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Le Hells Charlebois était sobre au moment de son suicide

FD-MORT-SAINTE-ANNE-SOREL
Photo d’archives C’est dans un chalet de l’Îlette-au-Pé, à Sainte-Anne-de-Sorel, que René «Balloune» Charlebois s’est donné la mort avec un revolver.

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Le Hells Angel René Charlebois n’avait ni bu, ni consommé de drogue ou de médicament, avant de s’enlever la vie, au cours d’une opération policière, en septembre 2013.

Le Hells Angel René Charlebois n’avait ni bu, ni consommé de drogue ou de médicament, avant de s’enlever la vie, au cours d’une opération policière, en septembre 2013.

Rendu public hier, le rapport du coroner Michel Massé laisse entendre que Charlebois aurait tiré un projectile en direction des policiers venus l’arrêter, avant de finalement retourner l’arme contre lui.

René Charlebois est ce motard qui a très rapidement gravi les échelons de l’organisation des Hells Angels, au cœur de la guerre des motards. Devenu membre en règle du chapitre élite Nomads, il a été condamné en 2003 pour meurtre.

En septembre dernier, 12 jours après son évasion du pénitencier Montée Saint-François, à Laval, les policiers de la Sûreté du Québec l’ont localisé dans un chalet de l’Îlette-au-Pé, à Sainte-Anne-de-Sorel.

En pleine nuit, un peu après minuit, le 24 septembre, les enquêteurs accompagnés des membres du groupe tactique d’intervention (GTI) se sont présentés sur place discrètement pour procéder à son arrestation.

Les policiers ont d’abord enfoncé la porte à l’aide d’un bélier, pour ensuite lancer une grenade assourdissante sur le balcon, apprend-on dans le rapport. Ce type d’équipement est souvent utilisé pour désorienter et surprendre le sujet.

Coups de feu

Peu après, un coup de feu provenant de l’intérieur a été entendu. Le projectile retrouvé dans l’encadrement du balcon laisse croire qu’il a tiré en direction des policiers ou de la grenade.

Les policiers ont alors lancé une seconde grenade assourdissante et ont entendu un second coup de feu provenant de l’intérieur. Cette fois, Charlebois s’était enlevé la vie à l’aide d’un revolver 357 Magnum Smith & Wesson retrouvé près de lui.

«Il est prêt à tout pour ne pas retourner en prison», écrit le coroner.

Charlebois gisait dans la chambre, couché sur le dos, en travers du lit. Dans l’arme à feu, quatre des six douilles étaient toujours pleines. Deux projectiles avaient été tirés. Tous deux l’ont été par le revolver retrouvé près de Charlebois.

Pas de lutte

Selon le rapport, le chalet où il a trouvé la mort ne présentait aucune trace de lutte. Aucune lettre n’a été trouvée sur place.

Le coroner Massé conclut bel et bien à un suicide.

Peu après son décès, René Charlebois a causé la commotion: des enregistrements le mettant en cause avec le policier-vedette Benoit Roberge ont été transmis à la police, provoquant la chute de l’enquêteur.

Benoit Roberge a coupé court au processus judiciaire et plaidé coupable tout récemment aux accusations portées contre lui. La semaine dernière, il a écopé de huit ans de pénitencier.

– Avec la collaboration d’Éric Thibault.

 

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