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Baseball | Montréal

Gary Carter ne sera jamais oublié

Gary Carter
photo d’archives La réaction de Gary Carter après qu’il eût réussi le dernier coup sûr de sa ­carrière au Stade olympique, en ­septembre 1992.

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Les amateurs de baseball de Montréal auront toujours Gary Carter dans la peau. Indubitablement le joueur le plus populaire des Expos, le Kid n’a jamais laissé un partisan indifférent.

Son sourire était contagieux, son enthousiasme transportait littéralement les partisans, son ardeur et sa fougue dans le feu de l’action ont fait bondir les amateurs de baseball plus d’une fois de leur siège.

Décédé le 16 décembre 2012 à l’âge de 57 ans après avoir combattu jusqu’au dernier instant un cancer du cerveau, Gary Carter est un immortel de la colonie sportive de Montréal.

D’ailleurs, sa carrière et son passage dans les couleurs montréalaises seront une fois de plus louangés au cours d’une cérémonie qui précédera le match hors-concours opposant les Mets de New York aux Blue Jays de Toronto vendredi le 28 mars au Stade olympique.

Une cérémonie qui promet d’être à la hauteur de l’athlète à laquelle assisteront bien entendu son épouse Sandy, sa fille Kimberley, qui a vu le jour à Montréal, ainsi que ses anciens coéquipiers Warren Cromartie, Tim Raines et le lanceur Steve Rogers.

Début à Québec

Carter, choix de troisième ronde des Expos en 1972, a fait son apprentissage avec les Carnavals de Québec dans la Ligue Eastern avant de disputer son premier match avec les Expos au parc Jarry le 16 septembre 1974 avec le numéro 57.

L’athlète de Culver City, en Californie, a porté les couleurs montréalaises jusqu’à 1984. Après des séjours avec les Mets où il a gagné la Série mondiale en 1986, les Giants et les Dodgers, le Kid est revenu dans la métropole pour un dernier tour de piste en 1992. Les amateurs se souviennent encore de son dernier coup sûr, un coup de deux buts frappé par-dessus la tête d’André Dawson, des Cubs de Chicago.

Carter a représenté les Expos à sept classiques des étoiles. Durant 19 années dans le baseball majeur, il a préservé une moyenne au bâton de ,262. Il a réussi 2092 coups sûrs, claqué 324 coups de circuit, produit 1225 points et croisé le marbre à 1025 reprises.

Son excellence derrière le marbre l’a mené au Temple de la renommée à Cooperstown, où il a été intronisé en 2003 devenant du même coup le premier joueur à être coiffé de la casquette des Expos.

Honneurs

La cérémonie qui aura lieu vendredi n’est pas le premier honneur montréalais à être décerné au légendaire Kid. Le 21 mai dernier, la rue Faillon Ouest a été nommée rue Gary-Carter. Cette rue fait partie du quadrilatère du parc Jarry où Carter a fait ses débuts chez les pros. Puis le 15 juin suivant, le parc Ahuntsic, où évoluent les Orioles de Montréal de la ligue de baseball Junior élite, est devenu le stade Gary-Carter.

 

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