/misc
Navigation

La campagne qui se cherchait une raison...

Coup d'oeil sur cet article

Il est difficile de faire le bilan d’une campagne électorale qui aura été chaotique autant sur les sujets abordés que sur le ton.  Un ton acerbe et agressif qui aura certainement empirer le scepticisme qui semble habiter les électeurs depuis quelques années.  Ça ressemblait plus à une partie de paintball qu’à une élection pour choisir un gouvernement.

Au niveau des idées, la campagne n’aura été guère plus claire.  On a parlé de souveraineté, de PKP, d’intégrité, de l’ami de l’un, du mari de l’autre, de l’UPAC, de la Charte et certaines fois, pas assez nombreuses, d’économie, d’éducation et de santé. À ce niveau, mention honorable à Françoise David, qui a passé la campagne à parler des idées « solidaires ».   Qu’on soit d’accord ou pas avec elle, tous les partis devraient s’inspirer de sa façon de faire de la politique.

Ma principale question à la fin de cette campagne est de comprendre pourquoi?  Pourquoi nous n’avons pas eu une élection sur des enjeux qui affectent l’avenir du Québec? Pourquoi nous n’avons pas senti de volonté de changement, ou entendu de discours inspirant? Et pourquoi une majorité de québécois ont l’air de voter par défaut? Pourquoi il n’y pas de « ballot question » claire demain? Je pense que la raison est simple.  Il n’y avait aucune raison claire de déclencher une élection et nous avons passé la campagne complète à essayer d’en trouver une.  Bien entendu, chaque parti à essayer de nous donner sa raison pour être élu mais aucune de ces raisons ne s’est vraiment imposée.

Lorsque vous vous adresser au public sur n’importe quel sujet, la chose la plus importante est de savoir ce que vous voulez leur dire.  À partir de là, vous êtes capable d’établir les messages clés, les arguments et les stratégies qui vous permettront d’intéresser les gens et de les convaincre.  Il semble bien que cette façon de faire n’a pas été utilisée par les 3 partis majoritaires.

Quelque soit le Premier ministre qui sera élu demain, il aura une responsabilité importante : Combattre le scepticisme en faisant confiance à l’intelligence des citoyens !! Des élections à date fixe, plus de transparence,  moins de sensationnalisme, plus d’inspiration, moins de démolition et une communication avec les citoyens qui prenne en considération leurs véritables besoins.  Voici des éléments qui, d’après moi, devront être mis de l’avant de façon urgente par nos dirigeants.  La santé de notre démocratie à court, moyen et long terme en dépend!

Victor Henriquez est associé - relations publiques et gouvernementales chez Flanagan Relations publiques, . Pour la durée de la campagne électorale, il analysera en compagnie de Steve Flanagan sur le blogue électoral du Journal les grands enjeux de la campagne en cours.

13 commentaire(s)

Nicole Bourget dit :
6 avril 2014 à 14 h 27 min

C'est une campagne sur UN enjeu qui affecte la qualité de vie des citoyens depuis de trop nombreuses années, qui affecte aussi l'état des finances de la province et par le fait même celles des travailleurs surtaxés. En conséquence, encore cette élection ci, la question de l'isoloir est, est-ce que je veux un autre référendum ?

Michel Bro dit :
6 avril 2014 à 14 h 55 min

Le PQ nous enferme malgré nous dans le bipartisme... Cette élection a été déclenchée par un parti qui se cherche une majorité pour mettre en pratique l'article numéro UN de son programme, i.e faire la souveraineté! Toutes les entourloupettes, les astuces, les non-dits n'ont qu'un but: Obtenir la majorité pour mettre la machine référendaire en marche. En étant majoritaire, le soit-disant ``Livre Blanc`` n'est qu'un leurre...un attrape-nigaud...une façon hypocrite de nommer la ``propagande souverainiste``. Le PQ contrôlera tous les leviers d'influence du bon peuple pour l'amener ``à être prêt à dire oui!`` La seule façon de sortir de ce bipartisme, c'est de faire subir au PQ le même sort qu'on a reservé au Bloc Québécois...

Raymond Lafrance dit :
6 avril 2014 à 16 h 39 min

Regardez les nouvelles ce soir à la télévision, c'est une vague arc-en-ciel demain, oubliez les sondages ça remontaient au début de la semaine. Le parti libéral est un parti de pouvoir, cette année ils passeront leur tour et ils en sont conscients. Imaginez hier il n'y avait même pas l'ombre d'un rassemblement à deux jours du vote du jamais vu, M.Couillard se contentait de faire la tournée des locaux électoraux avec à peu près personne.La CAQ c'était le gros party dans un hôtel de la rive-sud. Le PQ et le PLQ ils sont restés en hiver.De toute façon avec la reprise de la commission Charbonneau ils sont mieux de se faire plus que discret.

D.Laprade dit :
6 avril 2014 à 16 h 45 min

@ Michel Bro, d'accord avec vous sur toute la ligne. Advenant une victoire du PQ la valse recommence Ottawa à fait ceci, Ottawa à fait cela, ( comme le cancre à Marceau qui osait se plaindre sur la péréquation après le dernier budget fédéral ) même avant qu'ils n'ouvrent la bouche le fédéral est supposément contre les valeurs du Québec( selon les séparatistes mais en réalité ils sont contre les valeurs du PQ et QS seulement) comme s'ils se levaient le matin en disant : '' Bon! comment allons-nous faire c.... le Québec ce matin?'' Come on,on a vu neigé! Le fameux livre blanc sera écrit en se servant dans le plat de nos impôts et taxes non merci ils l'écriront dans l'opposition.

louise turcotte dit :
6 avril 2014 à 16 h 55 min

Pourquoi parler de leurre. Nous savons tous, depuis longtemps, que c'est un parti souverainiste et dont plusieurs militants sont émotifs. Mais Mme Marois a su, selon moi, freiner ces ardeurs et faire comprendre à ceux-ci de calmer leur enthousiasme et de s'attacher à la dure tâche de bâtir un Québec solide socialement, culturellement et économiquement avant même de pouvoir parler d'indépendance. A tous ceux qui entrent dans son parti, elle leur demande d'accepter ce fait car elle sait qu' un enfant ( ou un projet) deviendra autonome par lui-même quand il aura acquis tout ce qu'il lui permettra de le devenir. Dans les 18 derniers mois, elle n'a jamais parlé de cet enjeu; ce sont ses adversaires, qui l'ont forcé à déclencher des élections.

Pour une fois, nous avons à la tête du Québec la personne la plus compétente( Mme David y gagnerait à gravir les échelons de ce dur métier que Mme Marois a patiemment appris) pour nous gouverner nous gouverner.

Est-ce si difficile d'être fier, d'encourager et, pour un fois seconder une femme si formidable de son vécue.

D.Laprade dit :
6 avril 2014 à 17 h 44 min

Le fait qu'elle est une femme n'a absolument rien à voir avec le choix des électeurs. Le problème c'est qu'elle parle des deux côtés de la bouche ex. le matin elle d'écrit les baissent d'impôts des autres partis car non réalisable et l'après-midi elle en annonce elle-même. Son métier qu'elle a patiemment appris ,WOW! en éducation quelle merde comme résultat ! aux finances bon coup elle a doublé la pension(de la caisse de dépôt) de son mari indexée en plus et 100% transferrable à elle s'il meurt avant, ses tolilettes à 800,000$ ces terrains agricoles changés en terrain résidentielle un profit de plusieurs millions et j'en passe en voulez-vous d'autres ?Très patiente et formidable la madame!merci je passe.

Denis Mercier dit :
6 avril 2014 à 18 h 23 min

"une communication avec les citoyens qui prenne en considération leurs véritables besoins"

Exact ! On a pas respecté les citoyens du Québec d'une manière tout à fait éhontée. En soi, cela justifierait une enquête pour savoir ce qui s'est passé au juste. C'est presque pas croyable cet appel à la haine presque journalière de la part de certains journalistes. Il ne faut pas laisser ça là, il faut que expliquer au citoyen le comment du pourquoi...

Les journalistes comme n'importe quel autre profession devraient avoir des règles d'éthique, j'ai l'impression que certains media se sont affranchis de toutes les règles en la matière.

Denis Beaulé dit :
6 avril 2014 à 21 h 46 min

« Nos valeurs définissent ce que nous sommes», qu'il disait, le 'monsieur', en septembre dernier. Qui, ça, «nous»? Est-ce un nous - tous? Ou ne renverrait-on pas là plutôt à qui nous fûmes, à qui l'on a été, jadis, [les seuls] Canadiens-français... [i.e. «les trois cinquièmes de ce que "nous" sommes» du tristement historique 30 octobre 1995] ?

Voilà bien ce qu'il y a d'affligeant avec la politique aujourd'hui : contrairement à il y a un demi-siècle, elle ne progresse ni n'incite à progresser, elle régresse ou invite à régresser.

SI PK avait bien voulu récidiver avec son pays, sûr, je votais PQ. Parce qu'impressionné par l'authentique. Il ne l'a pas fait. Je vais voter néanmoins pour la candidate locale de ce parti. Pour la même raison. Parce qu'ELLE aura été honnête et véridique, à la fin. Tellement rare et sympathique la vérité en politique!... (C'est elle qui a finalement eu la franchise de [faire] reconnaître qu'on en congédierait du monde à cause de la 'Charte' péquiste).

Bref, d'aucuns ont trouvé hautain ou présomptueux le slogan de QS ('je vote avec ma tête'). On constate maintenant qu'il ne l'était pas. Car chez les autres partis, on a demandé de voter PPP. C'est-à-dire, pour sa/ses Poche(s) seulement d'après l'un; par Peur selon l'autre; ou suivant des Pulsions si l'on voulait répondre positivement («positivement!»?) à l'appel du gouvernement sortant (qui sera vraisemblablement 'sorti' imminemment en bonne partie justement pour cette raison même).

Ginette dit :
6 avril 2014 à 22 h 52 min

Tous les sujets ont été abordés par les partis mais les médias ont choisi de montrer le sensationnel, le plus sale et le plus partisan. C'est plus vendeur et c'est meilleur pour le cash.

Nelson dit :
6 avril 2014 à 23 h 08 min

La seule vérité est que le PQ se braqué, se campé, se fixé à garder le seul détail de la Charte qu'empêche l'approuver par unanimité. Celui d'interdire aux employés de l'État de porter signes religieux visibles.

Le PQ n'ai pas voulu d'entente, parce que à vu que se braquer sur ce détail mineur faisait monter leurs appuis dans l'électorat francophone, dehors Montréal surtout.

Dans un moment donné le PQ s'est vu en avance dans les sondages, et à la place de chercher une entente facile avec la CAQ concernant le 90% d'accord sur la Charte qui partagent, et sur le budget, ET RESTER AU POUVOIR, le PQ à préféré tenter aller chercher un mandat majoritaire.

Depuis le début de la campagne, la peur de la souveraineté (alimenté par PKP) et la rigidité du PQ concernant un aspect mineur de la Charte qu'implique congédier des gens pour porter signes en honneur au même dieu que les québécois, ONT MIS LE PQ EN EAUX TROUBLES.

Le PQ aurait pu constater et s'ajouter à la réalité--en voyant les sondages-- que ces deux erreurs majeurs, flou référendaire et menaces de congédier des croyants, rendaient son option au pouvoir impossible.

Le PQ à préféré maintenir le flou et sur un possible référendum et sur des congédiements pour des raisons religieuses.

Le PQ perdra donc les élections volontairement, stupidement.

André Beaudoin dit :
7 avril 2014 à 6 h 38 min

En primeur (Le discours de la défaite)

Mme de la Marois (de petits essuie-glace sur ses lunettes, ce soir-là)

Ne pleurez pas mes amis, vous qui êtes venus par dizaines, ce soir, au Centre Molson, me dire un dernier au revoir et me voir patiner une dernière fois. Moi, je retourne à ma casserole. Elle est très bosselée, car M. Pédaleau a frappé dessus à coups de poings, mais je ne suis pas en peine pour m’en acheter une autre. Demain, si le vent m’est enfin favorable, je retourne sur mes terres, dans Charlevoix, au beau pays de Rosanna, elle aussi une femme de caractère mais, tout comme moi et Mme Bertrand, une femme visiblement dépassée par son époque. Je retourne donc au pays de Ti-Coune. Malheureusement, cette fois-ci, nous nous sommes retrouvés avec beaucoup trop de Ti-Coune dans notre équipe. Consolez-vous, mes amis : comme le disait un soir René Lévesque : «Jamais les Québécois n’auraient pu penser qu’ils pouvaient être aussi fiers d’eux que ce soir.» (ou quelque chose du genre). Enfin, peu importe, nous prenons la porte. Mais cette porte, elle reste encore ouverte grâce à la relève. Cette relève, elle viendra sans doute de notre petit rejeton Québec Solitaire, mais un peu moins solitaire ce soir. Je veux remercier tous les bénévoles de notre Parti politique avant que nous soyons définitivement partis. Au cours des années, vous avez cru à notre cause et à cause que vous ne retrouviez plus suffisamment notre cause première dans nos discours, vous avez progressivement délaissé notre cause, particulièrement à cause de M. Pédaleau. Et de notre metteur en scène, de l’Union des artistes, M. Yves Desgagnés. En passant, je me demande bien ce qu’il nous a fait gagner au cours de cette campagne. Je veux également féliciter nos députés qui ont été réélus, ainsi que les «dépités ou ex-dépités qui ont eu moins de chances, notamment Mme Lynda Goupil, dans Bellechasse. On m’a informé il y a quelques minutes qu’elle songe à retourner au droit... et c’est...

André Beaudoin dit :
7 avril 2014 à 6 h 40 min

Ce qu’ils vont dire ce soir.

Bernard de Rhum ( entre deux verres d’eau) (8 h05) : Radio-Canada prévoit que si la tendance se maintient, le prochain gouvernement... Un instant, un instant, on me dit que Phillipe Couillard s’apprête à prendre la parole. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Phillipe Couillard : Vive le Québec! Vive le Québec enfin libre! Soyez assurés que j’aurai à cœur l’intérêt des Québécois. Et vous pouvez compter sur Mme Hélène David, fille d’un grand chirurgien, et sœur de l’autre, pour m’appuyer. François Legault : Si je vous ai bien compris : Vous m’avez dit à la prochaine, bande de sans c.... Françoise David : Je viens de m’entretenir tout à l’heure avec ma sœur et nous nous sommes entendues sur un point : le poing de M. Pédaleau nous a été à toutes les deux favorable. Gilles Duceppe : Pour la deuxième fois en quelques années, j’ai un méchant mal de block et puis mon père aurait été un bien meilleur metteur en scène que ce Desgagnés. Trudeau jr : J’ai assez dit de sottises depuis quelque temps. C’est pourquoi je n’ai aucun commentaire ce soir. Mais Just watch me, pour ma prochaine niaiserie. L’Union des artistes du Québec : Quelle mauvaise comédie électorale et quel drame pour nos contrats de la fête de la Saint-Jean. Maire de Montréal : Quelle dangereuse division évitée pour ma ville. J’en avais assez vu à Sarajevo. Jean-François Risée : J’espère que le grand intellectuel que je suis ne sera pas la risée publique. Jeannette Bertrand : Je voulais pourtant me rendre utile. Pierre Karl en Pédaleau : Ça ne m’empêchera pas de dormir sur mes deux poings. Thomas Mulcair : Je serai très avantagé de porter la barbe d’ici la prochaine élection fédérale. Le jeune Léo Bureau-Blouin : Moi, ça ne m’a pas avantagé cette fois-ci. Dommage, j’avais un si beau bureau. Je crains bien de retourner à la rue. Mais je ne serai pas seul. Nous serons au moins...

trestannee dit :
7 avril 2014 à 10 h 20 min

Très bon article!