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Ado violente

Deux autres plaintes contre l’ado violente de la vidéo

Au tour de deux jeunes filles de prétendre avoir été intimidées

Bagarre
Photo capture d’écran Deux adolescentes se sont filmées pendant qu’elles tabassent l’un de leur ami et ont mis en ligne la vidéo, qui a été vue des milliers de fois avant d’être supprimée.

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La vie de Julie s’est transformée en cauchemar dès qu’elle a connu son intimidatrice, l’une des adolescentes qui s’est filmée pendant qu’elle tabassait un garçon à Beloeil.

«Cette fille-là me fait vivre un vrai calvaire, a confié Julie (nom fictif), au Journal. Chaque jour, elle est de plus en plus méchante.»

C’est après avoir vu dans la vidéo de quelle violence son intimidatrice était capable, que la jeune âgée de 14 ans a décidé de porter plainte contre «celle qui a gâché sa vie».

Une autre victime, également intimidée par la même fille, l’aurait aussi dénoncé, hier. Deux plaintes se sont donc ajoutées au dossier, ce qui fait que la liste des accusations contre elle pourrait s’allonger.

Seule la première fille qui s’en est prise au garçon sur la vidéo mise en ligne mercredi serait concernée par les nouvelles plaintes de menaces et d’intimidation. Une deuxième enquête a été ouverte hier et retardera la mise en accusation. Les deux fautives ont été libérées sous conditions et devront se présenter au palais de justice de St-Hyacinthe en mai, pour répondre entre autres à des accusations de voies de fait et d’incitation à commettre un crime.

«Je n’en pouvais plus de garder ça pour moi, c’est l’enfer», a dit Julie, hier.

Cette jeune femme, qu’on ne peut identifier puisqu’elle est mineure, a rencontré son intimidatrice par le biais d’amis communs. Elle subit ses remarques désobligeantes depuis quelques mois déjà, lorsqu’elle la croise dans des rencontres d’amis ou par Facebook.

«Elle me critique sans cesse sur mon apparence physique, menace de me faire mal. Je sais que je ne suis pas la seule à être prise avec elle, alors j’espère que ma plainte en convaincra d’autres d’agir», a dit la jeune intimidée, ajoutant qu’elle connaît au moins quatre personnes dans la même situation qu’elle.

Le courage de dénoncer

Selon la jeune fille, son agresseuse ne fréquenterait pas d’école et aurait des problèmes de consommation.

«Elle semble avoir beaucoup de problèmes, mais ça ne lui donne pas la permission de se défouler sur les autres», a dit Julie.

Les parents de cette adolescente se disent soulagés, mais surtout fiers du courage dont a fait preuve leur fille. «Il ne faut pas avoir peur de dénoncer quand ce n’est pas nous qui sommes dans le tort, a affirmé son père. Cette intimidatrice a brisé la vie de ma fille, et je n’accepterai pas qu’elle s’en prenne à d’autres.»

 
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