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Le bordel informatique

Chasse aux journalistes en informatique

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L’organisme québécois spécialisé dans le développement des projets informatiques, le Centre des services partagés (CSPQ), a lancé une enquête interne afin d’identifier des employés qui auraient coulé de l’information aux journalistes.

L’organisme québécois spécialisé dans le développement des projets informatiques, le Centre des services partagés (CSPQ), a lancé une enquête interne afin d’identifier des employés qui auraient coulé de l’information aux journalistes.

Notre Bureau d’enquête a appris que le CSPQ avait même prévenu des employés qu’un dossier serait transféré à la Sûreté du Québec.

Ces informations ont été communiquées à une cinquantaine de développeurs du projet informatique SAGIR, lors d’une réunion avec un membre de la direction du CSPQ, mercredi dernier.

Le CSPQ nous a répondu n’avoir «pas de commentaire à formuler», rien de plus.

Avec la multiplication des enquêtes journalistiques sur les cas de gaspillages informatiques, notamment sur le projet SAGIR, dont le coût est passé de 83 M$ à 1 G$, plusieurs sources nous ont raconté que la consigne de ne pas parler aux journalistes était davantage répétée au sein des ministères et des organismes.

Soulignons qu’au Québec une politique ministérielle stipule qu’«avant de répondre aux questions d’un journaliste, les employés du ministère doivent recevoir l’autorisation» et «informer le sous-ministre associé dans les meilleurs délais lorsque le sujet abordé présente un caractère sensible ou controversé».

Ne parlez pas aux journalistes

Lors de la rencontre de mercredi, le CSPQ a rappelé qu’il était important de ne pas parler aux journalistes pour des raisons de confidentialité et de protection de renseignements personnels.

Plusieurs de nos informateurs dans le milieu informatique gouvernemental sont d’avis que les règles de confidentialité sont importantes. Néanmoins, ils jugent que ce devoir de protection des renseignements a ses limites lorsque des cas de mauvaise gestion et de gaspillage de fonds publics doivent être révélés au nom de l’intérêt public.

À l’automne dernier, un reportage de notre Bureau d’enquête avait aussi mené le gouvernement à prévenir ses employés.

 

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