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Perrine Leblanc | Malabourg

Intrigue puissante en Gaspésie

<i>Malabourg</i>, Perrine Leblanc, Éditions Gallimard, collection Blanche,192 pages.
Malabourg, Perrine Leblanc, Éditions Gallimard, collection Blanche,192 pages.

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Après le grand succès de son premier roman, L’homme blanc, prix littéraire du Gouverneur général du Canada et Grand Prix du livre de Montréal, Perrine Leblanc propose un nouveau récit puissant et très original se déroulant en partie dans la baie des Chaleurs, Malabourg.

Après le grand succès de son premier roman, L’homme blanc, prix littéraire du Gouverneur général du Canada et Grand Prix du livre de Montréal, Perrine Leblanc propose un nouveau récit puissant et très original se déroulant en partie dans la baie des Chaleurs, Malabourg.

Trois jeunes femmes ont disparu à Malabourg, petit village gaspésien niché entre les Appalaches et la mer. Entre les amours cachées et les conditions matérielles précaires, la machine à rumeurs s’emballe et les conflits s’enveniment.

L’hiver suivant, Alexis et Mina quittent le village. Lui part en France pour apprendre à composer des parfums. Elle s’installe ailleurs pour oublier tout. Ils se retrouvent plus tard, à Montréal.

«Je venais d’écrire la première version de L’homme blanc et j’ai eu l’image d’une jeune femme assassinée», raconte Perrine Leblanc en entrevue téléphonique. «Son corps était dans un lac et il y a un nénuphar sur elle. Elle est enceinte. J’avais donc cette image, très violente et en même temps très shakespearienne.»

Malabourg, c’est vraiment la Gaspésie, affirme-t-elle. «La baie des Chaleurs, c’est une région que je connais très bien sans y avoir vécu: c’est la région natale de ma mère. J’y allais chaque année et ma grand-mère habite toujours à Nouvelle. C’est comme si c’était ailleurs, tout en étant chez moi. Les paysages sont magnifiques et ça me fascinait.» Elle ne s’est toutefois pas du tout inspirée d’histoires ou de gens rencontrés là-bas.

Perrine est aussi sensible à la violence, qui apparaît dans le roman, qu’à tout ce qui est beau: paysages de bord de mer, fleurs, parfums, pierres fines, etc. Elle s’est d’ailleurs beaucoup documentée sur l’univers de la parfumerie.

«J’ai suivi une petite formation en création de parfum chez L’Artisan-parfumeur à Paris. La parfumerie, c’est très précis, mais il y a en même temps cette idée du poème olfactif. Même dans la composition du roman, on a vraiment l’idée des notes de tête, des notes de cœur et des notes de fond. Le nom des personnages décédés est en latin — une langue morte. On leur redonne vie en transformant tout ça en sillage, en eau de parfum.»

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