/sports/baseball
Navigation
baseball

La saison du pardon

BASEBALL/
photo d’archives Le gérant des Blue Jays, John ­Gibbons, s’attend à une bien ­meilleure performance de son équipe en 2014, mais un autre faux départ de l’équipe torontoise pourrait rapidement lui coûter son poste.

Coup d'oeil sur cet article

L’an dernier à pareille date, les experts du baseball majeur s’entendaient pour dire que la saison 2013 serait celle des Blue Jays de Toronto.

Pendant l’hiver 2012, le directeur gérant Alex Anthopoulos avait créé toute une commotion en concluant une spectaculaire transaction avec les Marlins de la Floride, mettant la main sur les lanceurs Mark Buehrle, Josh Johnson et les joueurs d’avant-champ Jose Reyes et Emilio Bonifacio.

Quelques semaines plus tard, le petit général des Jays poursuivait son magasinage en obtenant le lauréat du trophée Cy Young de la saison 2012, R.A. Dickey des Mets de New York, et en offrant un contrat de deux saisons évalué à 16 millions $ au redoutable frappeur Melky Cabrera.

Avec une formation dont la masse salariale dépassait le cap des 100 M$, tous les espoirs étaient permis dans la Ville-Reine.

«Mais ce fut un désastre, j’en ai même fait des cauchemars une bonne partie de l’hiver, indique le gérant John Gibbons. C’est la saison du pardon qui s’amorce la semaine prochaine», ajoute-t-il.

En effet, les Jays ont été la déception du baseball majeur en terminant au dernier rang de leur division avec un piètre rendement de 74 gains et 88 revers, à 23 matchs de la tête.

Devant leurs partisans au Rogers Centre, ils ont été impuissants à maintenir une fiche gagnante avec une fiche de 40 gains et 41 revers, soit leur pire dossier à domicile depuis 2004.

«Pendant l’hiver, il n’y a pas une journée où je n’ai pas pensé à nos déboires. J’ai griffonné des tas de notes pour arriver au camp d’entraînement à Dunedin avec des scénarios et des combinaisons pour mettre les morceaux aux bons endroits», a admis Gibbons dans une entrevue accordée à Sportsnet.

Lourde commande

Les Jays vont amorcer la saison régulière la semaine prochaine à Tampa. Gibbons n’est pas sans savoir que le mois d’avril sera déterminant pour lui. Une déveine comme l’an dernier et il pourrait bien devenir le premier gérant à perdre son emploi en 2014.

L’an dernier, sa troupe avait mal amorcé la campagne avec 10 gains et 17 revers lors du premier mois.

«Oui, il y a eu des blessures, mais on ne peut se servir toujours de cette excuse. Il appartient au gérant de bien préparer son équipe pour le premier mois de la saison et je ne cache pas que j’ai failli à la tâche. On s’est sorti de la course dès le premier mois. On a tous appris notre leçon et ça sera différent cette saison.»

Une équipe en bonne santé

Gibbons a bien aimé ce qu’il a vu au cours des six semaines du camp d’entraînement. «Certains joueurs sont venus me voir pour me dire qu’ils avaient été déçus de leur rendement l’an dernier et qu’ils avaient pris les bouchées doubles au cours de la saison morte pour mieux se préparer. Ils veulent redonner une équipe championne à la ville de Toronto et j’aimerais bien les aider à atteindre leur objectif», ajoute Gibbons.

 

Commentaires