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Publicité pour les moches

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Voilà une campagne de promotion inusitée et qui de la gueule. L'Intermarché de la ville de Provins en France a décidé de valoriser les légumes de «catégorie 2», ceux que vous ne retrouvez pas dans vos étals, car ils manquent d'esthétisme et d'uniformité selon les standards. Quels standards?

Eh bien, on le saura maintenant! Car si de prime abord les supermarchés nous disent que ce sont les clients qui ne veulent pas de ces fruits mal formés, et bien il y en a pour dire que c'est plutôt l'industrie qui impose la standardisation. Avec une campagne aussi léchée et qui ne fait pas dans la discrétion, nous aurons dans quelques mois une idée de ce que les consommateurs sont prêts à prendre dans leur panier d'alimentation.

J'y vois aussi la fin d'un mensonge. Pour quiconque a eu un jardin, les légumes prennent plusieurs  formes et formats. J'ose penser que c'est ça la vie. Entre vous et moi, cette image d'uniformité n'est pas que pour nos légumes. À l'heure où le gaspillage alimentaire est de plus en plus pointé du doigt comme une des grandes sources d'inégalité alimentaire cette campagne avouant le a du piquant.

Vivement une telle campagne au Québec. Qui sera le premier?

4 commentaire(s)

Marjolaine Turcotte dit :
27 mars 2014 à 12 h 51 min

Belle initiative! Pour notre part, nos clients n'ont pas de misère à accepter les carottes moches, puisqu'elles sont bonnes au goût et très fraîches! C'est ce qui compte pour eux.

Christian dit :
27 mars 2014 à 15 h 22 min

Curieusement, lors d'un voyage en Italie l'an dernier, je n'ai mangé que des légumes moches, des viandes prises à l'étal et des fruits achetés au bord du chemin... et adieu les brûlures d'estomac!

Christiane Plamondon dit :
27 mars 2014 à 17 h 57 min

J'ai un potager au Jardin communautaire Maisonneuve et je peux vous assurer que j'en ai mangé de ces carottes moches (d'autres légumes aussi). En plus, elles étaient issues de semences 100% bio. C'est dire! Une foule de facteurs entrent en ligne de compte dans le résultat d'une récolte de légumes. La nature est capricieuse. Chose certaine, la difformité d'un légume n'a rien à voir avec la comestibilité et le goût.

francois450 dit :
29 mars 2014 à 7 h 21 min

"...la difformité d’un légume n’a rien à voir avec la comestibilité et le goût." 1ni la valeur nutritive non plus.

La commercialisation des légumes et fruits parfaits est pour les clients des villes dont les enfants pensent que les litres de lait pousse sur les tablettes ou que les oeufs sont cultivés.