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Le décor est tombé

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L’élection du 7 avril n’a pas encore révélé toutes ses surprises et tous ses secrets. À 48 heures du vote, bien malin est celui qui pourrait nous dire ce qu’il arrivera une fois toutes les urnes dépouillées. Dans tous les scénarios, on se souviendra de cette étrange campagne comme étant la plus dure de l’histoire du Québec aux yeux des observateurs.

L’élection du 7 avril n’a pas encore révélé toutes ses surprises et tous ses secrets. À 48 heures du vote, bien malin est celui qui pourrait nous dire ce qu’il arrivera une fois toutes les urnes dépouillées. Dans tous les scénarios, on se souviendra de cette étrange campagne comme étant la plus dure de l’histoire du Québec aux yeux des observateurs.

C’est vrai qu’elle a été «boueuse» par moments. Vrai aussi qu’elle n’a pas donné lieu à de grands débats d’idées. Il faut toutefois se rappeler la faiblesse des raisons évoquées par la première ministre pour lancer les hostilités. À défaut d’un enjeu crucial qui mobilise la nation, ce fut la campagne des anecdotes et des improvisations. Comme s’il fallait à tout prix se rendre au 7 avril pour gagner, peu importe la façon.

Une histoire cousue de fil blanc

Si le Parti québécois n’obtient pas la majorité ou, pire encore, perd les prochaines élections, on cherchera à comprendre ce qui s’est réellement passé. Est-ce les adversaires qui ont brisé l’élan souhaité? Est-ce le cynisme de la population en général qui a eu raison du projet péquiste? Non, bien sûr. Ni les adversaires ni la population ne porteront sur leurs épaules la responsabilité de la défaite. Mme Marois n’a qu’elle et son équipe à blâmer.

Lorsqu’on utilise des ingrédients aussi explosifs que la souveraineté, l’intégrité et l’identité pour faire campagne, on se doit de manipuler le tout avec soin. Et on ne doit pas louvoyer sur les concepts, au risque de tout perdre, y compris une majorité dans le Québec francophone.

Le risque était bien réel pour la première ministre. Elle a cru que les Québécois suivraient son parti jusqu’à la fin et que l’histoire proposée tiendrait la route. Or, dès les premiers jours, le vent référendaire a soufflé, a brisé les cordages et fait tomber le décor. Dès lors, tout le monde a réalisé ce qu’il en était vraiment: cette élection est un prétexte.

Les enjeux

L’élection est le moment tout désigné pour déterminer les enjeux qui devront mobiliser le prochain gouvernement. À cet effet, je constate que le PLQ et la CAQ ont tous deux priorisé la réduction de la taille de l’État, le contrôle des dépenses et l’allègement réglementaire. Bonne nouvelle.

Je demeure convaincu que le défi du prochain gouvernement est de s’attaquer à ces enjeux rapidement malgré les critiques et les lobbys. Il lui faudra faire le ménage nécessaire et offrir aux créateurs d’emplois le contexte législatif propice et la flexibilité réglementaire requise pour travailler à créer cette nouvelle prospérité. Il ne faut pas opposer la création de la richesse et l’optimisation de nos structures étatiques. Il faut travailler sur la colonne des revenus et des dépenses, avant de penser créer de nouveaux programmes sociaux.

C’est de cette façon que le Québec sera riche et en contrôle pour faire face à l’avenir. C’était mon engagement politique en 2007. Il m’apparaît donc urgent de s’y attarder.

Vivement le 8 avril 2014.

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