer que l’on puisse de l’Ontario ou d’ailleurs vouloir manipuler le vote au Québec», a-t-elle ajouté.

L’imbroglio entourant cette affaire découle de la difficulté, pour les vérificateurs d’identifier de façon précise les lieux de résidence de ces étudiants.

Le chef libéral Philippe Couillard s’en remet lui aussi au DGE pour clarifier la situation. «Le DGE est une institution indépendante qui doit vérifier l’éligibilité des personnes pour exercer leur droit de vote, c’est son travail, il va le faire.»

Le chef de la CAQ François Legault demande au DGE d’appliquer la loi «point final».

Règles de résidence

Comme dans d’autres universités, l’association étudiante de l’Université McGill publie des annonces depuis les dernières semaines pour encourager les jeunes à aller voter.

Mais la loi en ce qui concerne les étudiants des autres provinces canadiennes n’est pas claire.

Un citoyen a le droit de voter tant qu’il a plus de 18 ans, et qu’il est domicilié au Québec depuis au moins six mois. Mais une personne domiciliée est une personne qui démontre qu’elle mène une vie civile au Québec, c’est-à-dire, qu’elle paie des taxes, qu’elle possède une carte d’assurance maladie ou un permis de conduire québécois.

«Il faut que ces étudiants comprennent que ce que l’on cherche à déterminer est l’intention qu’ils ont de devenir Québécois», explique Denis Dion, porte-parole du Directeur général des élections.

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