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Ville de Montréal

Réforme administrative: 2200 postes abolis d'ici 5 ans

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Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI

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La réforme administrative de la Ville de Montréal se poursuit. L'administration Coderre a annoncé jeudi matin qu'elle entend abolir 2200 postes d'ici les cinq prochaines années, ce qui devrait ainsi permettre une économie de 240 M$.

La Ville compte parvenir à cette réduction d'employés en abolissant un poste sur deux laissé vacant pour un départ à la retraite ou pour autre motif, de 2014 à 2018.
 
Les suppressions toucheront les cadres, cols bleus, cols blancs et autres professionnels. Bien que le maire ait mentionné que tous feront partie de l'équation, les pompiers et policiers ne sont pas visés par cette mesure.
 
«Aujourd'hui, on s'attaque à la plus imposante dépense de la Ville. La masse salariale représente plus de la moitié de notre budget municipal», a-t-il dit d'entrée de jeu.
 
M. Coderre a dit qu'il compte sur la collaboration des arrondissements afin que puisse se concrétiser le plan.
 
Pas de «coupes sauvages»
 
«Nous ne procédons pas à des coupes sauvages ni à des mises à pied massives. Nous ciblons uniquement les postes vacants et bien entendu, tout ça va se faire dans le respect des conventions collectives», a assuré M. Coderre.
 
Il a rappelé qu'en 2002, la rémunération de la Ville représentait 42,55 % du budget. En 2013, elle a été de 51,9 %. Quant au nombre d'employés, il y a eu une «augmentation majeure» depuis les 11 dernières années. Pour la même période, on est passé de 20 009 employés à 22 423.
 
«Est-ce que cette augmentation de 12 % du nombre d'employés s'est traduite en une augmentation des services aux employés? Permettez-moi d'en douter», a lancé M. Coderre.
 
Au total, l'administration municipale prévoit supprimer 2700 postes, mais la Ville se laisse une marge de manœuvre pour créer durant la même période un maximum de 500 nouveaux postes, ce qui ramène le total 2200.
 
Les 240 M$ économisés grâce au plan seront réinvestis dans la réfection des infrastructures dont les besoins sont évalués à 2,1 G$ annuellement.
 
Cibler les cadres
 
Selon le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, l'administration municipale n'a pas ciblé le bon groupe d'employés et elle aurait plutôt dû cibler les cadres.
 
«Le taux d'encadrement à la Ville est d'un cadre pour 9 employés. Toutes les structures de tailles équivalentes à Montréal ont réduit leur taux d'encadrement. On pourrait nous aussi faire un effort et arriver à un cadre pour 13 employés», a proposé M. Bergeron. Projet Montréal a également qualifié cette annonce d'«attaque à l'autonomie des arrondissements».
 
«Ça n'a jamais été discuté avec les arrondissements. Cette annonce, c'est dire de facto que les services aux citoyens seront touchés», a réagi François W. Croteau, maire de Rosemont—La-Petite-Patrie.
 
Il estime que les arrondissements sont mis devant le fait accompli, malgré le fait que M. Coderre laisse entendre qu'il a une approche de collaboration.

 

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