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Le retour au jeu de base

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Chaque campagne électorale est unique. Le contexte politique, le positionnement des différents partis et la personnalité des chefs sont autant de variables qui évoluent dans le temps.

Chaque campagne électorale est unique. Le contexte politique, le positionnement des différents partis et la personnalité des chefs sont autant de variables qui évoluent dans le temps.

Mais cette campagne-ci est différente pour une autre raison: elle n’avait pas, dès le départ, une véritable raison d’être. Voilà pourquoi elle est imprévisible.

Qui se souvient que madame Marois a affirmé que l’Assemblée nationale du Québec ne pouvait plus fonctionner en raison de l’intention des oppositions de voter contre le budget de février dernier? Le budget? Vous l’aviez oublié? Il sert aujourd’hui de cadre financier au Parti québécois…

Pourtant, on constate que le PQ a tenté d’imposer des thèmes différents: souveraineté affichée ou la promesse de tenir un référendum lorsque les Québécois seront prêts (!), retour en force de la Charte et les années Charest qui font peur. Et, en finale, le thème de l’intégrité qui, inévitablement, salit tout le monde.

Aux termes des deux débats, il est honnête d’affirmer que tous les chefs ont eu leurs bons moments et leurs difficultés. Cela aura pour effet d’obliger les partis politiques à jouer le tout pour le tout dans les prochains jours puisque certains électeurs pourraient encore changer d’idée.

Dans un tel contexte, il ne faut pas se surprendre de voir ceux-ci recentrer leur plan de campagne et cesser de se laisser distraire. C’est le retour au jeu de base de la politique en deux temps; 1) consolider sa base électorale et 2) tenter de convaincre des électeurs mous de faire le bon choix le 7 avril prochain.

Chacun son défi

Madame Marois a repris du souffle avec le deuxième débat. Elle a rappelé qu’elle propose un bon gouvernement avant tout. Il demeure que la crise du référendum de la semaine dernière a laissé des traces et éloigné des électeurs de sa formation politique. Et ils seront difficiles à ramener à la maison dans le contexte où le flou référendaire n’est pas dissipé.

Monsieur Couillard a eu une semaine difficile. Reste à voir si les attaques sur sa propre intégrité vont ralentir la tendance en sa faveur. Son défi sera de rappeler qu’il est une option crédible pour être le chef du gouvernement. Il doit également tenter d’ouvrir sa base électorale vers de nouveaux électeurs qui souhaitent un gouvernement majoritaire il est vrai, mais un gouvernement qui travaillera sur les deux colonnes du budget, soit les revenus et les dépenses.

François Legault a une campagne paradoxale. Son plan de campagne est précis et connu. Il a réussi à se définir et se distingue des autres. Il conserve la même attitude, malgré les mauvaises nouvelles. Le deuxième débat lui fera du bien. Son défi consiste à répéter et à répéter, car rien n’est joué.

Françoise David a trouvé le ton juste dans cette campagne. Elle s’impose dans les débats, se distingue et comprend mieux le rôle qu’elle doit jouer. Soyons honnêtes, elle n’a pas cru qu’elle pourrait gagner les élections. Ce faisant, les objectifs de Québec solidaire sont déjà atteints à 10jours du vote.

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