/news/health
Pollution de l'air

1500 décès prématurés chaque année à Montréal

AFP_Par7663989
Photo Archives / AFP

Coup d'oeil sur cet article

Près de sept millions de personnes sont décédées prématurément en 2012 en raison de l'exposition à la pollution atmosphérique, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Montréal n'échappe pas au phénomène, puisque l'on dénombre 1500 décès annuellement pour les mêmes motifs.

Mardi, l'OMS a publié de nouvelles données confirmant que la pollution de l'air représente maintenant le principal risque environnemental pour la santé dans le monde, considérant que les quelque sept millions de décès représentent plus du double des estimations précédentes.

«Les risques dus à la pollution de l'air sont désormais plus importants qu'on ne le pensait. Peu de risques ont un impact supérieur sur la santé mondiale à l'heure actuelle que la pollution de l'air», indique Dr Maria Neira, directrice du département de santé publique à l'OMS.

Lien avec les maladies cardiaques

L'organisme estime que plus de la moitié de décès sont dus à la présence dans l'air de particules fines provenant du chauffage, du transport et des industries.

Ces particules se logent ensuite dans le système respiratoire et peuvent entraîner une panoplie de complications pour les malades chroniques et les personnes âgées, entre autres.

Les nouvelles données de l'OMS mettent particulièrement en évidence un lien entre la pollution atmosphérique et les maladies cardio-vasculaires. À cela s'ajoute le rôle de la pollution dans l'apparition de cancer et de maladies respiratoires.

1500 décès sur l'île

Alors que les pays de l'Asie du Sud-Est ont enregistré la majorité des décès prématurés, Montréal n'échappe certainement pas au phénomène.

D'après Norman King, épidémiologiste à la Direction de santé publique (DSP), on dénombre environ 1500 décès prématurés en lien avec la pollution atmosphérique chaque année, et ce, uniquement sur l'île de Montréal.

«Quand on a un chiffre comme celui-là, ça devient clairement une préoccupation de santé publique», dit-il, ajoutant que la pollution à Montréal est également la cause de près de 6000 cas de bronchite infantile annuellement.

Montréal, bien outillée

M. King affirme que la DSP collabore étroitement avec l'administration municipale afin de convenir de mesures pour améliorer la qualité de l'air. L'interdiction des appareils de chauffage au bois dans les nouvelles constructions montréalaises représente l'une d'entre elles.

Le spécialiste estime que Montréal est bien outillée pour faire face à la situation, mais il considère qu'il y a «encore beaucoup de progrès à faire», spécialement en matière de transport.

Commentaires
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.