/investigations/techno
Navigation
Le bordel informatique

Le fédéral n’est pas prêt non plus au bogue du 8 avril

Coup d'oeil sur cet article

Comme le Québec, le gouvernement fédéral s’est mal préparé à affronter la fin du support de la version XP de Microsoft, qui frappera le monde de l’informatique le 8 avril.

Comme le Québec, le gouvernement fédéral s’est mal préparé à affronter la fin du support de la version XP de Microsoft, qui frappera le monde de l’informatique le 8 avril.

La semaine prochaine, plus de 125 000 ordinateurs utiliseront toujours la version XP, soit 25 % du parc informatique de la fonction publique canadienne. C’est ce que nous a confirmé le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

Le Canada se donne une autre année pour faire la migration et devra combler son retard, comme Québec, en négociant une garantie prolongée onéreuse avec Microsoft pour assurer la sécurité de ses systèmes qui deviendront à risque d’intrusion. Les coûts ne sont pas encore connus, nous a répondu la porte-parole Kelly James.

Les ministères qui ont encore la version XP doivent même «établir des programmes d’atténuation des risques à l’interne».

Hackeurs

Gartner, le plus grand institut de recherche en informatique, conclut que les organisations qui gardent la version XP seront vulnérables aux cyberattaques, que l’ordinateur soit branché à internet ou non.

La nouvelle version, Windows 8, est six fois moins vulnérable aux infections que XP, selon Microsoft.

Spécialiste en sécurité informatique, Christophe Reverd, de Vitrine Technologie Éducation, juge que les risques sont nombreux. «Un bon antivirus peut en partie détecter les intrusions, mais des brèches pourraient survenir», explique-t-il, suggérant aux organisations de «gérer leurs machines obsolètes en les isolant du reste des infrastructures».

«C’est comme retour vers le futur. On demande aux utilisateurs, en 2014, d’utiliser des systèmes qui datent de 2001. Ces plateformes ne peuvent pas offrir les technologies d’aujourd’hui (...). Il va falloir lâcher prise», opine-t-il.

Le spécialiste en technologie Alain McKenna parle d’un «laxisme».

«Ça fait deux ans que Microsoft avertit ses grands clients pour faire la transition. Le gouvernement est à blâmer (...) À long terme, on se tire une balle dans le pied. Le gouvernement veut prendre un virage informatique, mais utilise des outils qui date de 13 ans, ça sonne mal, ça ne marche pas», dit-il.

 
Commentaires